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lundi 16 avril

Il était de passage

Il était de passage sur terre Tim Buckley. Il est parti à 28 ans et son fils Jeff en a fait de même en disparisant à tout jamais dans les flots du Mississippi à 29 ans. Curieuse destinée pour la famille Buckley.

My fleeting house [Manifesto records / Socadisc] est un DVD consacré à la courte mais riche carrière de Tim Buckley. Le film démarre en 1967 pour s'achever à l'année 1974. Ce film propose de nombreux enregistrements de Tim Buckley. La qualité de l'image et du son est à souligner.

timBuckley14On y (re) découvre un Tim Buckley charmeur qui fait corps avec sa douze cordes. C'est très intéressant d'observer son jeu de guitare. My fleeting house propose une intéressante chronologie de l'oeuvre de Tim Buckley. Cette chronologie permet de vivre l'évolution musicale de Tim Buckley qui parti d'un folk classique ira à la fin de son oeuvre vers des sons plus proches du jazz.

Le DVD propose de nombreux extraits d'émissions TV. On sent chez Tim Buckley un engagement complet dans ce qu'il fait notamment son engagement politique dans cette amérique en guerre.

Ce film permet de bien se rendre compte de l'héritage musical que nous a laissé Tim Buckley. N'oublions pas qu'en 8 ans de carrière Tim Bucley a écrit pas moins de neuf albums.

Le film est complété par des témoignages parfois un peu trop long de musiciens ayant travaillé avec Tim Buckley.

Mescaleros

A regarder

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mercredi 11 avril

Des retrouvailles

Blog Up n'a pas écouté Variety [Because - sortie le 23 avril] , le nouvel album des Rita Mitsouko. Dans Télérama de la semaine dernière il y a un interview très bien de Catherine et Fred.

l_d0dfb65fa76bf28af4463f758a721507Quelques extraits

"Tout au long des années 90, on a été un peu largués. C’était l’époque du grand métissage, et on a commencé à mélanger un peu tout. Ça n’a rien donné. Ce n’est pas parce qu’on met un bassiste de funk, une guitare acoustique et un batteur chinois que c’est forcément plus intéressant. On y a juste perdu la pêche qu’on avait aux débuts des années 80. On s’est fait piéger par le musicalement correct français".

"C’est drôle, les gars avec qui on joue aujourd’hui étaient encore ados à l’époque de C’est comme ça. Et c’est la première fois que je m’entends bien avec des musiciens français. Malgré le décalage de génération, on a les mêmes racines musicales… Avec eux, j’ai retrouvé ce que j’aimais profondément : la musique occidentale, tout bêtement. Pendant des années, je m’en suis éloigné. C’est toujours intéressant intellectuellement d’explorer, de chercher ailleurs, mais au niveau du résultat artistique, ça l’est assez peu. Quand je repense à tous les bidouillages, les prises de tête pour utiliser tel son ou tel instrument parce que c’était la mode. On se retrouvait avec un plat sur lequel on entassait la mayonnaise, le ketchup, trois cornichons… Comme on n’est pas nuls, il y avait toujours trois bonnes chansons, mais dans l’ensemble, c’était des assemblages d’éléments de l’air du temps. Et je trouve que presque toute la musique actuelle n’est que ça ! J’entends très peu de choses spontanées, qui jaillissent d’une vision personnelle."

"C’est aussi un clin d’œil à la variété française d’avant, celle d’un Claude François : je ne l’appréciais pas spécialement, mais, comme tout le monde, je l’entendais à la radio. Joe Dassin, aussi. Moi, j’aimais les Beatles ou les Rolling Stones, mais il faut reconnaître que c’était écoutable. Ces types savaient jouer du piano ou de la guitare, chanter. Ils connaissaient leur métier. On a perdu ça, je crois. Cloclo, il a eu du succès parce que c’était un super danseur et il avait un très bon répertoire. Ce n’était pas dur, il pompait le « top 10 » américain de chez Motown. Sauf que, maintenant, j’en connais plein qui pompent tout autant les Américains, le R’n’B et compagnie, et c’est affligeant… De toute façon, en France, il y a qui ? Philippe Katerine, Rachid Taha, et puis Etienne Daho. Ils font ce qu’ils disent et ce qu’ils veulent. Ils ont tout mon respect. Mais Manu Chao, non, par exemple. Ce n’est pas un musicien. C’est un politique. Comme Renaud. Ils prennent la musique en otage pour faire du militantisme. La musique, c’est un paillasson sur lequel ils s’essuient les pieds. Derrière, je n’entends qu’une bande de suiveurs qui se préoccupent de préserver leur pré carré. La musique, c’est un vrai travail et c’est dur. Mais en France, on ne travaille pas, on se contente d’un tout petit niveau musical. Je trouve terrible qu’on accorde moins de crédit à Daho qu’à des types comme Doc Gynéco ou JoeyStarr."

"Le discours d’un Gynéco peut se résumer ainsi : « Si j’étais riche, je m’achèterais une Porsche et je t’emmerderais, bâtard. » Je les connais bien ces types, j’ai travaillé avec eux. Je suis resté deux mois avec une quarantaine de rappeurs. C’est édifiant sur le niveau et la mentalité… Le rap a fait énormément de mal à la scène musicale française. C’est une véritable catastrophe, un gouffre culturel. La pauvreté de l’idéologie que ça véhicule : la violence, le racisme anti-Blancs, antioccidental, antifemmes… C’est affreux."

"J’ai été subjugué vers l’âge de 14 ans. Ma base, ce sont les Beatles, Léo Ferré et Prokofiev. J’écoutais autant Ferré en boucle que les Beatles. Brassens aussi, mais ce sont les textes de Ferré qui m’ont marqué. Une chanson comme La Solitude, avec cette idée : « Il faut aller laver ce qui nous reste de conscience dans les laveries automatiques », c’est formidable. Il avait tout compris. Si on a vraiment eu un grand artiste dans la musique populaire, visionnaire, capable de s’exprimer aussi bien seul au piano, avec un groupe de pop électrique ou un grand orchestre, c’est lui. Il composait, écrivait les arrangements et était un immense poète. Léo Ferré devrait être reconnu comme un monument culturel. Eh bien non. En France, on préférera toujours Renaud. Ferré est haï, c’est normal, car personne ne détestait plus que lui l’establishment. Et l’establishment le lui rend bien. Renaud, lui, il a tout bon : il est antiaméricain, il est contre tout ce qui est pour et pour tout ce qui est contre. Il suffit d’aussi peu pour toucher un maximum de gens en France."

Enfin des artistes sincères. Ca fait du bien de lire cela.

Mescaleros

A visiter : le myspace et l'interview complète sur le site de Télérama

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jeudi 15 mars

Rock à la radio

Christopher Petit, journaliste et écrivain anglais, tourne son premier film, Radio on, en 1979. Il sera présenté au festival de Cannes en 1980 mais finalement peu vu et restera longtemps invisible en France. Il est à nouveau exploité en 2006 mais malheureusement en plein mois de juillet, période estivale peu propice pour battre des records d’entrée, particulièrement pour un film d’auteur (par définition non commercial). Une édition en DVD permet aujourd’hui à tous de voir enfin le film.

Sans_titre_1A la fin des années 70, un DJ quitte Londres pour se rendre à Bristol afin de comprendre les raisons de la mort de son frère. Voilà, c’est à peu près tout pour le scénario. Ça semble mince mais évidemment, peu importe la quête, c’est le voyage qui compte. Alors notre ‘‘héros’’ fait la route en voiture, rencontre quelques âmes perdues et surtout écoute la radio. Ainsi, si la parole est rare et intermittente dans ce film post-punk, la musique (David Bowie, Kraftwerk, Ian Dury, Devo…) est quasi omniprésente quand elle ne laisse pas sa place à un silence éloquent.

Bref, un beau road-movie en noir & blanc, un peu triste sans doute mais juste, qui témoigne d’une époque dominée par le chômage, la solitude, le malaise existentiel. Un film rock, spatial, esthétique, romantique, poétique. Un film à voir ou à revoir donc (selon la formule consacrée).

Bunganow Bill

À visiter : le site des Films du Paradoxe avec extrait de film

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mercredi 14 mars

Have a good night - le concert

Dans deux semaines, la libraire - galerie En Marge accueillera le concert Have a good night. Deux sessions (15h et 16h) sont proposées pour un maximum de 20 enfants par session. A ce jour, il ne reste plus que quelques places. Ce concert est réservé aux enfants de 1 an à 6 ans.

fais_dodo_wLes artistes présents, le mercredi 28 mars sont : Helluvah, Vale Poher, Carp, Flower from the man who shot your cousin, El boy die & the black hawk, Benzedrine Cowboy, Aliplays, Pokett, Rrose Tacet, Jullian Angel, This is the kit et Morning star.

Jeanne Madic, photographe sera également présente.

Le concert est gratuit mais les parents pourront donner une libre participation à l'association Junior Solidarité. Cette association a pour objet le développement d'actions de solidarité dans le monde des enfants et adolescents, en s'appuyant sur les nouvelles technologies de l'information et de la communication. Elle travaille autour de deux programmes : le programme hopital et le programme Ecole Hopital. Nous reverserons l'intégralité des fonds récoltés à cette association.

Have a good night Star / Moon est en ligne depuis le 6 février. L'accueil presse a été au delà de mes espérances (Télérama, Libé, Les Inrocks, France Inter, etc...). Les boutiques sonores ont encore eu la gentillesse d'accueillir Star / Moon dans les jolis players que vous trouvez dans des endroits comme Ground Zéro, le Café BHV, à Main d'Oeuvres etc... Les messages des parents sont beaucoup plus nombreux que pour le volume 1. A ce jour nous avons dépassé les 15 000 téléchargements....

Je sais c'est le matin et ce n'est pas l'heure d'écouter une berceuse mais vous pouvez vous faire un petit plaisir !....

Mescaleros

À visiter : le site de Junior Solidarité et le site des boutiques sonores
À écouter : une berceuse

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lundi 19 février

Des nouvelles de la maison

Février est déjà bien commencé et vous ne voyez toujours pas votre podcast mensuel. Entre les berceuses et le reste Blog Up a pris du retard. Mais vous serez gagnant au final avec le contenu de ce nouveau podcast. cartoucheD'abord, la session trois titres de Jay Jay Johanson enregistrée lors de sa White Session chez Lenoir (diffusion le 19 mars chez Lenoir sur Inter). Cette session vous confirmera que Jay Jay Johanson est un grand et que son nouvel album est indispensable.
Le Podcast s'est intéressé au cas Alex Gopher (en concert ce soir au Nouveau Casino). Rassurez-vous quand Blog Up parle de cas il n'y a rien d'inquiétant puisqu'il nous donne plutôt de bonnes choses à entendre comme son nouvel album où il revient aux sources d'une écriture privilègiant les instruments aux machines. Cet album est délicieusement pop et dansant.
Philippe Thieyre est Monsieur Erudit de Rock & Folk et surtout un spécialiste du Psychedelisme. Blog Up vous a déjà recommandé son nouveau livre. Le podcast vous propose de le rencontrer.
Et puis jouez et gagnez des disques.... Voilà c'est Le Podcast !

Mescaleros

À visiter : le podcast

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mercredi 14 février

Dans le poste

Blog Up Musique est invité ce soir à 19h30 de l'émission Crash Test sur Radio Campus Paris (93.9). Il sera question de Have a good night Star et Moon.
Pour le concert du mercredi 28 mars réservé aux enfants, ne tardez pas pour réserver votre place.
A ce soir dans le poste.

Mescaleros

À visiter : le site de Radio Campus Paris et le site de Blog Up Musique

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lundi 12 février

Highway 61 devastated

Déjà responsable d’un épais (et illisible) ouvrage sur les Rolling Stones, le Cauet de la littérature est de retour !

Tremblez car, cette fois, dans le cadre d’un feuilleton radiophonique, il prend pour cible Bob Dylan. Vous pensiez que certains choses étaient sacrées ? Hélas, pas pour lui, qui appose sur le kid de Duluth, Minnesota, ses grosses pattes de fan de Francis Cabrel (allez lire sur son site l’hommage qu’il rend à l’auteur de La Dame de Haute-Savoie, c’est édifiant).

dylan_harmonicaParfois, pour expliquer un concept, on procède par contre-exemple. Aussi, à qui souhaiterait comprendre ce qu’est l’écriture rock - ou gonzo -, je conseillerai d’ouvrir au hasard son livre sur les Stones ou d’écouter un moment cette voix monocorde (anti-rock et anti-gonzo), débiter cet alignement d’anecdotes mal recopiées, de dates et de réflexions personnelles, qui constitue désormais sa marque de fabrique.

Il a déjà sévi sur les ondes à propos des « pierres » déjà nommées et de Led Zeppelin. Je me souviens d’un épisode désopilant – et désormais célèbre -où Bon expliquait la musique de Jimmy Page en la faisant interpréter par un violoncelliste électrique. L’auteur se montrait franchement enthousiaste devant cette redoutable cacophonie, dénuées de blues et de souffle, bluffé qu’il était par la virtuosité de l’interprète (un des musiciens de M) et les possibilités de son rack d’effets.

Allez, encore un peu et l’on finira bien par découvrir que François Bon aime aussi Bruce Springsteen ! (Un feuilleton sur Dire Straits, l’année prochaine ?)

Pierre Mikaïloff

À visiter : le site de France Culture

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mercredi 07 février

Sonnet pour une légende troubadouresque

François Bon est écrivain, et ça c’est déjà bien
Bob Dylan est un poète, et ça c’est plutôt chouette
Le premier parle du second et va lui faire la fête
En ce mois de février si cher aux Valentins

Un feuilleton radiophonique nous est donc proposé
C’est l’œuvre du chanteur qui y est contée ici
Mais l’ensemble de sa vie est abordé aussi
Et c’est sur France-culture qu’il faudra se brancher

Pendant trois semaines du lundi au vendredi
Allumez votre poste vers les 15 heures et demi
Du 5 au 23 il faudra monter fort le son

Pour ceux qui ont raté le début du feuilleton
Rendez-vous sur le site pour tout réécouter
Et trouver plein de liens qui peuvent intéresser

À visiter : le site de France Culture

bob

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mercredi 31 janvier

Mystère & Zombie

Jeudi 1er février, il va se passer quelque chose à Paris. Le parcours de cette soirée commence à 19h à la librairie En Marge avec le vernissage de l'expo du collectif Studiobüro qui propose un exercice graphique et littéraire réalisé par 8 illustrateurs et graphistes autour de Monsieur Mystère.

Sans_titre_1La soirée se poursuivra dans la voisine rue Oberkampf avec l'attendu concert de Zombie Zombie aka Etienne Jaumet et Neman. Ils viennent de publier un premier maxi 6 titres. Indispensable ! Blog Up y revient très vite !
La soirée, comme il se doit, sera ponctuée de set de DJ avec notamment Luz qui abandonne ses crayons pour les platines.

A VISITER : le site de En Marge et de Studiobüro et le myspace de Zombie Zombie

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vendredi 19 janvier

nico

Les Cahiers du Cinéma éditent en DVD deux très beaux films de Philippe Garrel Les baisers de secours et J’entends plus la guitare. C’est l’occasion de se rafraîchir la mémoire.
1965 : Andy Warhol veut son groupe de rock. Il accueille le Velvet Underground à la Factory, le produit et, soucieux de l’image du groupe, particulièrement pour son spectacle avant-gardiste The Exploding Plastic Inevitable, impose Nico, mannequin teuton et actrice fellinienne, comme chanteuse. Elle participe alors à un des plus grands albums de l’histoire du rock. Pour autant, Lou Reed, déjà égocentrique et tyrannique, refuse de confier ses chansons à d’autres et exclut la Femme Fatale du groupe.
1969 : Après avoir notamment envoûté Jim Morrison et Iggy Pop, c’est avec le précoce et prometteur cinéaste français Philippe Garrel, rencontré sur un tournage à Rome, qu’elle choisit de partager sa vie. Débute alors une histoire d’amour qui durera 10 ans et une collaboration cinématographique inspirée et volontairement hermétique.
1988 : Blog Up apprend la mort de Nico dans la NME. Victime de son anglais scolaire et approximatif, il ne peut croire ce qu’il lit et pense à un mauvais jeu de mots. Mais non, c’est confirmé, une chute de vélo sous le soleil d’Ibiza a eu raison de la Chelsea girl. L’harmonium se tait à jamais.
1991 : Philippe Garrel rend hommage à son ancienne muse et compagne en lui dédiant J’entends plus la guitare épisode transposé et romancé de leur vie parisienne. Un film émouvant sur l’amour, le couple, la filiation.

A VISITER : un site dédié à Nico

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