mercredi 02 juillet
La caisse de l’oncle Tom
J’ai bien essayé de faire comme sur cette belle affiche. J’ai jeté au ciel une poignée de sable, plein du fol espoir qu’elle se
transforme en poussière d’étoiles ou en poudre d’or et qu’elle retombe tout droit dans mon bas de laine. Mais rien à faire, la magie n’a pas pris. Je n’ai toujours que trois francs six sous, et rien n’est venu garnir ma besace. Misère…
Tom Waits, l’immense Tom Waits, sera à Paris, au Grand Rex, le 24 juillet. Sur le coup, on a pris date, ça tombait bien, ce soir-là je n’avais rien de prévu. Et puis j’ai vu le prix des places : 140 euros à l’orchestre. Je me suis alors souvenu qu’il y a dix ans (seulement), on mesurait le prix d’un concert à plus ou moins deux cents francs. Deux cents c’était très très cher, le prix à donner pour voir un cador… Alors, maintenant, 140 euros…
Je revendrais bien Rain Dogs, Blue Valentine, Nighthawks at the Diner, ou même le beau triple de l’an passé, Orphans. Mais ça ne suffirait pas, et puis vendre un disque, ça ne se fait pas. J’espère au moins que Tom Waits n’a pas trop changé, qu’il va traîner un piano bar pourri sur scène, qu’il posera dessus une lampe bancale et une pinte de Lager tiède, et qu’il aura un tigre et une bronchiolite au fond de la gorge : juste de quoi foutre la trouille au tout-Paris VIP qui, lui, sera là. Sorry Tom.
Martin Terrier
A regarder : le video
mardi 01 juillet
Bye Bye Candy
Il n’y a finalement que deux catégories de groupes pour le chroniqueur. Ceux que l’on connaît déjà et dont on suit les
disques, les concerts, la “vie” au gré de notre baromètre qui les porte aux nues ou les carbonise dans une même geste désinvolte – posture injuste et cruelle : la musique, il y a ceux qui la font (et il faut en vouloir) et ceux qui en parlent (c’est bien plus facile).
Et puis une seconde catégorie de groupes donc, la plus excitante et rafraîchissante : les découvertes. Bye Bye Candy est de ceux-là, parvenu jusqu’à nos oreilles voici quelques jours et dont on s’est dit d’emblée ceci : pour eux, le rock c’est simple, pour peu qu’on y mette de l’énergie, du désir, des guitares carillonnantes et sans solo (beurk) et des textes bien ficelés. Bel esprit.
Bye Bye Candy est un groupe français (mais les enfants d’Elvis étant citoyens du monde, on laissera le drapeau dans la malle de papy), chante en anglais (la voix appartient à une belle nommée Lora C) et a fait mixer les 4 titres de son futur EP aux States par un cador du rock indé. Ledit EP, Life Is Plastic sortira fin août, le 25, et vous savez donc quoi faire ce jour-là plutôt que d’aller vous baigner avec n’importe qui. En attendant, on peut déjà aller se nettoyer les oreilles sur leur page MySpace. On ne te dit pas Bye Bye Candy, mais bienvenue !
Martin Terrier
A visiter : le myspace
