dimanche 27 avril
La Belle France
Sale année pour la chanson française 2008 : Cantat est sorti de prison, Carlos est mort, Salvador aussi, on fête le trentième
anniversaire de la disparition de Claude François, Johnny est le prochain sur liste. Bientôt un pan entier de la culture française n’existera plus…il est temps de penser, de se référer au patrimoine, à l’héritage, qui sera laissé à nos petits enfants. Adulée ou haïe, la chanson française a souvent été réduite à deux entités antinomiques mais au succès public indéniable, la version populaire, la variet’ dont Cloclo est le héros et la chanson réaliste, poétique, dont les Jean Ferrat et Léo Ferré sont les guides spirituels.
Mais il existe une troisième voie, la voie alternative, le rock français qui a non seulement eu un impact populaire, mais aussi les louanges des critiques les plus exigeants et dont les représentants sont souvent cités en référence. Sortes de Lou Reed, Leonard Cohen ou Bob Dylan hexagonaux ou francophones, ces chanteurs, rockeurs, laissés sur le coté cour de la scène ont souvent eu une dure traversée du désert et réapparaissent sporadiquement sur nos ondes.
Alain Bashung personnifie à merveille ce personnage. ShungBa (comme on aime bien l’appeler) a depuis longtemps laissé tomber sa veste d’amuseur, en a fini avec les jeux de mots à deux balles, et sort un nouvel album cette année (son dernier remonte à plus de 6 ans). Bleu Pétrole laisse la parole aux sentiments et aux émotions. Je t’ai manqué, Hier a Sousse, Tant de nuits… Tu nous a aussi manqué Alain.
ShungBa, s’allie à Gérard Manset (Gérard) sur cet album ; Blog Up saisie la perche tendue par cette magnifique liaison et vous propose un feuilleton du dimanche dédié à ces artistes dont on ne parle que lorsque leur discographie (ou leur nécro) est actualisée. Trop peu !!
Carella
A regarder
dimanche 16 mars
Le plus diamant
Breakfast at Tiffany's est un film délicieusement drôle avec mon amour d'Audrey Hepburn ! Elle est fantastique du début à la
fin. Cette femme capable de tout faire toujours pour le bien de l'autre avec une légèreté, une insouciance qui fait rêver. Elle est belle en Givenchy. D'une élégance parfaite !
Je m'emballe encore ! Ce film je le connais pas coeur !
Il y a la musique du grand d'Henry Mancini qui pour cette BO a reçu deux oscars.
Un oscar pour l'interprétation au matin en acoustique de Moon River par Audrey Hepburn. Audrey en t-shirt et jeans sur le rebords de sa fenêtre. Toute triste, toute perdue qui chante ce Moon River.... Grandiose ! Beau à pleurer !
Mescaleros
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dimanche 09 mars
Un petit film tout aussi dérangé que délicieux
Aujourd'hui … un petit film tout aussi dérangé que délicieux … Je nomme Jubilee.
Réalisé par Derek Jarman en 1977, avec Jenny Runacre, Nell Campbell et Ian Charleson.
L'histoire en dit déjà long sur le film : En 1578, la reine Elizabeth I demande à l'ange Ariel de faire un saut dans le futur pour voir comment son royaume évoluera. Elle atterri en pleine période post punk et post Margaret Thatcher. Les punkettes dirigent la société à coup de pieds, de fusils et de langues.
Des ptites bouilles à la Sue Catwoman partout. Des femmes qui brûlent et détruisent tout pour former les esprits. D'autres qui poursuivent la reine déguisée en clocharde pour lui voler sa couronne parce que ça fait « fashion ». Un Buckingham Palace transformé en studio d'enregistrement. Des morts qui bougent les yeux, c'est fait à l'arrache mais c'est excellent !
Des scènes aussi délicieuses que certaines dans la première partie de ce cher Orange Mécanique, des regards et des mimiques de déments.Complètement concept et complètement fou.
Dianed
A regarder
dimanche 02 mars
Des scooters et des motos
Je me souviens de ce jour de juin. Il faisait grand beau temps. C'était un dimanche et avec un de mes frères j'ai vu
Quadrophenia. De ma ville province le choc fût énorme. Quelle histoire ! Des mondes que je ne connaissais pas ! Des mods à scooter et des rockers à moto... où suis - je ?
On ne retiendra pas la prestation de Sting mais plutôt celle d'acteurs inconnus mais tellement juste. Des scènes que je garde à jamais dans ma tête comme ce voyage en train sous amphé.
Et puis il y a la musique des Who, énorme, de belle envolée.
Et puis il y a cette fin tragique sur les falaises avec la musique des Who et le suicide est magnifiquement rock'n'roll !
Mescaleros
A regarder
dimanche 24 février
L'amour moderne
Léo Carax est mort par la critque, flingué... Triste Blog Up parce que Léo Carax dans les 80's a fait des films beaux à jamais
beau. L'image est belle, les acteurs grandioses. Léo va les chercher loin très loin. Ca donne des scènes folles, extraordinaires comme cette scène, ce choix de Blog Up. Denis Lavant est incroyable... Ce plan séquence est unique.
L'amour peut être moderne ! Alors soyons moderne ! Love !
Mescaleros
A regarder
dimanche 17 février
The Harder They Come
Voilà un film qui aurait pu s’appeler dans sa version française, « Plus dure sera la chute ». Mais bon, le titre était déjà pris. Au
cas particulier, dépaysée en Jamaïque, la traditionnelle histoire d’un gamin ayant mal tourné rattrapé par les sirènes de la patrouille, vibrantes sur The harder they come, volontaires sur Many rivers to cross du même Jimmy Cliff, puissantes avec les Maytals sur Pressure drop, empreintes de cœurs sur Rivers of Babbylon des Melodions ou punchy pour Shanty towm de Desmond Decker.
Autant de morceaux devenus des classiques au gré des modes musicales qui ont fait passer au second plan les images d’un film à la rayonnante énergie et influencé par la commedia del’arte via les western spaghettis.
FBA
A regarder
dimanche 10 février
Turzi – BO et vidéo
Dans la pêche aux BO, on a trouvé cette petite perle vidéo tout droit sortie de la fin des sixties, 1968 pour être précis, mais mise en musique de nos jours par Turzi. Turzi, talentueux combo psychédélique et rock aime notamment orchestrer les images
(Metropolis), électrifiant à sa façon des BO déjà fameuses. Ici, c’est au Clan des Siciliens que Turzi s’attaque, parvenant à vitaminer sans caricature l’un des chefs-d’œuvre d’il maestro Ennio Morricone. Et côté film alors ? Il s’agit de Girl on a Motorcycle, connu aussi sous le titre Naked under Leather. Sous nos latitudes, une France pompidolienne, pudibonde et grotesque le traduisit par Motocyclette (c’est là qu’il faut rire). On y découvre une Marianne Faithfull, belle à se damner et nue sous sa combi de cuir, filer à toute allure retrouver son amant dompteur… Alain Delon ! Franchement, Marianne sur sa Norton renverrait presque aux oubliettes BB sur sa Harley-Davidson. Et Delon dans tout ça ? Le voilà qui tripote Marianne Faithfull sans vergogne, et ça nous a fait un peu de peine… Si, si.
Martin Terrier
Turzi en concert le 16 février au Showcase, à Paris.
A regarder
dimanche 03 février
Polar nippon
Ce polar réalisé à Tokyo par Jean-Pierre Limosin avait une belle image et une belle musique. L'histoire était intrigante et poétique. Dans Tokyo circule un tueur surnommé "Le Bigleux". Il tire sur des gens à bout portant sans raison apparente. "Le Bigleux" est en quelque sorte un justicier qui règle le compte aux méchants. C'est un soif de justice qu'il l'anime. Cette
promenade dans Tokyo est accompagnée par la musique de Xavier Jamaux.
Le film se passe beaucoup dans le métro et la nuit. Il y a une lumière métallique et urbaine dans ce film. Cette film va parfaitement avec la musique de Xavier Jamaux.
Jean-Pierre Limosin laisse une belle place à la musique. Le disque y est un symbole fort.
Xavier Jamaux au début des années 90 avait crée avec Marc Collin (Nouvelle Vague) un groupe sous le nom de Indurain. Indurain avait eu un petit succès notamment sur les ondes de Radio Nova. Puis il forme toujours avec Marc Collin Ollano (encore un cycliste ! mais le cycliste son nom avait qu'un "l") dans lequel chantera Hélena Noguerra). Après ça sera un autre groupe Bang Bang.
La BO de Tokyo Eyes est une sorte d'électro urbaine qui sorti du contexte du film a un peu de mal à vivre. Elle colle littéralement aux images de Jean-Pierre Limosin.
Mescaleros
A regarder
dimanche 27 janvier
Et ta Dame
Celle qu’incarne Charlotte Gainsbourg à l’écran ou bien toutes les autres que croisent les six personnages qui composent le
kaléidoscope Bob Dylan à différentes périodes de sa vie. Inspiré par sa vie et ses chansons, I’m not there, film de Todd Haynes propose de revisiter le mythe.
Médiatisation d’une pensée contestataire estudiantine ou revendicatrice de l’égalité des droits par les Black Panters, reflets et échos d’une époque où l’Amérique était déjà engagée dans une sale guerre au Vietnam, émergence d’un courant artistique et musical appelé pop permettent à Todd Haynes de nous faire partager son intérêt pour Bob Dylan à travers une bonne bande originale de chansons qu’il interprète ou que d’autres se chargent de reprendre et de s’interroger sur les raisons d’un succès à vous dégoûter de la moindre velléité de création. A l’origine une simple révolte qui reprise et amplifiée devient immaîtrisable.
Comment en est-tu arrivé là ? Demandent deux vagabonds à l’acteur noir qui l’incarne pré adolescent dans un wagon de marchandises où il vient de se réfugier après une course à travers les champs avec pour seul bagage, sa guitare dans son étui
Par négligence, répond-il.
Et oui mon bon vieux Bob, on devrait toujours se méfier de la négligence. Elle conduit même à la célébrité.
FDBA
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dimanche 20 janvier
BO – Saturday Night Fever (Barry, Robin and Maurice Gibb)
Travolta est mon idole, les Bee Gees sont mes dieux. A partir de là, mon film préféré est évidement Saturday Night Fever. Adapté du livre de Nik Cohn, il raconte la vie de mods new-yorkais sur fond de disco torride. Et cette musique de folie est la
bande-son de ma vie avant d’être celle du film. Car Tony Manero, le héros du film, est à la danse ce que Tony Montana est à la Seine-Saint-Denis : une icône. Et moi la danse ça me connaît.
Oui, chaque samedi soir depuis 30 ans, j’enfile mon costume blanc, je baise ma croix, je place le disque du film sur la platine et devant mon miroir, je danse. En fait je deviens Tony, pour une heure de transe. Enfin j’essaye car, à vrai dire, je ne me sens pas encore tout à fait prêt et c’est pour ça que je reste dans ma chambre plutôt que de tenter l’aventure en discothèque. Y a trop de monde, trop de jeunes, ça me fait peur.
Bon je sais, ma famille me dit parfois que la mode a changé, que mon costume est ringard et qu’avec mon brushing laqué je suis complètement à côté de la plaque, mais rien n’y fait, j’ai le feu en moi, la passion est plus forte que tout, je suis comme un dingue, ça me permet de rester en vie et aussi profond que soit l’amour d’une femme, ça compte moins que la danse et la musique. Plus rien n’est raisonnable, dance et disco, c’est ma way of life à moi. C’est ma fièvre pour toujours. C’est ma BO.
Bunganow Bill
A regarder
