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mercredi 10 octobre

Come back arty

Tuxedomoon est un groupe mythique !

tuxportraitdoneNous sommes au début des années 80. De la côte ouest des USA, un son  nouveau melting pot musical arrive à nos oreilles. C'est New York de la belle époque où l'art est là... la scène musicale et les artistes d'autres disciplines... la peinture notamment Basquiat le grand NYC qui nous fera toujours idéaliser cette ville !

A l'arrivée de Reagan le groupe quitte l'Amérique pour rejoindre l'Europe. Des projets pour chaque membre... des périodes de silence... Aujourd'hui le retour avec un nouvel album Vapour Trails [crammed] qui en 8 titres grandement écrit nous redonne le plaisir d'écouter les compositions libres et pertinentes de Tuxedomoon. Tuxedomoon est un groupe de musiciens. La musique est écrite parfaitement. C'est une écriture libre... Il y a la folie de la liberté. Tout est autorisé. Tuxedomoon vous emporte... il n'y a rien à faire. C'est gratuit et généreux. L'univers est beau. De la belle grande musique !

Mescaleros

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jeudi 04 octobre

Sur la vague

Une compilation vient de voir le jour : Les filles sont folk [EMI]. Why not, c'est plutôt intéressant qu'enfin EMI s'intéresse à cete scène ! Les artistes viennent d'univers vraiment lointain et même pour certaine vraiment loin du folk en dehors d'un titre plus proche de ce style mais qui ne correspond pas forcément 5099950592227au style folk revendiqué.

Les genres et les influences sont donc nombreux. Comme toujours dans ce genre de projet il y a des incohérences et de belles rencontres comme celle de Alela Diane, par exemple. Et puis, il y a des amis de Blog Up comme Jesse Sykes et Dawn Landes.

Le titre n'est peut pas le meilleur choix mais cette compilation offre une belle sélection d'artistes féminines.

On aurait pu tout simplement dire : voix de femmes !

Mescaleros

A visiter : le myspace de Alela Diane - Dawn Landes - Jesse Sykes

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mercredi 03 octobre

Babyshambles - Shotter’s Nation

Depuis 5 ans, quand Blog Up pense au Pete Doherty musicien, il l’associe à trois choses : mélodies, passion et énergie.
517o1ffTTbLAprès une écoute attentive de « Shotter’s Nation », il révise grave son jugement. En fait, cet album provoque pire que l’ennui mais l’indifférence. Heureusement le livret est très joli, ca fait passer le temps.

Les mélodies ? Aucune chanson ne se détache de l’ensemble.  Passion et énergie ? Peut-être, les recherches sont en cours.
Tout s’annonçait pourtant bien : un groupe soudé, une Pete relativement clean, un producteur de renom (Stephen Street : Smiths, Blur). On s’attendait à un classique de pop anglaise. Et on l’a mais sous la forme de devoirs réalisés par un élève sage et appliqué alors que Blog up préfèrera toujours une fumisterie arrogante.

Prenons un autre groupe sujet à polémique : The Twang. Pour cause gros son, de refrains démagogiques et de beauf attitude, on est en droit d’haïr l’album. Mais à cause de ses auteurs, de leurs influences étranges à la limite du goût de chiottes, de leur hooliganisme, leur musique est tout simplement plus intéressante (et plus drôle) à écouter. A coté, Babyshambles, c’est le groupe de vieux pro qu’assurent, mais en a-t-on vraiment besoin ?

Voilà bien le problème en fait, les Babyshambles vous offrent un album de qualité, bien produit mais sans saveur. Peut-être que pour la santé mentale (et financière) de Pete Doherty, c’est un bien. Pour Blog Up, et ça lui crève le cœur de l’écrire, ça lui évoque surtout une vieille chanson produite, justement, par Stephen Street « That Joke isn’t Funny Anymore ».

Alexander Grove

A visiter : le myspace

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mercredi 26 septembre

Le retour du grand blond

Douze ans après Psychic Hearts, Thurston Moore sort un nouvel album solo intitulé "Trees outside the academy". S’il ne Sans_titre_1collaborait pas dans tous les coins en plus des sorties régulières des increvables Sonic Youth, on pourrait penser que le musicien est un peu feignasse sur les bords. Mais non, pas du tout, ça bosse dur en fait.

Mais de retour à la maison, pendant que maman Kim fait la popote, notre grand gaillard s’ennuie parfois. Il range ses disques, tourne un peu, puis, discrètement et tranquillement, descend à la cave, gratte sa guitare et compose de gentilles chansons pop. Il se découvre alors un petit talent de songwriter, fait parfois un petit peu de bruit pour faire destroy et sauver sa réputation, est content de lui et souhaite nous en faire profiter.

Il appelle alors son vieux pote Mascis à qui il confie quelques solos graisseux, met un quart des Sonic derrière la batterie et une couche de violon pour singulariser le tout. Il a aussi la bonne idée de chanter une fois en duo, d’ajouter un piano désaccordé, et de balancer 2 ou 3 chef-d’œuvres avant de conclure en bavardage.

Et voilà, ça nous fait une jolie galette pour attaquer l’automne, avec un petit livret de photos de l’artiste en jeune homme, idéal pour des idées de coiffures. Un disque qui sent bon le week-end à la campagne, par un des derniers post-punks à porter la chemise de bûcheron. Un disque paisible et providentiel en tous cas.

Bunganow Bill

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vendredi 21 septembre

PJ HARVEY – White Chalk

Vous vous souvenez de Dry, Rid of Me, To Bring You My Love… c’était hier ou presque. Une succession de baignes 41Qp13LqwALélectriques où la belle du Somerset venait infliger une leçon de rage, de classe, d’énergie et de talent au monde du rock. On ne s’en est jamais vraiment remis. Au fil du temps, PJ Harvey s’est faite moins furieuse, mais s’est attachée à chiader toujours un peu plus ses compositions pour livrer, par exemple, Stories from the City, Stories from the Sea – un album splendide, mais au sujet duquel beaucoup firent la fine bouche, alors déçus de la voir s’assagir. On peut se calmer sur la durée, faire la même chose mais moins intensément, ce qu’elle fit alors. On peut aussi tout changer ou presque, ce qu’elle fait aujourd’hui. Car plus qu’un nouvel album, c’est une mutation qui s’opère, une rupture comme seule peut s’autoriser l’immense et imprèvisible artiste qu’elle est.

Pour commencer, Polly Jean a rangé sa Gretsch dans l’armoire. Oui, vous avez bien lu : pas une note de guitare électrique dans White Chalk. Quelques accompagnements acoustiques, un peu de mandoline, de la harpe… Les cordes pincées sont rares, elles seront donc frappées : le piano occupe ainsi tout l’espace mélodique avec la voix, pleine ou chuchotée de la belle Anglaise. Derrière, à peine une basse, quelques cœurs angéliques, de l’orgue parfois, des percussions discrétes… Nous voilà partis pour une fresque pudique et brève (à peine 35 minutes), mais d’une intensité émotionnelle peu commune. A l’unisson de la magnifique photo de l’album, nous plongeons dans un univers victorien, romantique et nostalgique. Sœur Brontë perdue ou Alice désenchantée au pays des merveilles, PJ Harvey brode sur sa robe blanche les mélodies de la perte, de l’attente, de l’espoir, du pardon, et c’est magnifique. Oui, beau, triste et magnifique. Tant de musiciens rÍveraient d’écrire des titres aussi simples et somptueux que Dear Darkness, Broken Harp ou Mountain…

White Chalk culmine enfin avec Silence, une chanson comme on n’en avait pas entendue depuis… depuis quoi d’ailleurs ? Y flotte cette mélancolie universelle des amours perdues. Vous rappelez-vous ? Vous étiez avachi dans ce bar de nulle part, malheureux comme un chien, vous aviez un peu trop bu. Polly Jean continuait son chemin sans vous. Elle s’était approchée, vous avait caressé la joue et dit doucement : “Ne sois pas triste, tu sais bien que je suis une fille invivable.” Et comme vous pleurnichiez encore, elle s’était retournée pour vous murmurer : “Silence.”

Martin Terrier

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mercredi 19 septembre

Pistols Mania

Le 8 novembre prochain à la Brixton Academy de Londres aura lieu un concert d’exception : les Sex Pistols joueront pourpistols une date unique. Le prétexte ? Les 30 ans de « Never Mind The Bollocks ».

Ce concert sera le sommet d’un mois « Pistols » : réédition en fac-simile exact vinyl de tous les singles (période Rotten bien sur) à partir du 1er octobre au rythme d’un par semaine. Le 29 octobre réédition de l’album, toujours en vinyl,  30 ans exactement après sa première édition.

La date du 8 octobre est à noter. C’est le jour de la réédition de « God Save The Queen ». Le NME a organisé une campagne : si on est nombreux à acheter (en vinyl ou download) ce single dans la semaine du 8, étant donné la crise du disque, il sera forcément numéro 1 des charts. Une belle revanche : en 1977, les charts avaient été manipulés pour éviter ce fait gênant.
Vous avez compris ? Il faut que « God Save The Queen » soit numéro 1. Allez tous en chœur : No future, no future for you !!!!

Alexander Grove

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jeudi 28 juin

De l'histoire toujours

De l'histoire toujours, Blog Up en aime comme celle de Dogbowl. Artsite américain de la sphère Kramer et Shimmy Disc qui arrivera plus tard ici via le découvreur Lithium. Dogbowl, les années passées est malheureusement sorti du "circuit". Dommage et j'ai déjà écrit tout cela.

LIVE_CBGBcoverJ'ai eu la chance d'être pendant quelques semaines le voisin de Dogbowl aka Stephen. Même immeuble de New York où j'allais le voir peindre, où j'allais lui montrer les trésors trouvés chez les disquaires la journée. Parfois, nous allions au CBGB voisin écouter des concerts, boire des bières. Nous habitions à trois pas du CBGB comme au village.

Le temps a passé, les vies aussi. Dogbowl ne fait plus de disque et le CBGB est out. Il reste nous dans cette histoire. Dogbowl depuis NYC, nous envoi un beau signe, celui de l'artiste généreux.

C'est un vrai / faux album mais il est essentiel comme un document d'une époque. Sur son site vous trouverez toutes les explications. C'est généreux en téléchargement libre. RIP.

C'est une époque, une histoire. C'est NYC, le CBGB. C'est le travail d'un artiste : Dogbowl.

Mescaleros

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lundi 18 juin

The Twang « Love It When I Feel Like this »

En début d’année, Blog up délirait méchamment sur The Twang. Délire justifié par l’écoute intensive de leurs morceaux mis à disposition sur myspace. Cinq types à la mauvaise réputation, fans d’Oasis et de The Streets, produisant une thetwangmusique directement issue de la mouvance Stone Roses / Happy Mondays. Comment ne pas être fan ?

Les problèmes ont commencé dès leur premier single. Comme l’a pointé un lecteur de Blog Up, le son de guitare faisait penser à U2. Blog up n’a pas souhaité commenter parce qu’il avait un peu du mal aussi. Deuxième single, même topo. Et maintenant, ce premier album…

Après écoute intensive, Blog up vous le dit tout net : The Twang sont désormais un mystère pour lui. La guitare ne fait pas seulement penser à U2, elle fait penser à tout le rock dit « héroïque » du début des années 80. Quant aux morceaux, ils sont tous basés sur 3 chansons déjà existantes : « Dry your eyes » de The Streets, « Loose Fit » des Happy Mondays et « Wonderwall » d’Oasis. Avec un léger problème cependant : il n’y ni soul, ni violence. L’album s’écoute sans problèmes, la production ne choquera personne, une belle carrière en radio les attend.

Et c’est peut être ça, la solution du mystère, The Twang a pour but d’avoir du succès, ce qui n’est pas un défaut en soi. Mais dans ce cas, il faudrait avoir des chansons mémorables. Ce qui n’est pas toujours le cas ici. Entendons-nous bien, l’album n’est pas nul, il y a de très bonnes choses mais il y a un manque de personnalité dans ce disque qui en fait un produit dispensable.

En fait, pour l’apprécier, il faudrait être placé dans les conditions d’écoute idéales : au pub, avec tes potes, triste et bourré parce que ton équipe de foot préféré vient de se faire battre. Dans ces conditions, la musique de The Twang est salvatrice. Mais on attendait tellement plus…

Alexander Grove

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jeudi 31 mai

Body language

Le nouvel album de Lou Reed est arrivé dans les bacs. Bonne nouvelle. Et autant le dire clairement, c’est un chef-d’œuvre, calme et tranquille, aux antipodes du précédent The Raven. Très bonne nouvelle.

Sans_titre_1Ce disque s’intitule Hudson River Wind Meditations, ce qui déjà peut nous apaiser. Car cette musique composée pour inciter à la méditation et au ‘bodywork’ s’inscrit dans une optique de réconciliation de l’humain avec la mère nature pour échapper à la cacophonie urbaine et aux agressions psychologiques quotidiennes, pour se ressourcer, trouver son équilibre, sa place dans l’univers, réguler les battements de son cœur et son flux sanguin, s’ouvrir le cerveau et révéler sa conscience, trouver l’harmonie, vivre…

Une musique d’ambiance donc, un peu comme le Metal Machine Music, autre chef-d’œuvre incompris vieux de 30 ans, sauf qu’ici le vent a remplacé la machine pour aider à maîtriser la force non pas musculaire mais coordonnée du corps et de l’intention.

Car Lou Reed, adepte du Tai Chi Chuan depuis longtemps, à la recherche d’une spiritualité consistante et enrichissante, évolue encore et toujours, et pas seulement musicalement, afin notamment, de vieillir en paix avec lui-même et prendre enfin soin de son corps comme de son esprit, si souvent maltraités par le passé. Blog Up est ému et content pour papy Lou. Un beau disque qui risque cependant de passer inaperçu. Dommage petit scarabée.

Bunganow Bill

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mercredi 30 mai

Je ne devais pas en parler / bis

Ne croyez pas que cette semaine sur Blog Up est une spéciale copinage mais aujourd'hui, je vais encore parler d'une amie : Jana Hunter.

rabbitpeltJana Hunter vous la connaissez bien, on vous en parle en bien et en plus elle a participé à la série de compilation Have a good night. Sur Star / Moon, elle proposait une relecture fort pertinente d'une berceuse traditionnelle.

Jana Hunter vient de sortir son deuxième album sur le label de Devendra Benhart. There's no home son nouvel album est un disque plus calme moins torturé que Blank unstaring heirs of doom, son premier album. Jana a délaissé la basse pour se faire accompagner par un groupe. Les compositions sont plus folk, plus douces. La voix cristaline et lumineuse de Jana Hunter est toujours là pour nous émouvoir.

There's no home vous l'avez compris est un disque évidemment beau.

Mescaleros

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