mercredi 23 avril
Pyramidal
Avec « Beat Pyramid », leur premier album, These New Puritans sont devenus un des groupes les plus impressionnants du
Royaume-Uni.
Issus du « Junk club », un club de Southend où se retrouvaient tous les ados branchés de cette cité balnéaire, ils y ont côtoyés les futurs Horror. Associés dés le début à la scène New Rave, These New Puritans ne sont pas des fluo kids : le noir est de rigueur
Comme leur nom l’indique (titre d’une vieille chanson de The Fall), These New Puritans ne sont pas vraiment des joyeux drilles. Leur album est très bon : plus qu’une suite de chansons, on a l’impression d’entendre un mix basé sur des samples de groupes post-punks. Parmi les bruits industriels, dans un ensemble plutôt abstrait et arty, on y entend des mélodies pop. L’ensemble laisse une impression d’inachevé et, en même temps, un esprit punk est présent tout au long du disque. « La bande son de cinq années de guerre en Irak » selon le NME.
Si Blog up vous en parle enfin, c’est parce qu’ils ont déchaîné la polémique après leur Black Session, provoquant l’ironie lourde de mépris de Lenoir. Un bon signe selon Blog up.
Alexander Grove
Bientôt en tournée en France avec Glasvegas et Lightspeed Champion (Paris, 15 mai) mais aussi Caen, Rennes et Reims
A visiter : le myspace
mardi 22 avril
Jour de fête en retard !
Bon le jour de fête est un peu en retard ! Le disque n'est pas dans les bacs. La sortie est reportée à lundi prochain. Pour vous
faire patienter on vous propose pleins de trucs chouettes !
Acheter le disque en direct et en plus on vous offre le maxi 4 titres collector et en plus de en plus c'est moins cher que chez A.., F... et autres...
En exclusivité on vous propose le teaser du clip Dance for me.
N'oubliez pas le 26 à la Maroquinerie, à Paris et le 29 à la Laiterie à Strasbourg...
Mescaleros
Acheter le disque
lundi 21 avril
Jour de fête !
C'est lundi 21 avril ! Helluvah et moi attendons depuis longtemps ce jour. Il correspond à la sortie officielle du premier album
de Helluvah : Emotion Pills.
Nous sommes content et plein d'espoir !
Allez, donc en ce lundi rendre visite à votre disquaire !
Mescaleros
A regarder
jeudi 17 avril
John Lennon vs. the Rolling Stones
Finalement, et surtout pour tous ceux qui n’aiment pas sa musique, que reste-t-il de John Lennon aujourd’hui ? Un chanteur
en pyjama rayé, un pacifiste crétin et manipulé par une épouse détestée ? Un clown triste engagé dans des luttes et des révolutions de post-baba / pré-bobo ? Un destin tragique de petit garçon abandonné par sa mère, castré par sa femme et flingué par un dingue ? Rien ? Rien du tout ?
Possible quand on constate que le documentaire consacré à ses rapports avec l’administration américaine de l’époque sort au cinéma dans l’indifférence générale et, pas de chance, en même temps que le très médiatisé film du vieux Scorsese sur les vieux Rolling Stones.
Dommage car l’énorme travail de documentation effectué et les nombreux témoignages d’acteurs politiques et culturels de l’époque qui se succèdent, rendent le film passionnant et intelligent. Dommage aussi car à travers le portrait de l’ex-Beatles, c’est surtout la paranoïa et la répression aux USA dans les années 60-70 qui sont ici montrées du doigt. Et c’est plutôt ce genre de film qu’on attend de Martin Scorsese. Sauf qu’avec l’âge…
Bunganow Bill
A regarder
mercredi 16 avril
Shopping
En ces temps de téléchargement et de mort annoncée de tout support, l’ouverture de Rough Trade East a été une surprise :
un mégastore dédié à toutes les musiques underground. Blog up a été vérifié.
Ce qui étonne d’abord, c’est les horaires : 8h-22H et la hauteur de plafond. Paradoxalement, on a l’impression qu’il y a peu de disques. Par contre, on peut prendre un café, lire la presse, feuilleter des livres, checker ses mails, surfer sur le net et éventuellement acheter des disques.
Beaucoup de vinyl, notamment en electro. Le rayon CD est bien achalandé aussi mais…. Car il y un mais, il n’y a rien de transcendant, les prix sont les mêmes qu’ailleurs et on n’y trouve rien de vraiment introuvable. (A l’exception de rayons indie Japon/Australie/Nouvelle-Zélande). En plus, l’ambiance est assez froide.
Blog up se souvient du magasin Rough Trade de Portobello (il existe toujours), il est petit et bordélique mais chargé d’histoire (le post-punk a commencé ici) : il y a un esprit. Rough Trade East, c’est bien mais ça vaut pas le coup de se déplacer exprès.
Enfin, si vous voulez tout savoir, le meilleur disquaire de Londres s’appelle Sister Ray : beaucoup de vinyl (y compris de l’occase à des prix pas trop déraisonnables), un vaste choix dans tous les domaines, pour les CD’s des prix souvent attractifs, et une ambiance qui sent bon le punk-rock, le post-punk, le rock indie. A mille lieues du boboland de Rough Trade East.
Et en plus, Sister Ray, c’est un chouette nom.
Alexander Grove
Les adresses
Rough Trade East : Brick Lane (The Old Truman Brewery)
Le Rough Trade “historique” : Talbot Road
Et last, but not least : Sister Ray : Berwick Street
A regarder
mardi 15 avril
Seun Kuti – Many things
Cette critique est le fruit d’une écoute avec à priori favorable. Retrouver Egypt 80, le groupe qui a accompagné Fela
jusqu’à cette mort qu’il portait dans sa gibecière (signification du mot yoruba « anikulapo », nom dont il s’était rebaptisé après avoir été Ramsone) et ce en compagnie de celui, Seun, un de ses fils, qui est considéré aujourd’hui comme le mieux à même d’assumer sa succession, quel délicieux instant !
L’album débute sur un tempo afrobeat ultra classique ne laissant rien deviner de ce que sera le troisième morceau qui donne son titre à l’album, subtil détournement musical légitimé par un discours enflammé sur les maux dont souffre le monde et l’Afrique en particulier. Suit un morceau très dance « Fire Dance », métissage de rythmes occidentaux et d’afrobeat dont l’intérêt reste flou.
Puis vient « Mosquito Song », rappelant que le paludisme tue en Afrique, d’une excellente facture sonore. Que dire d e « Na Oil » et African Problems » si ce n’est qu’ils clôturent superbement cet album. Na Oil jouant, dans le cadre d’un enregistrement studio, sur la connivence qu’un concert peut créer entre le public et le groupe ; African Problems à l’introduction faite d’un rythme souple de guitare initie une énorme montée d’adrénaline musicale.
Au final un album qui présente quelques défauts de jeunesse (c’est son premier) ou de vieillesse (c’est loin d’être ma première surprise partie), original par sa forme, les morceaux sur la pochette sont précédés par des lettres et non comme traditionnellement par des chiffres, au fond solidement ancré dans d’extrêmes réalités.
FBA
A regarder
lundi 14 avril
Nick Cave : toujours vert !
Sur la lancée de son nouvel album, Dig !!! Lazarus Dig !!!, Nick Cave et ses bad boys reviendra bientôt hanter les scènes
françaises, la bête soufflant dans son dos et de la rage plein la moustache. Le grand Nicky a fait l’objet ces dernières semaines d’une “couverture médias” comme il n’en avait sans doute jamais connu. A 50 ans, cet artiste immense et “intègre” (entendre peu doué pour la complaisance dans ses chansons ni la collusion avec les médias ou les “fans”) finit d’apparaître comme un mètre (maître) étalon, le dernier des mohicans en quelque sorte. N’en déplaise au déchaînement lyrique de ces dernières semaines, on ne voit pas en Dig !!! Lazarus Dig !!! l’album génial décrit. Mais l’ensemble est bon, souvent très bon, et semble idéalement taillé pour la scène. Les Bad Seeds se feront ainsi un plaisir de convoquer Hadès sur Lie down here (& Be My Girl) ou Midnight Man– Et c’est bien sûr cette énergie-là qu’on ira voir et entendre. Mais aussi, dans sa veine de crooner désabusé, super classe et habité, Nick Cave à son sommet sur Hold on to Yourself ou le sublime et bouleversant Jesus of the Moon (à hauteur des meilleurs titres de Boatman’s Call). Là même où il excelle dans l’écriture d’une vie qu’il ne croit belle que dans son intensité – quoi qu’il en coûte – et dans le rappel que le rock (dans son acception la plus large) n’est pas qu’un concours de Converse. Et pour ce qui est de la rage, il en a toujours plein la musette. Récemment interviewé par un journaliste de La Tribune de Genève, il répondit à la question (très conne, il faut bien le dire…) “Que pensez-vous des Suisses ?” par “Ils me donnent envie de prendre du crack”. En pleine forme on vous dit !
Martin Terrier
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samedi 12 avril
Knockin’ on Emo’s Door
Emochromatose, Emocompatible, Emocore, Emoculture, Emodialise, Emodire, Emodynamique, Emoglobine, Emolymphe,
Emolytique, Emophile, Emophobe, Emorfler, Emoroïde, Emorragie, Emossade, Emostatique, Emotif, Emotteur, Emovais, Emoviette, j’en passe et des meilleurs.
Fougasse, Foufou, Foulatrouille, Foulahaine, Foudroyant, Foufounette, Fougueusement, Fouillemerde, Foultitude, Fourberie, Fourbissage, Fourgonnette, Fouriérisme, Fourmilière, Fournisseur, Fourretout, Foutrenlair, Foutriquet, Fouléjtons, Fousurlagueule, Foutudavance, et j’en oublie sûrement.
Bunganow Bill
A regarder
vendredi 11 avril
Mou du genou
J’ai écouté ‘Real Emotional Trash’ le dernier disque de Stephen Malkmus. Je l’ai écouté au moins dix fois. Et puis je ne
sais pas. Rien. Je l’adore mais j’aurais du mal à dire s’il est bien ou pas. Il est plutôt rien. On l’écoute et rien ne se passe. C’est pas de l’ennui, ni du plaisir. Ou alors c’est de l’ennui plaisant. Et pourtant je l’aime bien le gars. Mais son disque c’est un peu comme un bouquin un peu chiant. Un livre de Marguerite Duras par exemple. On le lit, on va au bout, on le referme et rien ne se passe. On peut le relire de peur d’être passé à côté de quelque chose, mais non, rien. Et là c’est un peu pareil.
Du coup, on peut en profiter pour faire plein de choses en même temps. Eplucher des courgettes, faire un scrabble en famille, lire le canard... ou un truc de Duras justement. Mouais, ça risque d’être super mou comme soirée. J’essaye plutôt avec le journal hédoniste de Michel Onfray. Ouais ça marche bien. Bon, et avec les mémoires du Général de Gaulle ? Ça marche aussi. Il est terrible finalement ce disque. Je vais essayer de faire mes comptes en l’écoutant. C’est risqué mais soyons dingue. Sinon j’ai une super idée ; je vais l’écouter en même temps qu’un autre disque. Oui mais lequel ? Un disque que j’aime au risque de le gâcher pour toujours ? Un disque que je n’aime pas pour lui donner une seconde chance ? Non, je sais, je vais allumer la radio, c’est mieux. Ah mince, y a plus de pile. Bon tant pis alors, on verra ça une autre fois.
Bunganow Bill
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jeudi 10 avril
Dance
Pour sa reprise Blog Up est très dance ! Après Hercules qui a fait débat hier aujourd'hui le grand bazar musical 80's de Adam
Kesher.
Gros son, des évidences et un disque qui dès le premier titre Local girl donne le tempo ! C'est très dance ! Les influences se croissent parfois c'est bancal mais le beat l'emporte et donc nous emporte ! L'énergie est là. Dix titres sans pause aucune pour ce premier album à la production parfaite.
C'est éclatant et nous on aime quand ça explose ! Let's go sur le dance floor ! Et puis il y a même des chorus qu'on peut reprendre en choeur ! Parfait, donc !
Mescaleros
A visiter : le myspace
