dimanche 25 mai
Quand chanter semble ridicule
Plutôt que de reprendre la maçonnerie de son père, Daniel Bevilacqua dit Danny Baby dit Christophe se lance très jeune dans la
chanson populaire, entend la mer et connaît un succès fou en suppliant Aline de revenir, en vain. Et ouais, ça ne suffit pas toujours de dessiner sur le sable pour emballer les gonzesses. Sauf Michèle Torr peut-être. Christophe se voit dès lors en chanteur de charme et pilote de bolides italiens. Mais celui qui aurait aimé être le fils d’Enzo Ferrari ne sera que le beauf d’Alain Kan ; grandeur et décadence en banlieue parisienne.
Pas grave, il se tourne alors vers d’autres paradis, rêve d’Amérique puis désire mourir. Il préfèrera finalement fonder incognito le groupe Suicide en 1973, tout en restant dans l’ombre d’Alan Vega qui saura plus tard lui rendre hommage à travers son tube ‘Jukebox Babe’. Et qu’importe son porte-monnaie de mémé, ses lunettes teintées lavande et ses cheveux collés, Christophe, le dandy timbré, est la star ultime et le dernier des proto-punks moustachu. C’est aussi et surtout un vieux beau bizarre qui dit des mots avec les yeux et qui joue du piano à paillettes.
C’est bien Christophe, continue comme ça, un jour les jeunes comprendront et ils t’aimeront pour toujours, c’est sûr.
Bunganow Bill
dimanche 18 mai
Je me souviens de ce musicien…
Un des grands avantages d’avoir un grand frère, en dehors de se faire défendre à la recrée est de découvrir des groupes
bien avant l’âge légal, ainsi le petit Blog Up a pu s’éveiller aux sons des Beatles, des Who et autres Pink Floyd et de …Michel Polnareff. En ces temps incertains Michel était encore POP (au sens Dim Dam Dom du terme) et avait tout créé : le tube a 3 accords (La poupée qui fait non), les envolées symphoniques avec Tous les bateaux… ou La Maison vide, les chansons intimistes : Sous Quelle Etoile…, il choquait, il s’essayait à l’anglais, flirtait avec Left Bank et Burt Baccharach, était respecté par ses pairs, employait les meilleurs paroliers et arrangeurs.
La France entière et Blog Up frémissaient en entendant ses merveilleuses intros.
Et puis le conte de fée a pris une allure du Bal des Lazes, Michel a manqué de chance (ou de jugement diront certaines mal embouchésmauvaises langues). Pris dans la tourmente Pop, Michel laisse tomber sa garde, et son allure empruntée aux Byrds, et amorce les 70’s façon New York Dolls., Les prudes années pompidoliennes lui rappellent qu’avec des fanfreluches pareilles, on peut facilement se faire traiter de pédé (sic). Il montre ses fesses, le public n’apprécie pas. Autre erreur de jugement, son manager est un escroc et file avec la caisse. Michel dont l’ego n’a d’égal que son talent, poursuivi par le fisc et perdant ses fans, part faire son Brian Wilson a Los Angeles.
Bref ça va mal. Il grossit, s’essaye un peu a l’ermitage façon Syd Barrett, ne quitte plus ses fameuses lunettes. Il a mal aux yeux
Mais Polna en veut, et veut reconquérir son public. La suite, on la connaît, l’inspiration revient et il compose façon Prince, la nouvelle vague anglaise en mal d’artistes français incompris le découvre. Florent Pagny l’encense. Trente plus tard la Ppolnarevolution recommence.
Sympa la saga Polna.
Carella
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dimanche 27 avril
La Belle France
Sale année pour la chanson française 2008 : Cantat est sorti de prison, Carlos est mort, Salvador aussi, on fête le trentième
anniversaire de la disparition de Claude François, Johnny est le prochain sur liste. Bientôt un pan entier de la culture française n’existera plus…il est temps de penser, de se référer au patrimoine, à l’héritage, qui sera laissé à nos petits enfants. Adulée ou haïe, la chanson française a souvent été réduite à deux entités antinomiques mais au succès public indéniable, la version populaire, la variet’ dont Cloclo est le héros et la chanson réaliste, poétique, dont les Jean Ferrat et Léo Ferré sont les guides spirituels.
Mais il existe une troisième voie, la voie alternative, le rock français qui a non seulement eu un impact populaire, mais aussi les louanges des critiques les plus exigeants et dont les représentants sont souvent cités en référence. Sortes de Lou Reed, Leonard Cohen ou Bob Dylan hexagonaux ou francophones, ces chanteurs, rockeurs, laissés sur le coté cour de la scène ont souvent eu une dure traversée du désert et réapparaissent sporadiquement sur nos ondes.
Alain Bashung personnifie à merveille ce personnage. ShungBa (comme on aime bien l’appeler) a depuis longtemps laissé tomber sa veste d’amuseur, en a fini avec les jeux de mots à deux balles, et sort un nouvel album cette année (son dernier remonte à plus de 6 ans). Bleu Pétrole laisse la parole aux sentiments et aux émotions. Je t’ai manqué, Hier a Sousse, Tant de nuits… Tu nous a aussi manqué Alain.
ShungBa, s’allie à Gérard Manset (Gérard) sur cet album ; Blog Up saisie la perche tendue par cette magnifique liaison et vous propose un feuilleton du dimanche dédié à ces artistes dont on ne parle que lorsque leur discographie (ou leur nécro) est actualisée. Trop peu !!
Carella
A regarder
dimanche 16 mars
Le plus diamant
Breakfast at Tiffany's est un film délicieusement drôle avec mon amour d'Audrey Hepburn ! Elle est fantastique du début à la
fin. Cette femme capable de tout faire toujours pour le bien de l'autre avec une légèreté, une insouciance qui fait rêver. Elle est belle en Givenchy. D'une élégance parfaite !
Je m'emballe encore ! Ce film je le connais pas coeur !
Il y a la musique du grand d'Henry Mancini qui pour cette BO a reçu deux oscars.
Un oscar pour l'interprétation au matin en acoustique de Moon River par Audrey Hepburn. Audrey en t-shirt et jeans sur le rebords de sa fenêtre. Toute triste, toute perdue qui chante ce Moon River.... Grandiose ! Beau à pleurer !
Mescaleros
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dimanche 09 mars
Un petit film tout aussi dérangé que délicieux
Aujourd'hui … un petit film tout aussi dérangé que délicieux … Je nomme Jubilee.
Réalisé par Derek Jarman en 1977, avec Jenny Runacre, Nell Campbell et Ian Charleson.
L'histoire en dit déjà long sur le film : En 1578, la reine Elizabeth I demande à l'ange Ariel de faire un saut dans le futur pour voir comment son royaume évoluera. Elle atterri en pleine période post punk et post Margaret Thatcher. Les punkettes dirigent la société à coup de pieds, de fusils et de langues.
Des ptites bouilles à la Sue Catwoman partout. Des femmes qui brûlent et détruisent tout pour former les esprits. D'autres qui poursuivent la reine déguisée en clocharde pour lui voler sa couronne parce que ça fait « fashion ». Un Buckingham Palace transformé en studio d'enregistrement. Des morts qui bougent les yeux, c'est fait à l'arrache mais c'est excellent !
Des scènes aussi délicieuses que certaines dans la première partie de ce cher Orange Mécanique, des regards et des mimiques de déments.Complètement concept et complètement fou.
Dianed
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dimanche 02 mars
Des scooters et des motos
Je me souviens de ce jour de juin. Il faisait grand beau temps. C'était un dimanche et avec un de mes frères j'ai vu
Quadrophenia. De ma ville province le choc fût énorme. Quelle histoire ! Des mondes que je ne connaissais pas ! Des mods à scooter et des rockers à moto... où suis - je ?
On ne retiendra pas la prestation de Sting mais plutôt celle d'acteurs inconnus mais tellement juste. Des scènes que je garde à jamais dans ma tête comme ce voyage en train sous amphé.
Et puis il y a la musique des Who, énorme, de belle envolée.
Et puis il y a cette fin tragique sur les falaises avec la musique des Who et le suicide est magnifiquement rock'n'roll !
Mescaleros
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dimanche 24 février
L'amour moderne
Léo Carax est mort par la critque, flingué... Triste Blog Up parce que Léo Carax dans les 80's a fait des films beaux à jamais
beau. L'image est belle, les acteurs grandioses. Léo va les chercher loin très loin. Ca donne des scènes folles, extraordinaires comme cette scène, ce choix de Blog Up. Denis Lavant est incroyable... Ce plan séquence est unique.
L'amour peut être moderne ! Alors soyons moderne ! Love !
Mescaleros
A regarder
dimanche 17 février
The Harder They Come
Voilà un film qui aurait pu s’appeler dans sa version française, « Plus dure sera la chute ». Mais bon, le titre était déjà pris. Au
cas particulier, dépaysée en Jamaïque, la traditionnelle histoire d’un gamin ayant mal tourné rattrapé par les sirènes de la patrouille, vibrantes sur The harder they come, volontaires sur Many rivers to cross du même Jimmy Cliff, puissantes avec les Maytals sur Pressure drop, empreintes de cœurs sur Rivers of Babbylon des Melodions ou punchy pour Shanty towm de Desmond Decker.
Autant de morceaux devenus des classiques au gré des modes musicales qui ont fait passer au second plan les images d’un film à la rayonnante énergie et influencé par la commedia del’arte via les western spaghettis.
FBA
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dimanche 10 février
Turzi – BO et vidéo
Dans la pêche aux BO, on a trouvé cette petite perle vidéo tout droit sortie de la fin des sixties, 1968 pour être précis, mais mise en musique de nos jours par Turzi. Turzi, talentueux combo psychédélique et rock aime notamment orchestrer les images
(Metropolis), électrifiant à sa façon des BO déjà fameuses. Ici, c’est au Clan des Siciliens que Turzi s’attaque, parvenant à vitaminer sans caricature l’un des chefs-d’œuvre d’il maestro Ennio Morricone. Et côté film alors ? Il s’agit de Girl on a Motorcycle, connu aussi sous le titre Naked under Leather. Sous nos latitudes, une France pompidolienne, pudibonde et grotesque le traduisit par Motocyclette (c’est là qu’il faut rire). On y découvre une Marianne Faithfull, belle à se damner et nue sous sa combi de cuir, filer à toute allure retrouver son amant dompteur… Alain Delon ! Franchement, Marianne sur sa Norton renverrait presque aux oubliettes BB sur sa Harley-Davidson. Et Delon dans tout ça ? Le voilà qui tripote Marianne Faithfull sans vergogne, et ça nous a fait un peu de peine… Si, si.
Martin Terrier
Turzi en concert le 16 février au Showcase, à Paris.
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dimanche 03 février
Polar nippon
Ce polar réalisé à Tokyo par Jean-Pierre Limosin avait une belle image et une belle musique. L'histoire était intrigante et poétique. Dans Tokyo circule un tueur surnommé "Le Bigleux". Il tire sur des gens à bout portant sans raison apparente. "Le Bigleux" est en quelque sorte un justicier qui règle le compte aux méchants. C'est un soif de justice qu'il l'anime. Cette
promenade dans Tokyo est accompagnée par la musique de Xavier Jamaux.
Le film se passe beaucoup dans le métro et la nuit. Il y a une lumière métallique et urbaine dans ce film. Cette film va parfaitement avec la musique de Xavier Jamaux.
Jean-Pierre Limosin laisse une belle place à la musique. Le disque y est un symbole fort.
Xavier Jamaux au début des années 90 avait crée avec Marc Collin (Nouvelle Vague) un groupe sous le nom de Indurain. Indurain avait eu un petit succès notamment sur les ondes de Radio Nova. Puis il forme toujours avec Marc Collin Ollano (encore un cycliste ! mais le cycliste son nom avait qu'un "l") dans lequel chantera Hélena Noguerra). Après ça sera un autre groupe Bang Bang.
La BO de Tokyo Eyes est une sorte d'électro urbaine qui sorti du contexte du film a un peu de mal à vivre. Elle colle littéralement aux images de Jean-Pierre Limosin.
Mescaleros
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