lundi 03 mars
Il est de retour
Il est de retour le Barth. Il arrive en avril avec un nouvel album pour faire suite au très beau Under the trampoline. Deux ans,il
a pris le temps. Il a bien raison. Sur son myspace on peut écouter quelques extraits de ce que sera Cuchillo... un disque que Lee Hazlewood aurait pu faire sien... tant les pop songs sont alléchantes...
Barth semble toujours s'amuser et nous amuser avec des pop songs pas sérieuses. C'est originalement écrit et produit et il y a une belle légèreté !
Mescaleros
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mardi 26 février
Sébastien Tellier – Sexuality
Musicien hors pair, sideman très drôle, ours imprévisible, compositeur foutraque et multidirectionnel… Sébastien Tellier
c’est tout cela, et sans doute bien plus encore. Son précédent “album”, Sessions, une dispensable compilations de ses titres pianotés, n’était qu’une mise en bouche avant le véritable successeur de Politics (“La Ritournelle”, ad lib…). Avec ce Sexuality, produit sous le casque intégral de Homem-Christo des Daft Punk, le barbu mirifique nous entraîne dans un ballet de synthés moites + basse/percus rondes comme une fesse, et c’est peu de dire que la première écoute s’est révélée décevante et assez troublante. On s’imaginerait volontiers en quelque bar de nuit plutôt chicos, abordant enfin cette fille diaphane et rêvée tel un Menez/Rochefort : “Euh, bonsoir mam’zelle, je vous offre un drrrrinkkk ?” Et puis, comment dire… “on s’y fait”, au point de le mettre encore et encore. Et c’est là, dans la redondance, que surgit l’immense talent de Tellier : la fraîcheur, la créativité et cette aisance déconcertante qui renvoie nombre de ses contemporains à l’étiquette de “besogneux”.
Enfin, les pépites, avec au cœur de l’album ce Sexual Sportswear (ci-jointe une vidéo tellement ringarde qu’elle en devient hilarante– Tellier/Crazy Horse même combat ?) , long instrumental qui sonne comme l’alchimie sidérante entre “La Ritournelle” et les synthés de Jarre, période Oxygène… Et en finale, deux superbes derniers titres chantés, mélodiques en diable, dont le sublime et entêtant L’Amour et la violence.
“Je peux te d’mander un truc ?
– Ouaip, quoi ?
– A quoi t’es lié ?
– A l’amour.”
Martin Terrier
A regarder
lundi 25 février
American cover
Lors d’une plongée nostalgique et sixties, on a réécouté les très chrétiens Byrds première période (Y eut-il jamais de plus
beaux chœurs que chez ceux-là ?) avec leurs reprises de Dylan (Mr. Tambourine Man, The Times They Are A-Changin’…) et leurs compos intemporelles (Turn! Turn! Turn!). Et puis ce morceau, atypique chez eux, mais mètre-étalon des années psychédéliques : Eight Miles High. A l’entame, la guitare tricote ses harmoniques hindouïsantes et puis tout le monde s’emballe et avance, comme d’autres morceaux (I Can See for Miles des Who, Helter Skelter des Fab Four,…) qui filent tout droit sans qu’on sache bien vers où.
Vingt ans plus tard, le trio thermonucléaire de Minneapolis, Hüsker Dü, se réappropriait la chanson en cavalcade effrénée avec les potards de l’ampli à 11 (comme d’hab avec Bob Mould). Leur version est une pleine réussite et sonne comme un hommage aux Byrds, dont le morceau sera ainsi passé sans prendre une ride du folk-psychédélique à un punk metal précurseur des années grunge.
Martin Terrier
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vendredi 22 février
Eternels amis
Les Hot Chip sont les éternels amis de Blog Up. Je les aime parce qu'ils font une musique inventive et puis ils sont
sympathiques !
Non seulement ils sont sympathiques mais ils ont une écriture musicale construite avec une oreille hyper intéressante. De l'électro digéré pour en faire de belle mélodie ou des beats différents. Lors du dernier concert des Hot Chips à la Maroquinerie le set nous avait déjà montré la direction musicale de ce que deviendra ce nouvel album "Made in the dark"
Quand j'écoute cet album je pense à Fred Chichin et je me dis qu'il aurait dû se rencontrer...
J'aime ce disque pour cette écriture originale. Une fraîcheur, une joie voilà ce qu'offre Made in the dark. Il suffit de l'écouter il devient votre disque. Délicieusement dance en délicatesse, furieusement novateur ! Hot Chip écrit le son de 2008 et (peut être... je m'emporte toujours !) de demain !
Mescaleros
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mercredi 13 février
Tout le monde le fait
Tout le monde le fait. Personne ne s’en vante. Sifloter les airs de Claude François n’est pas une fantaisie avouable. Chanter
à tue tête ses chansons encore moins. Et pourtant, ils ont osé. Jeanne Cherhal, Alexis HK, Aldebert, Adrienne Pauly et la Grande Sophie prêtent leur voix à un album de reprises « Claude François, Autrement dit ». Certains interprètes semblent hésiter comme Vincent Baguian (qui ????) et flirtent parfois avec la parodie. D’autres livrent une véritable interprétation. Il y a aussi le plaisir de retrouver Alain Chamfort dans un registre moins festif-path-d’ef. Autre plaisir, guetter les tubes comme le quasi hymne national : « quand le matin », qui se refait une jeunesse avec As Dragon. Elli Mederiros s’attaque elle à un gros morceau : comme d’habitude. Comment interpréter le titre aux milliards de versions ? Elli Medeiros a choisi. Elle sussure courageusement sur les violons. Le hic avec Cloclo reste les paroles. Tous ces artistes ont fait un effort, tous ont travaillé mais est-ce suffisant pour se mettre entre les oreilles les mots de Claude François ? Peut-être, pour sourire.
PS. La légende Claude François en prend un coup dans « aujourd’hui en France » daté du 13 février. Nicoletta se souvient de ses tournées en première partie des têtes d’affiche de l’époque. Elle affirme que Claude François « ne pensait qu’à sa gueule d’artiste. Il te coupait tes lumières, t’enlevait la sono… ». Si tu ne sais pas qui est Nicoletta, lecteur de BlogUp cela confirme mon intuition : tu manque de culture avec un grand C. Heureusement que Blog Up t’informe. Nicoletta, interprète du tube planètaire « mamy Blue » ou « il est mort le soleil » faisait vibrer tes parents au temps des yéyés.
La pige
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lundi 11 février
The Do fait ses gammes
Aïe, aïe, aïe… comment s’y coller ? Un buzz énorme avant même la sortie de l’album (A Mouthful), des concerts sold out, le
tout-Paris (Converse, bottes et guêtres, lounge bar) qui se pâme, le couple glamour qui vit sa “bohême” en banlieue, tout ça, tout ça… C’est avec la circonspection d’un vieux croûton qu’on s’est mis à l’écoute de The Do.
Bon, on a assez vite abandonné cette posture du rocker-donneur-de-leçon-qui-a-tout-vu pour tomber sous le charme et la fraîcheur de ce Mouthful qui fait plus que tenir la route : mélodies pop-rock enlevées et gentiment foutraques, générosité (une qualité rare), changements de rythme et de direction en plein milieu d’album… Autant de bonnes choses à modérer sans doute par un trop de morceaux “inutiles”.
Eux deux sont décrits comme très réjouissants sur scène, alors on ira voir dès qu’on pourra. Le refrain est convenu, mais une fois encore on le répétera ici : leur deuxième album sera un vrai “test”, le temps-clé, cela dit sans persiflage ni souhait, pas même inconscient, de les voir se planter… Car ces deux-là ont quelque part les moyens d’aller très loin et de mettre tout le monde d’accord.
Martin Terrier
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vendredi 08 février
Partir en bonne compagnie
Ce disque est grandement beau ! From here to here premier album de Girls in Hawaii nous avait surpris et faisait parti des
disques que l'on garde précieusement dans sa discothèque. Aujourd'hui avec Plan your escape, Girls in Hawaii passe un cap énorme. Ce disque est une extraordinaire belle réalisation. Ce disque est le fruit d'un très beau travail tant en écriture tant en production.
Le rock / pop de Girls in Hawaii quitte définitivement sa Belgique pour se transporter aux States. L'ombre des Pixies, de Granddy n'est pas très loin. Chaque chanson cultive un univers cohérent.
Cet album se présente à nous sans prétention. Un album pas aguicheur qui se déroule naturellement et c'est certainement pour cela que Plan your escape est un album reussi.
Sans hésitation le premier bel album de 2008.
Mescaleros
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mercredi 30 janvier
A déguster
Cela fait longtemps que Blog Up vous invite à découvir Animal Collective. Pour être totalement honnête entrer dans la musique d'Animal Collective peut demander des efforts pour de oreilles non préparées. Le lecteur fidèle de Blog Up qui lit
depuis deux ans régulièrement des billets sur cet étonnant groupe passera ce cap sans problème.
Aujourd'hui Blog Up a envie de s'adresser aux lecteurs de passage. Celui qui ne suit pas au quotiden nos billets.... Si vous vous reconnaissez ce billet est pour vous. Je ne vais pas l'appeler les 100 bonnes raisons d'écouter Animal Collective mais vous dire qu'il se passe quelque chose dans ce laboratoire.
Animal Collective n'est pas un groupe un chanteur, un guitariste, un bassiste, un batteur ! Non ! C'est un collectif qui élabore de la musique comme El Bulli fait de la fusion food. Eux, les Animal Collective font une musique fusionnelle. Ils prennent des éléments, les travaillent voire les maltraitent. C'est hors champ. C'est curieux, gouteux et délicieux. Alors pour le novice, il faut prendre le temps parce qu'il arrive même à l'habitué d'avoir envie de partir. MAIS, chez Animal Collective, il y a quelque chose de magique ! Ils savent vous attraper et vous ramener dans ce qu'ils savent faire de mieux : une musique en dehors de toute reférence et tellement exigeante.
Mescaleros
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mardi 29 janvier
Lightspeed Champion « Falling Off The Lavender Bridge »
Voici un album qui fait l’unanimité : accueil dithyrambique dans toute la presse donc suspicion légitime.
Il y a quelques années, Blog Up n’aurait pas parié un cent sur Dev Hynes. A l’époque, il avait 18 ans et officiait au sein des Test Icicles (oui JM Bigard, toi qui nous lit, il y a un jeu de mots). Pour les avoir vus, Blog Up est prêt à témoigner qu’il
s’agissait d’un des pires concerts de sa vie : un croisement entre Prodigy et Slipknot, en pire !! Le groupe a vite splitté mais Dev Hynes avait lancé une idée. Nos amis les Klaxons l’ont reprise en y injectant l’élément pop qui manquait et bingo !!
Et voilà Dev Hynes, dejà has-been, errant dans l’East End, abandonné de tous, sauf de ses rares amis, les Klaxons, justement, et les Horrors. Mais comme il était considéré comme une légende vivante, l’an dernier, la rumeur autour de son nouveau projet, Lightspeed Champion, a vite enflé. L’ayant vu à la Boule Noire en novembre 2007, Blog Up, qui n’attendait plus rien de ce type, a été plus qu’impressionné par son concert. Et pour cause, il a entendu des vraies chansons, avec des vraies mélodies, chantées avec émotion. Tout le contraire du rock manga des Test Icicles.
« Falling Off The Lavender Bridge » est un très bel album. Tel David Bowie ou Damon Albarn, Dev Hynes s’est totalement ré-inventé et sa musique évoque maintenant un Burt Bacharah country. On y entend du violon et autres instruments mystérieux (mais pas de saxophone, merci seigneur). Accompagnée souvent par la belle voix d’une charmante choriste, un homme de 120 ans chante. Pourtant Dev Hynes n’a que 21 ans mais il vit plus vite que la lumière.
« Falling Off The LAvender Bridge » : un album totalement hors du temps, mais magnifique. Pas du rock, pas de new-rave, juste de la musique pop comme on l’imaginait en 67. De toute beauté.
Alexander Grove
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mardi 15 janvier
Le disque d'un ami
Amours suprêmes est le disque d'un ami : Daniel Darc. L'ami est vivant et cela est important. L'ami fait des disques, écrit
et là c'est l'essentiel ainsi l'ami vit. On veut le voir vivre parce qu'il est touchant l'ami.
Après Crève coeur, Daniel a su prendre le temps pour écrire Amours suprêmes. Un titre très Darc (je vous recommande la lecture de son A love suprême édité à la fin des années 90 par les éditions Derrière la salle de bains).
Le travail en studio avec Frédéric Lo donne un son très différent par rapport au son home-made de Crêve coeur. Il a gagné en énergie mais que ça soit à la maison ou au studio Fréderic Lo a encore une fois écrit une musique subtile. Fréderic Lo travaille comme un peintre tout en touches délicates. Il est de toute évidence rempli d'attention pour accompagner les textes de Daniel.
Justement les textes de Daniel ils sont toujours ceux de cette vie entre vie et mort... parcours de la vie de Daniel. Vie, mort, amour perdu, souffrance. Daniel présente sur son torse un tatouage d'une croix et j'aurai envie de l'entendre dire des mots différents. J'ai peur que Daniel s'enferme dans son écriture avec ce sujet. Et je pense que lui a dû mal à se débarasser de ce fardeau. Daniel, ne t'enferme pas dans cette écriture. Tu ne peux pas toujours être Maurice Ronet du Feu Follet. Frédéric Lo mets en musique tes textes comme s'ils étaient la bande son de ce film de Louis Malle. Le noir et blanc te va bien mais ne t'enferme pas dedans.
Tu es vivant. Tu as rencontré des gens qui t'aiment et un merveilleux Frédéric Lo alors va ! Tu es libre. Libère toi... développe ton écriture.
Tu sais Daniel, on est nombreux avec toi tu peux te jeter on est là et on t'acceuille dans nos bras parce que tu n'es pas le seul garçon sur terre.
Alors Amours Suprêmes ? J'aime par affection mais....
Mescaleros
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