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jeudi 19 juillet

Au revoir... et merci

Samedi sera un jour triste. De ce jour triste on pourra en faire un jour heureux en se souvenant des jours passés dans la rue Jean-Pierre Timbaud au numéro 92 précisément. Vous vous souvenez de cet endroit où vous avez eu des plaisirs immenses, fait des découvertes, où l'accueil était toujours agréable. C'était à la librairie / galerie En Marge.

logo2Nous l'aimions cet endroit. J'en parle déjà au passé. Pourtant il vit encore jusqu'à samedi prochain jour de sa fermeture définitive. Paris sera triste quand le rideau de fer va descendre pour la dernière fois. C'est un lieux d'expression, d'écoute où l'on se sentait tellement bien.

En Marge avait accueilli le concert des berceuses. Les enfants étaient aux anges : jus de fruit et gâteaux les attendaient.... belle réception !

En Marge c'est aussi des personnes ouvertes, disponibles... Jean-Pierre est une personne unique.... je n'oublierai jamais ta présence et ta discrétion... merci à toi !

En Marge part ça va nous manquer... vraiment... En Marge était en marge mais tellement proche de nous...

Merci pour tout....

Mescaleros

A visiter : le site de En Marge

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vendredi 13 juillet

Pas le temps # 5 Lire un cahier

cahierdj_presse1Toujours pas le temps. Course... Mais vous dire et vous recommander le cahier de dessin de Daniel Johnston. C'est un cahier comme un cahier scolaire avec de beaux dessins. Des dessins originaux que Daniel a réalisé l'été dernier. La galerie Arts Factory ouvre avec ce premier cahier une nouvelle collection. C'est très beau et on attend la suite.

Mescaleros

A visiter : le site de Arts Factory

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mercredi 06 juin

Ian Curtis : le film

Samedi 2 juin, Blog Up a eu l’immense plaisir d’assister à la projection de « Control » le film consacré à Ian Curtis.
Basé sur le livre de sa femme, Deborah Curtis, réalisé par Anton Corbijn, soutenu officiellement par les membres survivants du groupe et Tony Wilson, « Control » est une totale réussite.

controlfilmbBlog Up ne va faire d’analyse cinématographique fine, il va  juste dire que la musique de Joy Division lui a toujours inspiré une énergie formidable, le livre de Deborah Curtis était de l’émotion pure sans frime rock.

Le film reprend ses deux aspects : comment un adolescent glam devient une star post-punk ou l’ascension d’un groupe de rock mais aussi comment quelqu’un marié trop jeune se retrouve confronté à des problèmes d’adultes trop tôt et se trouve incapable de les résoudre. Il faut dire que l’épilepsie n’arrange rien.

Ce film montre que Joy Division était des gens normaux qui grâce au rock ont eu la chance d’échapper au quotidien glauque qui les attendait, tous les fans de rock se reconnaîtront. Par contre, il démontre bien que toute la mystique autour de Joy Division n’est que pure stupidité, Ian Curtis n’est pas mort pour nous. Ceux qui ont inventé ça sont des grands malades.

Quant sortira vraiment « Control » en septembre, vous irez le voir parce que ce film dit une chose simple, le rock est fait par des gens normaux, dépassés par ce qu’ils font mais au quotidien, ils sont comme tout le monde avec des problèmes de tout le monde.

La musique que Joy Division a créée fait partie de l’histoire mais l’émotion qu’elle a produite est éternelle. De plus, on peut vraiment parler d’émotion sans calcul d’aucune sorte. Une vraie innocence qui a disparu depuis.

Voilà ce que Blog Up se disait en sortant de la projection.

Mais les images, tout en noir et blanc, l’ambiance, la profonde humanité (dans tous ses aspects, y a des passages drôles aussi), et aussi la bande-son de « Control » n’ont pas fini de le hanter.

Alexander Grove

A visiter : un site non officiel

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lundi 04 juin

Call the police

exc_summers_watching_you_06Call the police hurle le voisin japonais d''Audrey Hepburn dans Breakfast at Tiffany's. Blog Up dit trop de Police ! Après la reformation tristouille voilà que les éditions Taschen éditent un livre à 150 000 $ soit 350 € pour un livre de 378 pages, de photos prises par Andy Summer entre 1980 - 1983... Folie ! Ridicule après les prix des billets au stade de France. Où sont les punks ?

Pour Blog Up l'histoire s'arrête...

On vous a aimé. Fin.

Pas là


A visiter : le site de Taschen

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jeudi 24 mai

Du plomb dans les poches

A tous ceux qui confondent encore graffiti et vandalisme, pensent que la peinture au pochoir est réservée aux dilettantes des Beaux-arts, Blog Up recommande, pour changer d’avis sur la question, une visite à la galerie Anne Vignial (53 rue Sans_titre_1Charlot, Paris 3ème) afin d’admirer le travail de Jef Aérosol, artiste peintre-musicien-prof depuis les années 80.

Adolescent rebelle, Jean-François baigne dans la culture rock (musique, littérature, BD…), joue au photo-graphisme (transformation de photos), lit le Rock & Folk de la grande époque (Paringaux, Adrien, Garnier…) et admire la peinture du siècle (Pollock, Bacon, Dubuffet…).

Attaché aux arts plastiques en général et à leur rapport à la vie quotidienne, l’étudiant se passionne pour le Pop Art et s’oriente naturellement vers l’affiche, art urbain par excellence.

Mais c’est grâce à la déferlante punk que l’artiste en devenir s’abreuve d’imagerie nouvelle et de technique graphique sauvage. Et c’est en 1982, en même temps qu’il obtient le CAPES, qu’il découvre le pochoir et s’essaye immédiatement sur les murs de la ville. L’effet est déterminant, Jean-François deviendra rapidement Jef Aérosol, pochoiriste de talent spécialisé dans le portrait (de Barrett à Vicious, de Perec à Pacadis), multipliant les rencontres, les projets et les expos depuis maintenant 25 ans.

Pour prolonger votre visite, et pour les moins fortunés ne pas repartir les mains vides, vous pourrez acquérir ‘‘VIP : Very Important Pochoirs’’, un très bel ouvrage sur les œuvres de Jef Aérosol publié par les éditions Alternatives (fidèle éditeur des graphistes).

Bunganow Bill

A visiter : le site de Jef Aérosol et son myspace

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mercredi 23 mai

Organisation

splashLe disque va mal. On le dit... Aujourd'hui on l'affirme. La Fnac et Virgin annonce des réductions d'espace pour le disque et Gibert semble s'engager dans la même voie.

Un sujet qui intéresse Blog Up. Tout jeune label, Blog Up Musique s'engage aux côtés des labels réunis sous le nom de CD1D.

Le principe est simple. A partir du site de CD1D vous pouvez retrouver un choix de productions indépendantes. Le site est bien fait. Les disques sont vendus à prix indés fixés par les labels.

Vous et nous nous souhaitons défendre cette indépendance, alors si demain nos disques ne trouvent plus de place chez les disquaires retrouvons les à une seule et unique adresse : CD1D

Mescaleros

A visiter : le site de CD1D

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lundi 07 mai

Du son et des images

logo_podLe podcast est de retour ! Depuis le mois de février, Blog Up n'a pas trouvé le temps de mettre à jour le site. Blog Up fait peut être trop de choses entre la mise à jour au quotidien du site et le label. Bref, le podcast nouveau est là !

Au sommaire, les jeunes pousses anglaises Good Shoes, une rencontre avec Philippe Blanchet le directeur de collection de Castor Music et aussi le retour de Pierre Mikaïloff !

Pour l'avenir, le podcast existera toujours mais peut être avec une périodicité différente.

C'est le podcast et ça s'écoute et se regarde !

Mescaleros

A visiter : le podcast

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mercredi 02 mai

Plaies and replay

Influencé par la ready made de Marcel Duchamp d’une part, la performance et le happening d’autre part, Christian Marclay défend l’idée que « la musique est un matériau ».

1528marclay5« Cherchant à libérer la musique de sa captivité », il en étudie les possibilités à travers le format vidéo. Flirtant avec l’absurde cela donne une œuvre comme « Crossfire » où le spectateur pris sous le feu croisé de détonations et d’images d’armes à feu pointées dans sa direction, finirait par se coucher à terre et quitterait l’espace de projection en roulé boulé, histoire de tenter de se prémunir d’une telle agression.

Mais Christian Marclay sait aussi apaiser notre sensibilité. « Video Quartet » est une ode à la poésie du rapport au vivantChristian_Marclay faite de plans musicaux extraits de films. Cette œuvre effleure quelques tierces secondes l’idée qu’on pourrait se faire du bonheur dans notre société du spectacle.

Avec en ligne de mire cet idéal : « exercer un art invisible » mais non sans bruit, entre simulation et dissimulation.

FDBA

A visiter
Cité de la musique
221, avenue Jean-Jaurès 75019 Paris
M° Porte de Pantin
du mardi au samedi de 12h à 18h et le dimanche de 10h à 18h.

A regarder

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mercredi 18 avril

Angel Dust in Paradise - Desordre - Olivier Assayas

Votre chroniqueur a vu Désordre lors de sa sortie il y a fort longtemps et en avait gardé un vague souvenir où se croisaient Etienne Daho, les Woodentops et une nouvelle génération d’acteurs (à l’époque inconnus). Un film rock. Il se souvient que le film l’avait impressionné mais sans plus de détails.

Sans_titre_1Revoir donc Désordre suite à sa sortie DVD (votre chroniqueur a un peu traîné il est vrai, le DVD est sorti en 2003) relevait à rafraîchir une mémoire influencée, depuis, par la vision des films suivants d’Olivier Assayas.

Ce qui frappe est la fièvre, la justesse de ton (noir) de l’ensemble et des situations que l’on retrouve dans chaque groupe de rock en déroute (la reprise d’étude du leader, le départ à l’armée d’un membre fondateur, les histoires de filles et le manque d’argent), puis le sabordage alors que le succès arrive. La perte d’inspiration. Le suicide. Le casse du début est secondaire et représente la somme de tous ces problèmes. Il  laisse présager de la fin du groupe. Les histoires sentimentales sont une distraction dans le film et soulignent la distraction qu’elles apportent dans le fonctionnement du (d’un) groupe. Assayas se concentre surtout sur les musiciens et leurs difficultés à aboutir. Le clou du film est le voyage en ferry (Dieppe-Newhaven) et l’auteur recrée avec perfection l’atmosphère glauque qui traînait dans ces traversés. Un très beau film et un témoignage sur le rock français de cette époque.

A noter sur le DVD, les indispensables clips de Jacno, premières oeuvres filmées par Assayas Rectangle: Deux chansons de Jacno (1980). 2 moments musicaux intemporels.

Carella

A regarder : Son travail avec Sonic Youth

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lundi 16 avril

Il était de passage

Il était de passage sur terre Tim Buckley. Il est parti à 28 ans et son fils Jeff en a fait de même en disparisant à tout jamais dans les flots du Mississippi à 29 ans. Curieuse destinée pour la famille Buckley.

My fleeting house [Manifesto records / Socadisc] est un DVD consacré à la courte mais riche carrière de Tim Buckley. Le film démarre en 1967 pour s'achever à l'année 1974. Ce film propose de nombreux enregistrements de Tim Buckley. La qualité de l'image et du son est à souligner.

timBuckley14On y (re) découvre un Tim Buckley charmeur qui fait corps avec sa douze cordes. C'est très intéressant d'observer son jeu de guitare. My fleeting house propose une intéressante chronologie de l'oeuvre de Tim Buckley. Cette chronologie permet de vivre l'évolution musicale de Tim Buckley qui parti d'un folk classique ira à la fin de son oeuvre vers des sons plus proches du jazz.

Le DVD propose de nombreux extraits d'émissions TV. On sent chez Tim Buckley un engagement complet dans ce qu'il fait notamment son engagement politique dans cette amérique en guerre.

Ce film permet de bien se rendre compte de l'héritage musical que nous a laissé Tim Buckley. N'oublions pas qu'en 8 ans de carrière Tim Bucley a écrit pas moins de neuf albums.

Le film est complété par des témoignages parfois un peu trop long de musiciens ayant travaillé avec Tim Buckley.

Mescaleros

A regarder

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