lundi 03 décembre
Arno de Cologne
Arno est un antidote à l’obsession du malaise fatal. Sa vie, c’est la scène. Au Stadtgarten de Cologne ou ailleurs. Non pas qu’il
ne souffre pas. Ses vieux os ont parfois besoin de repos. Il lui arrive donc de s’asseoir pour chanter ses complaintes mais toujours en faisant passer d’une main à l’autre son micro, le balançant en rythmes, surréalistes quand il est l’auteur de ses textes, ou poétiques quand il ne fait que les interpréter.
Voyager pour la culture de l’âme avec l’idée, certes commune, qu’il peut sur un seul coup rafler la mise – accompagné de musiciens dont la seul présence sur scène suffit à galvaniser une salle - jouant des cymbales sur « Bathromm singer » ou possédé par « Comme à Ostende » de Léo Ferré.
N’insultant pas Madame la Chance de peur qu’elle ne se venge, Arno n’est définitivement pas prêt de quitter son triangle des Bermudes, cette terre lointaine des extrêmes.
FBA
A regarder
