vendredi 18 mai
Une belle joie
Blog Up suit le travail de Laura Veirs depuis l'origine. Blog Up est heureux de découvrir à chaque disque le travail réalisé par
Laura. Saltbreakers, son nouvel album (son band porte le même nom) est un disque d'une belle joie. Les précédents albums de Laura Veirs étaient souvent dans une ambiance dont le nuancier jouait sur les niveaux de gris.
Lors de son concert à la Maroquinerie dans le cadre du Festival les Femmes s'en mélent, Laura me disait qu'elle était heureuse et que cet album lui ressemblait.
Laura a trouvé des musiciens. Les feux Tortured Souls sont devenus Saltbreaker et l'histoire de confiance est encore plus forte...des body guards...assurément. Laura se sent vraiment heureuse. C'est beau à entendre !
Alors évidemment ce nouvel album est beau. Il est fait d'incertitude, d'espoir, de joie... bref comme une vie.
Mescaleros
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lundi 14 mai
Joli mois de mai
Oui joli mois de mai. Ce lundi 14 mai, Blog Up est tou ému. Ce lundi 14 mai est la date de sortie de Gone le cinquième album de Faris Nourallah sur le label Blog Up Musique ! Gone est le premier album de Blog Up Musique à avoir une sortie commerciale en distribution par PIAS pour la France. L'album est également disponible en Belgique, Suisse, Scandinavie, Italie, Portugal et Japon.
Voilà Blog Up a franchi le pas. Pour se faire Blog Up Musique s'est associé au label Kitchen Music. C'est bien connu on est plus fort quand on est deux !
Gone reçoit un accueil presse plutôt encourageant. Il a été élu disque du mois de mai par la revue pop moderne Magic et a reçu le label "Ecouté et approuvé" des Inrocks.
Vincent Théval dans sa chronique dans Magic ouvre son article par cette excellente phrase : "En moins de cinq ans, soit le temps qu'il faut à Radiohead pour ne pas enregistrer de nouvel album, Faris Nourallah a écrit et produit et publié cinq disques truffés de chansons généreuses et originales, imparfaites et bouillonnantes.".
Bien évidemment nous ne ferons pas la chronique de l'album !
Nous sommes heureux qu'enfin ce projet voit le jour. Au passage, je souhaite remercier les gens qui m'ont aidé à le réaliser... ils se reconnaîtront....
Blog Up Musique a d'autres projets pour la fin d'année avec des artistes que vous connaissez bien : Vale Poher, Helluvah, Dufus....
Faris Nourallah renonce à ses droits sur cet album et les reversent à l'ONG KnK qui aide les enfants des rues en Asie. Blog Up Musique reversera l'intégralité des bénéfices à cette ONG. Alors achetez des disques !
Mescaleros
A visiter : son myspace et le site de Knk
mardi 08 mai
Drôles d’oiseaux
La pochette de leur dernier album fait penser à Suzanne Lenglen qui aurait reçu le prix Goncourt, un bandeau rouge annonçant le titre et le nom du groupe venant enserrer une pochette cartonnée ou le jeu de jambes de la joueuse de tennis le dispute à sa plastique de pin up.
« 23 » est conçu sur le même principe que leur album précédent alternant au chant tout au long des 10 morceaux qui le composent tantôt une voix féminine tantôt une voix masculine. « Misery is a Butterfly », l’album précédent sus évoqué constituait un virage dans leur discographie visant à concilier les tentatives expérimentales du début de leur carrière avec une pop plus acidulée et n’était, cela devient évident à l’écoute de « 23 » qu’un coup d’essai.
Voilà un disque qui vous permet de descendre le cours d’un fleuve en une nuit ou de traverser une frontière les yeux fermés ; sans coup férir une invitation au voyage.
Aéré et tendu (on reste aux aguets notamment grâce à la voix de Kazu Makino), dense et pondéré dans sa tonalité musicale, extrêmement bien produit, le dernier album des Blonde Redhead nous propose une série de morceaux essentiels et sensuels. Un album déjà très apprécié.
FBA
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A regarder
mardi 17 avril
Killing everyone
Les Stooges font l’actualité en ce début de printemps : un nouvel album (The Weirdness), une tournée pour le vendre, un DVD à venir (Once a Stooge, always a Stooge), des couvertures de magazines, des articles en veux-tu en voilà, et même un très bon hors série des inrocks avec, une fois n’est pas coutume, un cd attrayant (démos, live, inédits du groupe).
Mais
pourquoi les légendaires Stooges se reforment-ils plus de 30
ans après leur dernier album (Raw power, 1973) ? Pour
l’argent comme tout le monde ? Même pas. Pour le fun, le
simple plaisir de jouer ensemble et prolonger les retrouvailles du
dernier solo d’Iggy (Skull ring, 2003) ? Peut-être. Pour
honorer un contrat qui court depuis belle lurette ? Il paraît,
quitte à détruire le mythe avec un album pourri, un
album de trop.
Bon après tout on n’est pas obligé de l’écouter ce nouveau disque, y a qu’à l’ignorer, réécouter Fun house et attendre que ça passe. Mais ça serait dommage car il n’est pas si mauvais que ça, au contraire, il ressemble un peu à une suite de chansons paillardes survoltées et électrifiées (nos gars n’ont jamais eu l’habitude de faire dans la dentelle), chantées par un vieux crooner des bas-fonds à la voix reconnaissable entre toutes, portées par le gros son des killers de Detroit en pleine forme et aidés par Steve Albini à la production.
Un disque finalement assez réussi même si, évidemment, il n’est pas à la hauteur des trois premiers avec lesquels la comparaison est inévitable. Bien sûr, on pouvait s’y attendre tellement les précédents sont parfaits, font partie de l’histoire du rock et ont influencé des milliers de groupes. Mais si vous aimez les Stooges vous ne regretterez pas votre achat qui contient déjà le classique ‘ My idea of fun’ et rappelle à tous ceux (trop nombreux) qui ont tendance à l’oublier, ce qu’est le rock pur jus.
C’est qu’Iggy le miraculé n’a pas grandi, les frères Asheton plus ronds mais toujours menaçants sont bien là (Ron a repris sa guitare et Scott a toujours une frappe de brute), Mick Watt (ex-Minutemen) tient la basse et le sax de Steve Mackay est également de retour. Une reformation plus qu’honnête donc, même si Dave Alexander, dévoré par les vers depuis longtemps, manque évidemment à l’appel et que James Williamson porte désormais la cravate de cadre plutôt que la guitare pour applaudir le groupe côté salle.
Et pour les concerts, ce n’est pas la peine de nous faire l’article ; on sait l’iguane toujours showman et pas avare de vieux titres du répertoire stoogien. Bref, si vous êtes un fan vous serez heureux de voir (ou de revoir pour les plus anciens) vos vieux potes du Michigan en chair et en os. Profitez-en, ça ne durera pas, car s’il faut encore attendre 34 ans…
Bunganow Bill
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jeudi 12 avril
Beau retour
Il y a des disques qu'on attend... qu'on espère plus de peur d'être déçu ou parce qu'il ne viendra pas. Il y a des albums dont on rêve. On le sait par avance beau parce que l'artiste est cet(te) artiste. Le temps passe on oublie presque cette attente.
Pour Blog Up, il y a ce premier album publié en 1979. C'est en amérique. Le punk est encore là et voilà qu'arrive la voix de Rickie Lee Jones. Un disque hors du temps musical.
Le temps passe.
Un jour lointain arrive The sermon on exposition boulevard [New West - Socadisc], belle pochette tout en collage et il y a un nom celui de Rickie Lee Jones. Urgence d'écoute immédiate et quel bonheur !
Nobody knows my name (c'est une plaisanterie Rickie ?!) est énorme tout en guitare et en voix... un standard évident par son écriture. Deux guitares avec cette voix de Rickie habillent ce titre. Voila Rickie vous a pris et ne vous lâchera pas durant les 13 titres de cet album.
Il y a des titres énormes comme le très gainsbourien Failling up, la ballade Stones Where I like it best, le Tom Waits Tried to be a man ou encore Donkey ride, la pop song à la Tom Petty Circle in the sand. Rickie Lee Jones termine The sermon on exposition boulevard par deux titres au dessus de tout. Le très free vocal Road to Emmaus et le tout en longueur et intime I was there.
Tout est bien beau... un disque plaisir.
Cet album est jubilatoire. Du bonheur !
Et Blog Up imagine une rencontre un peu folle avec Jesse Sykes. Oui il imagine très bien cette rencontre ça serait un grand moment.
Mescaleros
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En concert à la Cigale le 9 mai
vendredi 06 avril
Le retour des soeurs Casady
Le retour des soeurs casady va encore déclencher bien des discussions. Blog Up a écouté The adventures of Ghosthorse and Stillborn [Touch and go / Pias], le nouvel et troisième album de Coco Rosie. Souvenez-vous de l'accueil critique parfois violent réservé au deuxième album...
Sous l'objectif de Pierre et Gilles, Bianca et Sierra Casady nous reviennent. La pochette est plutôt une mise en scène flash back 19ème siècle avec ce jeune soldat et ces robes d'une autre époque.
The adventures of Ghosthorse and Stillborn est de toute évidence une nouvelle étape dans l'oeuvre de Coco Rosie. Les très belles voix de Bianca et Sierra prennent une véritable dimension. Le côté bazar des deux premiers album est moins présent mais le minimalisme des arrangements n'a pas changé. Il semblerait que le travail réalisé sur le projet Metallic Falcons est donné aux soeurs Casady le désir d'évoluer vers de nouveaux espace. On retrouve le caractère mystérieux ou étrange de l'univers Coco Rosie.
L'album s'ouvre avec Rainbowvarriors un titre tout en voix qui fait penser au travail vocal réalisé par Chumbawamba. Comme toujours les voix ont une importance capitale dans les compositions de Coco Rosie.
Blog Up a le sentiment que les soeurs Casady avec ce nouvel se sont libérées de l'univers "trois bouts de ficelle" des deux premiers albums pour nous offrir un album très bien écrit, cohérent à travers ces treize titres.
Blog Up est curieux de voir comment il sera accueilli. Pour Blog Up cet album est un ami !
A écouter : Rainbowvarriors
jeudi 05 avril
Un homme libre
Prendre le temps est important. Prendre le temps et le déguster. Pour un artiste avec le rôle économique qui pèse sur lui est chose difficile voire impossible. Des artistes, avec le temps arrivent à cela. Tant mieux.
Blog Up a l'impression qu'Andrew Bird est arrivé à cela. Il y a deux ans, il était embarqué dans un mouvement idôlatre fort et certainement difficile à vivre.
Andrew Bird doit être un garçon bien puisqu'il a pris le temps d'écrire son nouvel album sans répondre aux sirènes du succés de son précédent album Mysterios Production of Eggs. Andrew Bird est un homme libre... sentiment que Blog Up a à l'écoute de Armchair Apocypha [Fargo]
Armchair Apocypha est le disque d'un musicien en pleine maîtrise de son art. L'écoute de cet album est un grand plaisir. Andrew prend le temps. Ne cherche pas à faire une quelconque demonstration de son art. Non, il nous livre ce qu'il sait faire. C'est simple et touchant.
Andrew a oublié son instrument, le violon, pour faire vivre son écriture. Son écriture est plus libre voire par moment plus intime.
Blog Up apprécie le travail de cet artiste qui continue discrétement à construire une oeuvre dans le temps à l'écart des appels du marché. Andrew Bird est un compagnon à suivre...
Mescaleros
A visiter : son site et le site de Fargo
mardi 27 mars
Belle équipe
Landscape, groupe à géométrie variable, est un groupe qui divise. Il y a les pour et les contre. Blog Up est plutôt du côté des premiers. Landscape vient de publier un second album, With a little help of my friends [Landscape / Differ-ant] de grande
beauté. Le titre de l’album illustre parfaitement le concept de groupe à géométrie varialble. A la base Landscape est le projet de Guillaume de Chirac. Pour s’accompagner et faire évoluer son projet, il a eu l’excellente idée de faire appel à d’autres musiciens. Ils viennent tous apporter une couleur, une touche musicale qui enrichie la musique de Landscape. Cela donne, cet album particulier et attachant. Particulier, parce qu’il s'en dégage une douceur rare qui vous berce (parole de Blog Up qui s’y connaît en berceuse) où vous conduit dans un univers ouaté. Il y a quelque chose de féerique dans la musique de Landscape.
Attachant, parce que With a little help of my friends est un album d’une qualité rare. Les compositions et arrangements sont parfaits. L’écriture est d’une parfaite maîtrise.
Sur With a little help of my friends vous retrouverez des artistes comme Syd Matters, Arman Méliès, Nicolas Leroux (Overhead) et Benoît Guivarch (Carp).
Voilà Blog Up aime ce disque et vous le recommande. Il devrait ravir les adeptes de Radiohead, Sigur Ros ou encore Mogwai.
Mescaleros
À visiter : le myspace
mardi 20 mars
Kaiser Chiefs « Yours truly, angry mob »
L’année 2005 avait été illuminée par le premier album des Kaiser Chiefs. Chef d’œuvre Britpop qui ridiculisait les efforts post-1995 de Blur et d’Oasis. Leur image de clowns et leurs concerts mémorables plaçaient les Kaisers au sommet.
Deux ans plus tard, voic le nouvel album des Kaiser Chiefs « Yours truly, angry mob » toujours produit par Stephen Street (The Smiths, Blur). Toujours Britpop donc. Sauf que… les Kaiser Chiefs ne veulent plus être considérés comme des rigolos. Et Blog Up sent bien que cet objectif a été néfaste.
Tous les ingrédients sont là : mélodies, arrangements, etc … mais tout est trop clean et surtout sans le grain de folie qui transformait leur pop songs en hymnes à reprendre en chœur.
Nous voilà donc avec un album plus qu’agréable mais sans vrais hits, exceptés « Ruby » et quelques autres. Un album que Blog Up écoute très souvent, et avec plaisir, mais, paradoxalement, sans vraie conviction. Un album de pro. Attendait-on cela des Kaiser Chiefs ?
Alexander Grove
A regarder
jeudi 08 mars
De la bière et du gras-double à discrétion
Blog Up vous avait donné rendez-vous pour évoquer la suite des aventures de Grinderman dès la sortie de leur disque, alors, choses promises choses dues, nous y voilà.
Car ça y est, fini les crooneries pour vieilles dames, Nick
Cave le dandy austral et sa bande de musicos qui ressemblent plus à
des repris de justice en phase de réinsertion qu’à un
boys band imberbe et prépubère en attente de muance,
sont bel et bien de retour avec un album sans titre. Une absence qui
donne le ton du disque ; pas de fioriture, de superflu ou de
tape à l’oeil, rien de beau au contraire, que de
l’essentiel, du rock brut de décoffrage bien grassouillet
emballé dans une couverture façon vinyle plutôt
repoussante avec à cette espèce de macaque verdâtre
qui a l’air de vouloir nous dire quelque chose. Ou alors nous
prévenir, mais de quoi ? De la sauvagerie qui vous
surprendra en écoutant cet album de gueux à
l’hygiène douteuse ? Peut-être bien.
Car si le mois dernier vous espériez une année plutôt dance en découvrant les gentils Klaxons, qui vous ont plu mais que vous n’écoutez déjà plus, si ? non ? bon, peu importe, en tous cas, maintenant vous pouvez laisser tomber vos tee-shirts fluo, vos sacs à capuche et la new-rave annoncée car, comme l’a dit autrefois un papy philosophe à tête de mort (Lemmy ou Iggy, ou un autre on s’en fiche d’ailleurs car on ne sait plus trop aujourd’hui qui dit quoi) : « Tout ce qui est new-quelque-chose, c’est de la merde » ! Ouais, bien fait pour eux ! Et là, avec Grinderman, c’est pas du neuf, plutôt un retour au rock comme on l’aime, bruyant et grossier, puissant et énergique, plein de guitares cradingues et où c’est sûr la bière tiédasse coule à flot car, même dans les moments plus calmes, ça reste viril.
Alors laissez-vous pousser la barbe, troquez vos baskets tendances contre une veille paire de bottes pourraves et écoutez, en boucle, ce disque à fond la caisse. Blog Up vous le garantit, ça fait du bien par où ça passe !
Bunganow Bill
A regarder :
le clip
