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mardi 17 avril

Killing everyone

Les Stooges font l’actualité en ce début de printemps : un nouvel album (The Weirdness), une tournée pour le vendre, un DVD à venir (Once a Stooge, always a Stooge), des couvertures de magazines, des articles en veux-tu en voilà, et même un très bon hors série des inrocks avec, une fois n’est pas coutume, un cd attrayant (démos, live, inédits du groupe).

Sans_titre_1Mais pourquoi les légendaires Stooges se reforment-ils plus de 30 ans après leur dernier album (Raw power, 1973) ? Pour l’argent comme tout le monde ? Même pas. Pour le fun, le simple plaisir de jouer ensemble et prolonger les retrouvailles du dernier solo d’Iggy (Skull ring, 2003) ? Peut-être. Pour honorer un contrat qui court depuis belle lurette ? Il paraît, quitte à détruire le mythe avec un album pourri, un album de trop.

Bon après tout on n’est pas obligé de l’écouter ce nouveau disque, y a qu’à l’ignorer, réécouter Fun house et attendre que ça passe. Mais ça serait dommage car il n’est pas si mauvais que ça, au contraire, il ressemble un peu à une suite de chansons paillardes survoltées et électrifiées (nos gars n’ont jamais eu l’habitude de faire dans la dentelle), chantées par un vieux crooner des bas-fonds à la voix reconnaissable entre toutes, portées par le gros son des killers de Detroit en pleine forme et aidés par Steve Albini à la production.

Un disque finalement assez réussi même si, évidemment, il n’est pas à la hauteur des trois premiers avec lesquels la comparaison est inévitable. Bien sûr, on pouvait s’y attendre tellement les précédents sont parfaits, font partie de l’histoire du rock et ont influencé des milliers de groupes. Mais si vous aimez les Stooges vous ne regretterez pas votre achat qui contient déjà le classique ‘ My idea of fun’ et rappelle à tous ceux (trop nombreux) qui ont tendance à l’oublier, ce qu’est le rock pur jus.

C’est qu’Iggy le miraculé n’a pas grandi, les frères Asheton plus ronds mais toujours menaçants sont bien là (Ron a repris sa guitare et Scott a toujours une frappe de brute), Mick Watt (ex-Minutemen) tient la basse et le sax de Steve Mackay est également de retour. Une reformation plus qu’honnête donc, même si Dave Alexander, dévoré par les vers depuis longtemps, manque évidemment à l’appel et que James Williamson porte désormais la cravate de cadre plutôt que la guitare pour applaudir le groupe côté salle.

Et pour les concerts, ce n’est pas la peine de nous faire l’article ; on sait l’iguane toujours showman et pas avare de vieux titres du répertoire stoogien. Bref, si vous êtes un fan vous serez heureux de voir (ou de revoir pour les plus anciens) vos vieux potes du Michigan en chair et en os. Profitez-en, ça ne durera pas, car s’il faut encore attendre 34 ans…

Bunganow Bill

A visiter : le myspace

Posté par blogup à 10:30 - A écouter - Commentaires [0] - Permalien [#]

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