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mercredi 02 janvier

Enfants pop

Hello love est un beau titre pour ouvrir l'année 2008 ! Il est de The broken family band. De bons élèves que cette famille imagesamoureuse d'une belle pop Beach pop (c'est incroyable comme on peut remplacer boy par pop !).

Hello love, moi j'aime beaucoup ce titre. J'ai envi de me lever le matin, par une lumière de soleil d'hiver et dire "Hello love" ! C'est énorme, non ?

Vous êtes sans réaction parce que vous n'avez pas écouté ce Hello love. C'est de la pop... du royal pop bon élève. Le "band" s'offre quelques "folies" rock'n'roll mais revient très vite à la maison pop. Ce Hello love est un peu entre les deux... pop ou rock'n'roll... et c'est là où le band a du mal à se situer.

Ce Hello love réserve quelques belles surprises qui auraient gagné à se développer sur les 11 titres de cet album.

Mescaleros

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mercredi 12 décembre

Renaissance

Blog Up suit depuis le début l'oeuvre de Vic Chesnutt. Toujours fidèle même si parfois Blog Up était déçu et triste. Triste parce qu'il sentait Vic un peu perdu dans son écriture. North star deserter, ce nouvel album est terriblement beau. Vic chesnuttChesnutt en chroniqueur de cette amérique comme on dirait ici l'amérique d'en bas nous livre un beau journal. Vic Chesnutt homme authentique dresse un portrait d'une réalité sans commentaire.

La musique accompagne les clichés de Vic. L'émotion est franche. Réelle. Forte. L'expression tout en tension de ce malheur est bouleversante. Derrière le noir ou le gris il y a de la douce poèsie presque enfantine. Cela fait du bien.

Vic homme touchant qui a mis sa vie dans son oeuvre. Toujours très beau et cet album est indispensable de la grande beauté.

Mescaleros

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A regarder : le concert à emporter

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jeudi 06 décembre

La vie de Will

Will Oldham, aka Bonnie Prince Billy, est un type formidable. Sa créativité tout d’abord, jamais prise en défaut, est proprement intarissable. Suite de The Letting Go, Ask Forgiveness qui sort ces jours-ci doit être son 25e ou 30e album : Sans_titre_1honnêtement, on a cessé de compter depuis un moment. La pochette est très moche, mais il s’en fout Will… une pochette, il en faut bien une pour sacrifier au commerce du disque, alors il a mis un dessin de lui, et puis voilà… Il est comme ça, discret et pudique, et c’est un public ivre de bonheur qui avait salué son éblouissant concert au Trianon, à Paris, il y a quelques mois, pour l’une de ses très rares apparitions. C’est aussi un type charmant qui vous invite chez lui pour écouter ses dernières trouvailles : voilà bien l’impression que vous laissera Ask Forgiveness, le sentiment qu’il est là, dans le salon, à la nuit tombée, avec vous et deux ou trois potes. L’après-midi, puisque c’est la saison, vous êtes partis ensemble faire une pêche à pied pour ramasser quelques huîtres et dégotter les perles qui s’y nichaient. Parmi elles, une plus grosse que les autres, que vous monterez en sautoir : My Life, merveille des merveilles, à écouter en boucle… Pas de problème, Will Oldham est généreux, sa vie il vous la donne. Un type formidable on vous dit.

Martin Terrier

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lundi 26 novembre

Come back

Des années que bruissaient les rumeurs sur la reformation de My Bloody Valentine, comète sonique de Kevin Shields et de ses Sans_titre_1compères… Nous y voilà désormais : en plus d’un “nouvel album” (surtout des enregistrements de 93 et 94 revisités, mais peu de nouveaux morceaux) prévu en mars ou avril, le quatuor irlandais reviendra sur scène en Grande-Bretagne fin juin, avant peut-être une tournée plus vaste en Europe. Les places se sont arrachées en quelques minutes, mais Blog Up est parvenu à récupérer un sésame et vous donnera des nouvelles d’une reformation tellement espérée qu’on peut craindre que Bilinda, Deb, Colm et Kevin ne soient TROP attendus.

Qu’ils jouent à fond, fort, plus fort, encore plus fort…

Martin Terrier

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jeudi 22 novembre

Trésor caché en Irlande : y avait pas que U2 dans les 80’s

Il y a 30 ans, à Cork (Irlande), un jeune punk entre dans un magasin de disques et va acheter deux disques. Bien des années plus tard, il expliquera au NME que ce fut une des journées les plus importantes de sa vie et que ces deux disques avaient, non seulement changé sa vie, mais aussi montré le chemin. Quels étaient-ils ? Le premier Clash et « Pet Sounds » des Beach Boys.

Sans_titre_1Il avait raison, ce jeune s’appelait Cathal Coughlan et avec son complice, Sean O’Hagan, ont prouvé que le rock irlandais des années 80 ne se limitait pas seulement à U2.

Entre 1982 et 1988, Microdisney ont fait une pop mi –accessible, mi-fanchement abrupte. Un compromis entre Scott Walker, Clash, Steely Dan et Burt Bacharah. Et là, le lecteur se dit « Au secours ».
Il a tort, il devrait faire comme de grands visionnaires de cet époque : John Peel et le label Rough Trade et prêter une oreille à ce groupe. D’autant plus qu’une très belle compilation vient de sortir et que c’est bientôt Noël.

On y découvre un groupe fondamentalement pop, limite radio fm, en conflit avec lui-même. En conflit avec son côté obscur. C’est beau et inquiétant.
Vu en 1986, ce groupe était complètement schizophrène : de jeunes minets avec un chanteur habillé tout en noir et en perfecto de punk. Le concert commence, dans une ambiance jeune-et-cool dans nos têtes. Quand soudain le type en noir pête les plombs, hurle et fait fuir les filles. Le concert se poursuit dans une tension hallucinante, les minets visiblement dépassés par leur chanteur.

Quelques années plus tard, le groupe signe sur Virgin et produisent des disques bien propres sur eux mais agréables. Mais le groupe se sépare, victime de la tension interne décrite plus haut, Cathal Coughlan ira fonder Fatima Mansions, toujours plus noir, toujours plus extrême et Sean O’Hagan, les High Llamas, une sorte d’hommage rétro au Beach Boys. Mais pour Blog Up, Microdisney reste un trésor caché des 80’s et cette anthologie vous donne l’occasion de le découvrir.

Alexander Grove

Daunt Square To Elsewhere (Anthology 1982-1988) – Microdisney (Castle Music)

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mardi 20 novembre

Coup de boule

C’est le week-end, je fais mon petit tour habituel, j’achète le journal, celui dans lequel Murat se désole du piratage (voir Blog Up du 19 novembre), et un mensuel musical dans lequel Anton Newcombe se réjouit du téléchargement gratuit ! Il y Sans_titre_1annonce là la mise en ligne de "My bloody underground", le nouvel album du Brian Jonestown Massacre. Bon ok, allons voir ça de plus près.

Connexion, téléchargement rapide, lecture, tout va bien. Tout va bien ? Mais oui, je peux écouter l’intégralité de ce nouveau disque sans avoir payé quoi que ce soit et sans avoir piraté qui que ce soit. Alors il est où le problème ? Ben y en a pas. Anton est fou ? Oui, ça on le sait depuis longtemps. Le site qui proposait déjà en téléchargement libre les autres disques du groupe, nous dit même qu’Anton a créé son propre label pour ses prochaines productions.

Et si c’est possible pour lui, pourquoi ça ne l’est pas pour tout le monde ? Je ne pense pas qu’il soit plus riche que les autres. Ni plus généreux. Et l’alcool n’explique pas tout… Coup de pub ? Coup de sang ? Plutôt coup de boule !
Bon allez on s’en fiche, ça passera, ce qui m’intéresse aujourd’hui c’est d’écouter à nouveau ce "bloody underground", pas parce qu’il est gratuit mais parce qu’il est bien. A ta santé Anton.

Bunganow Bill

A visiter : le site

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vendredi 16 novembre

Rencontre de génération

Prenez une jeune américaine star du bluegrass de l'autre côté de l'atlantique qui a enregistré son premier album à 14 et un 20070803_Plant_Kraussvieux lascar anglais qui promène sa voix et sa guitare depuis plus de 40 ans. Prenez donc Alison Krauss et Robert Plant, mettez les dans un studio... cela donne Raising Sand un bel album fruit de la rencontre entre deux générations.

Dès Rich Woman, le titre qui ouvre cet album on est séduit par la sobriété des arrangements. Pas d'artifices. De la musique avec ce qu'elle éveille en nous. Une belle authencité se dégage de cet album.

Ce genre de rencontre aurait pu être un désastre si Alison et Robert avaient fait ce disque uniquement pour répondre à un plan commercial. Mais là non. Raising Sand est un album de reprises. Des titres judicieusement choisis. Alison et Robert n'ont pas eu recours à la simplicité en interprétant des standards. Ils ont préféré des chansons qui indéniablement comptent pour eux. D'où la qualité de cet album authentique.

Mescaleros

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mercredi 31 octobre

Brève rencontre de comptoir : Shotter’s Nation, le retour

Blog Up buvait tranquillement son café quand soudain un sosie de Scarlett Johansson (en mieux), verre de vin  à la main s’approche.

- C’est vrai que tu bosses à Blog Up ?
- Heu, …oui
- Ah super, tu sais qui c’est Alexander Grave ?
- Grove, Alexander Grove, c’est moi.

Scarlett envoie le contenu de son verre à la figure de Blog Up.

Sans_titre_1- C’est toi qui a écrit ce torchon sur Babyshambles !! Tu t’es fait plaisir, ça t’a fait marrer de descendre Pete !! T’as rien pigé, mec, t’es nul !!
- Heu, (en s’essuyant), oui, heu, j’ai un  peu chargé, mais heu, globalement je le pensais.
- Comment ça « Globalement, je le pensais » ?
- Ben c'est-à-dire, quand je l’ai écrit, l’album, je l’avais écouté 5 fois, et je le trouvais plat, alors je me suis lâché. Mais en fait, je l’ai réécouté ensuite 7 ou 8 fois, c’est à ce moment là que j’ai commencé à sentir les vibes.
- Sentir les vibes ? Tu parles comme ça pour de vrai ? Ouah, mec, t’es super barge. Mais dis-moi, pourquoi tu ne l’as pas écouté 8 fois au lieu de 5 quand t’as écrit ton truc ?
- Ben, tu vois, il était déjà minuit et….
- (coupant la parole) ah ouais ? Déjà minuit ? Tu crois que Pete Doherty, Il regarde l’heure quand il crée ?
- (non il regarde l’heure quand il a rendez-vous avec son dealer ou son avocat mais si je lui dis, je crois que Scarlett va criser) Non bien sur, j’ai un peu exagéré. En fait, aujourd’hui, je le trouve super cet album. Son classicisme, le son bien carré et les mélodies en font une brillante synthèse de tout ce que j’aime : la pop anglaise sous influence mod. La voix est superbe, il y a toujours une vraie émotion, et le dernier morceau, il est incroyable : il pourrait être sur « Viva Hate ». En fait, je l’adore Pete. Dans le futur, quand on pensera aux années 2000, on ne se rappellera que de lui.
- (plus calme) Ah quand même, t’es moins bête que je le croyais, tu vas l’écrire dans Blog Up alors ?
- Ah je ne crois pas, ça va faire bizarre. Tant pis, le disque je vais l’écouter pour moi tout seul.
(en colère de nouveau) T’es vraiment qu’un pauvre type. Aucun courage. En tout cas le 14 janvier, je serai à l’Olympia, moi !!
- Moi aussi en fait, et puisque maintenant on est amis, si tu veux, je t’y offrirai un verre.
- Mais t’es gonflé en plus ! Mon copain sera là, il est rugbyman, ça ne te dérange pas ?
- (grande, très grande lassitude), Non bien sur, s’il aime Pete, c’est un ami.
- Bon, finalement je te crois, tout le monde peut se planter. Bon ben salut et puis.. .comment tu dis déjà ? Ah ouais : good vibes pour toi.

Alexander Grove

Babyshambles « Shotter’s Nation » toujours disponible

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mardi 23 octobre

Gossip fait péter l’élastique

Cela fait sans doute quelques semaines que nombre d’entre vous sautent comme des cabris à l’écoute du dernier album de Gossip, Standing in the Way of Control, et vous avez bien raison. Car franchement, il faudrait être un droïde pour ne pas remuer du popotin à l’écoute de l’usine à tubes composée par la monumentale Beth Ditto et son power trio – d’ailleurs Sans_titre_1même R2D2 bouge, alors… Le cocktail funk-soul-rock fonctionne impeccablement et les structures basiques des morceaux mettent la chanteuse sur orbite, et quelle chanteuse ! Ne craignons pas les superlatifs : il faut aller chercher du côté d’une Janis Joplin pour retrouver un tel coffre, cet engagement total et cette aisance déconcertante pour porter une ligne harmonique tout en laissant place à l’impro (on peut parier sans crainte toute sa discothèque et affirmer qu’il n’est pas une version enregistrée de chaque morceau semblable à la suivante). Une voix, enfin ! Denrée des plus rares et dont la pauvreté nous a paru d’autant plus grande ces dernières années de “revival” (téléguidé plus que réel) du son Motown.

Beth Ditto s’affirme justement comme l’antithèse de nombre d’apprenties chanteuses au CV immuable : j’ai beaucoup écouté Aretha Franklin quand j’étais petite, je suis super bien gaulée (oh mon bébééoaiéé oh yeaeuuuaaaahéé) et j’utilise le dernier shampoing L’Oréal “effet sortie de douche”.

Femme forte à contre-courant des canons médiatiques, butch revendiquée et militante, Beth Ditto emmène sa bande dans un champ de mines et fait tout péter.

De la bombe on vous dit !

Martin Terrier

A regarder

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vendredi 19 octobre

Radiohead : Webmasters

In rainbows, nouvel album de Radiohead, vient de “sortir”. Une sortie pour le moins singulière, quoique peu surprenante venant de musiciens toujours très avertis des évolutions technologiques et sociétales, comme du maniement des machines.Sans_titre_1 Car ce n’est pas d’une mise en bac dans les gondoles dont il s’agit, mais d’une mise en ligne (depuis le 10 octobre) où chacun peut à loisir télécharger l’album moyennant la somme de son choix – ladite somme pouvant être… nulle ! On s’attardera peu sur cette audace de diffusion qui ne saurait faire trembler l’assise d’un groupe dont chacun sait le succès planétaire, mais dont les potentielles implications sur le marché de la musique doivent donner des sueurs froides aux majors…

Venons en donc à In rainbows. Chroniquer un album de Radiohead est une gageure, tant il est délicat d’éviter les poncifs, le lyrisme, bref le syndrome du “meilleur groupe du monde”. Une boursouflure aussi agaçante que justifiée artistiquement et paradoxalement encouragée par les cinq Anglais qui abhorrent toute starisation. Les agacements relatifs à Radiohead sont connus et chroniques : les envolées vocales de Thom Yorke sont parfois irritantes, je n’ai pas envie de souscrire à leur démarche intello, leur propension aux compositions mélancoliques est plombante… Certes, certes… Mais le pire détracteur ne pourra que reconnaître combien le groupe est parvenu là où tant d’autres échouent : la cristallisation, cette parfaite cohésion entre les musiciens. Ajoutez-y la créativité harmonique plus l’aisance et l’audace instrumentales : vous êtes arrivés sous l’arc-en-ciel In rainbows, digne successeur apaisé et modeste de Hail to the Thief, Amnesiac et Kid A.

Un bel album, sans surprises toutefois, qui conforte tout le bien qu’on pense de Radiohead sans annuler pour part les “reproches” énoncés plus haut. L’ouverture, 15 Step, est splendide et évoque le travail solitaire de Yorke sur The Eraser, mais idéalement renforcé par ses acolytes (dont la formidable batterie de Phil Selway, à la métrique toujours aussi imprévisible). Suit un Bodysnatchers électrique et très enlevé, mais peu à sa place dans un album “sage” (on pense en écho à cette présence incongrue de deux morceaux “bourrins” dans le très beau Think Tank de Blur). Pour autant, ce retour à un son hérité d’OK Computer ne saurait nous déplaire. Avec Nude (connu précédemment sous le titre Big Ideas), on entre dans la tonalité générale de l’album et on touche presque au meilleur s’il n’y avait cet excès d’angélisme vocal en finale. Weird Fishes/Arpeggi, All I Need ou Videotape ramènent le groupe à son sommet et provoquent leur petite mort : vous savez bien, ce frisson inattendu mais espéré qui vous parcourt l’échine.

Les autres titres sont tous de haute tenue, même si l’on regrettera un excès de cordes dans Faust Arp et Reckoner et une impression de déjà entendu dans Jigsaw Falling into Place. Alors une impression d’ensemble ? Téléchargez In rainbows sans hésiter, il s’y trouve de bien belles perles même s’il manque ces pépites folles et furieuses (The National Anthem) ou surnaturelles (How to Disappear completely?) d’hier. Au fond, pour les fans inconditionnels, les “sympathisants” ou les “anti”, restera toujours cette même question à l’écoute de ce déluge de sons, d’arrangements et de créativité : mais comment font-ils ?

Martin Terrier

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