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dimanche 21 octobre

U ROY - Super Boss

Deux éléments incontournables ont présidé à l’éclosion du style précurseur de l’animateur DJ U ROY en Jamaïque.

DSCN6235-  une industrie du disque prolifique dont le vecteur de diffusion est le bal populaire ; la population étant trop pauvre pour acheter des disques et la radio nationale diffusant dans les années 60 – 70, de la soul américaine. Ces bals quotidiens sont animés par des disc-jockeys au moyen de sono mobiles présentant des musiques symboles d’identité et de racines africaines retrouvées.
-  l’apparition d’une technique d’enregistrement née d’une erreur que l’histoire a retenu sous le nom de dub.
Le dub est au départ la version instrumentale d’un morceau de rock steady sur lequel la piste des voix n’a pas été enregistrée. Très rapidement, certains ingénieurs du son au rang desquels King Tubby vont chercher à en magnifier le son en le remixant y introduisant des bribes de voix et des effets de réverb.

Jusqu’à l’apparition de U ROY, le rôle des DJ’s consistait la plupart du temps à présenter le morceau à venir à la manière d’un animateur de radio et à inciter les gens à venir danser dessus. Un certain nombre d’entre eux dont Count Machuki avait cependant pris l’habitude de proposer à l’auditoire un discours plus élaboré entre chaque morceau ou même pendant.

En 1968, U ROY rejoint le sound system de King Tubby. Sur les dub (presque entièrement instrumentaux) qu’il met à sa disposition, U ROY s’adressant directement au public va alors  se lancer de manière systématique dans des improvisations parlées au débit rapide et saccadé ayant pour thème la danse, la fête voire la religion sans rapport avec les paroles originales du morceau. Le succès est immédiat au point que Duke Reid, propriétaire du studio d’enregistrement Treasure Isle, pour lequel King Tubby travaille en tant qu’ingénieur du son, va décider d’en faire des enregistrements.

Dans le courant de l’année 1970, U ROY va placer pas moins de cinq de ses morceaux en tête des charts jamaïcains. Parmi ceux-ci, on retrouve « Wake The Town » (sur un dub de « Girl I’ve got a Date » ou suivant les sources "Ain’t That Loving You," d’Alton Ellis) et « Wear You To The Ball » (sur un dub du titre des Paragons du même nom)

"Wake the town and tell the people, about the musical disc coming your way!" sont les premières paroles prononcées par U ROY sur le titre éponyme. Beau programme en effet.

L’influence de ce nouveau genre va se répercuter jusque bien des années plus tard sur le rap et le hip hop pour la partie vocale et certaines musiques d’obédience électronique pour les manipulations sonores.

FBA

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samedi 20 octobre

Edification temporaire # 2 : Swing

C’est quoi ce malade mental au synthé avec sa toothbrush moustache ? On lui a jamais dit à qui il nous faisait penser ? Et il Sans_titre_1ose encore porter un béret pareil !? Si c’est pas malheureux !

Et le chanteur, mi-Marc Bolan mi-Gérard Lenorman, avec sa voix de castra et son mini-short de tennis ! Ah ils font la pair les frangins, c’est les parents qui doivent être fiers. Dire qu’on destinait le moustachu à la comptabilité et le frisé à la quincaillerie.

Derrière c’est pas beaucoup mieux, on dirait les Buggles ! Non mais vous avez vu les lunettes du chanteur ? Vous croyez que ce sont celles de sa copine ? De drôles de zigotos quand même. Mettons qu’ils ont beaucoup d’humour. Et du talent.

Et quel bazar sur le plateau. Non seulement notre peintre n’a pas remballé son échafaudage, mais en plus il a ramené ses échelles. Ça va mal finir cette histoire…

Bunganow Bill

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vendredi 19 octobre

Radiohead : Webmasters

In rainbows, nouvel album de Radiohead, vient de “sortir”. Une sortie pour le moins singulière, quoique peu surprenante venant de musiciens toujours très avertis des évolutions technologiques et sociétales, comme du maniement des machines.Sans_titre_1 Car ce n’est pas d’une mise en bac dans les gondoles dont il s’agit, mais d’une mise en ligne (depuis le 10 octobre) où chacun peut à loisir télécharger l’album moyennant la somme de son choix – ladite somme pouvant être… nulle ! On s’attardera peu sur cette audace de diffusion qui ne saurait faire trembler l’assise d’un groupe dont chacun sait le succès planétaire, mais dont les potentielles implications sur le marché de la musique doivent donner des sueurs froides aux majors…

Venons en donc à In rainbows. Chroniquer un album de Radiohead est une gageure, tant il est délicat d’éviter les poncifs, le lyrisme, bref le syndrome du “meilleur groupe du monde”. Une boursouflure aussi agaçante que justifiée artistiquement et paradoxalement encouragée par les cinq Anglais qui abhorrent toute starisation. Les agacements relatifs à Radiohead sont connus et chroniques : les envolées vocales de Thom Yorke sont parfois irritantes, je n’ai pas envie de souscrire à leur démarche intello, leur propension aux compositions mélancoliques est plombante… Certes, certes… Mais le pire détracteur ne pourra que reconnaître combien le groupe est parvenu là où tant d’autres échouent : la cristallisation, cette parfaite cohésion entre les musiciens. Ajoutez-y la créativité harmonique plus l’aisance et l’audace instrumentales : vous êtes arrivés sous l’arc-en-ciel In rainbows, digne successeur apaisé et modeste de Hail to the Thief, Amnesiac et Kid A.

Un bel album, sans surprises toutefois, qui conforte tout le bien qu’on pense de Radiohead sans annuler pour part les “reproches” énoncés plus haut. L’ouverture, 15 Step, est splendide et évoque le travail solitaire de Yorke sur The Eraser, mais idéalement renforcé par ses acolytes (dont la formidable batterie de Phil Selway, à la métrique toujours aussi imprévisible). Suit un Bodysnatchers électrique et très enlevé, mais peu à sa place dans un album “sage” (on pense en écho à cette présence incongrue de deux morceaux “bourrins” dans le très beau Think Tank de Blur). Pour autant, ce retour à un son hérité d’OK Computer ne saurait nous déplaire. Avec Nude (connu précédemment sous le titre Big Ideas), on entre dans la tonalité générale de l’album et on touche presque au meilleur s’il n’y avait cet excès d’angélisme vocal en finale. Weird Fishes/Arpeggi, All I Need ou Videotape ramènent le groupe à son sommet et provoquent leur petite mort : vous savez bien, ce frisson inattendu mais espéré qui vous parcourt l’échine.

Les autres titres sont tous de haute tenue, même si l’on regrettera un excès de cordes dans Faust Arp et Reckoner et une impression de déjà entendu dans Jigsaw Falling into Place. Alors une impression d’ensemble ? Téléchargez In rainbows sans hésiter, il s’y trouve de bien belles perles même s’il manque ces pépites folles et furieuses (The National Anthem) ou surnaturelles (How to Disappear completely?) d’hier. Au fond, pour les fans inconditionnels, les “sympathisants” ou les “anti”, restera toujours cette même question à l’écoute de ce déluge de sons, d’arrangements et de créativité : mais comment font-ils ?

Martin Terrier

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jeudi 18 octobre

Belle des champs

Au creux d’un sillon ou au détour d’un chant, il arrive que nos oreilles reconnaissent une bribe d’accord, un riff de guitare ou samplesun roulement de batterie qui ne leur est pas étranger.

Quelque chose comme l’accroche d’un rythme ou d’un son qui nous est familier. Certaines de ces impressions sont parfois le fruit de notre imagination. D’autres se révèlent être des intuitions fondées.

Le lien vers le site ci-dessous pourrait vous permettre de vous en faire une idée plus précise.

FBA


A visiter : le site

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mercredi 17 octobre

Procès Spector : L’histoire sans fin

Retour sur le procès de Phil Spector jugé ce mois de septembre à Los Angeles pour homicide. Aux dernières nouvelles, les Sans_titre_1affaires étaient bien mal engagées pour M. Wall of Sound : lors du énième et dernier “tour” de jury, 10 jurés sur 12 étaient convaincus de sa culpabilité… Mais la justice américaine attend d’un jury qu’il rende une décision à l’unanimité lors des affaires criminelles – et nul ne saurait critiquer ce nécessaire unanimisme. Le procès a donc été annulé et reporté à une date ultérieure, probablement au printemps 2008. Spector retrouve donc une liberté qu’il n’avait en réalité jamais perdue, grâce aux énormes cautions versées…

“N’arrête pas la musique”, dit L’Ecclésiaste, et Blog Up s’en tiendra donc à la musique, mais non sans rappeler l’un de ces terribles paradoxes dont la culture US a le secret : Si Phil Spector était noir et pauvre, il serait déjà dans le couloir de “The Mercy Seat”…

Martin Terrier

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mardi 16 octobre

Hey Joe !

Vous vous souvenez de la première fois que vous avez entendu “The Modern Age” ? Ou de “What a Waster » ? Vous vous l_4f6cf12379db1b2c517561bff9e2178brappelez, le cœur qui se serre, l’émotion brute, on ne connaît pas mais on sait. Un grand groupe est là.

C’est arrivé récemment à Blog Up avec Joe Lean and The Jing Jang Jong. Malgré un nom imprononçable, ils sont bien partis pour être rois d’Angleterre en 2008. Et cet inconscient de Doherty qui prend le risque de les prendre en première partie de ses Babyshambles.

Ils seront à la Boule Noire le 11 novembre prochain. Allez y. En 2008, ils passeront au Zénith et vous ferez la gueule. Je vous laisse, je dois réécouter « Lucio Start Fires »

Alexander Grove

A visiter : le myspace

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lundi 15 octobre

Ravalement

Façade qui n’est paru que treize fois entre 1976 et 1983 était un magazine people avant la lettre. Cette revue chic dont l’un des axes était le portrait photographique croisé se faisait l’écho des nuits parisiennes au rythme de rencontres entre Sans_titre_1rockers, acteurs, mannequins, pique-assiettes et égéries autoproclamées. Alain Pacadis, chroniqueur rock et mondain à Libération, y a publié quelques articles.

S’il en est ici question c’est qu’une exposition organisée dans l’ancien bâtiment des Magasins Réunis, rue du faubourg Saint Martin à Paris y est visible jusqu’au 20 octobre 2007. Les photos sélectionnées, extraites de ladite revue et  retirées en grand format, sont mises en valeur par un accrochage clair et cohérent. On y retrouve pelle mêle Gina Lollobrigida en compagnie de Jacno, le désormais éternellement jeune Andy Warhol et quelques morts (Gainsbourg, Pacadis ..) à une époque ou le Palace et les Bains Douches faisaient la légende de ces nuits.

Un underground qui aimerait bien que l’on se souvienne aujourd’hui de lui comme d’un mythe

FBA

A visiter : le site

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dimanche 14 octobre

Sunday dub : Lee "Scratch" Perry - Upsetter 14 Dub Blackboard Jungle

Personnage connu pour ses excentricités et son extravagance, Lee "Scratch" Perry propose depuis plusieurs décennies maintenant une musique, reflet de son ingénieuse science du son, mélangeant et alternant reggae instrumental, toast, sound system... Le reste appartient à la légende et elle est riche.

Lee_PerryC’est en 1973 que sort cet album, pressé à 300 exemplaires dont cent sont destinés au marché anglais. Enregistré avec les Upsetters (seconde mouture) au sein desquels on retrouve Carlton Carly Barrett et Aston Familly Man Barrett qui exercent par ailleurs leur talent de batteur et bassiste au sein des Wailers de Bob Marley, cet album est le fruit de l’association au mixage de King Tubby et Lee Perry lui-même. Il est considéré comme le premier enregistrement entièrement produit et conçu dans un esprit dub et donc comme le premier album du genre.

Initialement publié sous le titre Blackboard Jungle Dub avec différentes pochettes (une figurant un lion fumant un joint, une autre un tableau noir…) et sous différents labels, l’album est une compilation de morceaux, largement remixés, déjà enregistrés par Lee Perry avec différents artistes de l’île. « Bucky Skank » est repris sous le titre « Black Panta ». « Keep on moving » et « Kaya » des Wailers figurent ici remixés sous les titres « Mooving Skank » et « Kaya Skank ». Le travail présenté, y est d’une remarquable et foisonnante unité démontrant que le dub est une science destinée à aérer le son de particules musicales élastiques et de rythmes maîtrisés.

Cet album qui fut un échec à sa sortie a été depuis réédité par Trojan sous le titre Upsetter 14 Dub Blackboard Jungle augmenté de quelques plages. Et Blog Up s’en réjouit.

FBA

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samedi 13 octobre

A message

Pour faire suite au post d'hier, retour à la bande son de ce film avec les Specials. Pantalon étroit, bretelles, chapeau, nous Sans_titre_1sommes dans l'angleterre des années 80. A message to you rudy.... Message que t'adresse les Specials pour que tu ne fasses pas d'erreur... que tu sois un real rudy.

C'est blanc et noir à cette époque on ne parlait pas de discrimination positive. Les choses se faisaient encore ensemble... Don't forget a message to you rudy.

Mescaleros

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vendredi 12 octobre

Angleterre 80’s

Depuis mercredi dernier, vous pouvez voir sur vos écrans, «This is England » le film de Shane Meadows consacré aux Skinheads. Ou plutôt de la dérive, pendant l’été 1983,  d’un ado malheureux à la recherche d’un peu de chaleur humaine. Pas lge_England_070816111940802_wideweb__300x300de bol, il rencontre des skins et se joint à eux.  Mais cela aurait pu être pire, il aurait pu tomber sur les premiers fans des Smiths.

Blague à part, n’ayant pas encore vu le film, Blog Up vous signale juste l’excellente bande son avec beaucoup de Reggae (Toots and the Maytals), de la pop 80’s (Soft Cell, Dexy’s, Specials, Strawberry Switchblade !!!). Et quand même pour nos amis en Docs Martens 8 trous, les UK Subs. Peut-être pas du grand cinéma, peut-être pas des « héros » positifs mais au moins de la bonne musique.

Quant aux skinheads, que sont-ils devenus ? Hé bien, depuis le temps, ils sont probablement devenus chauves.

Alexander Grove

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