blog up

a musical blog

mercredi 31 octobre

Brève rencontre de comptoir : Shotter’s Nation, le retour

Blog Up buvait tranquillement son café quand soudain un sosie de Scarlett Johansson (en mieux), verre de vin  à la main s’approche.

- C’est vrai que tu bosses à Blog Up ?
- Heu, …oui
- Ah super, tu sais qui c’est Alexander Grave ?
- Grove, Alexander Grove, c’est moi.

Scarlett envoie le contenu de son verre à la figure de Blog Up.

Sans_titre_1- C’est toi qui a écrit ce torchon sur Babyshambles !! Tu t’es fait plaisir, ça t’a fait marrer de descendre Pete !! T’as rien pigé, mec, t’es nul !!
- Heu, (en s’essuyant), oui, heu, j’ai un  peu chargé, mais heu, globalement je le pensais.
- Comment ça « Globalement, je le pensais » ?
- Ben c'est-à-dire, quand je l’ai écrit, l’album, je l’avais écouté 5 fois, et je le trouvais plat, alors je me suis lâché. Mais en fait, je l’ai réécouté ensuite 7 ou 8 fois, c’est à ce moment là que j’ai commencé à sentir les vibes.
- Sentir les vibes ? Tu parles comme ça pour de vrai ? Ouah, mec, t’es super barge. Mais dis-moi, pourquoi tu ne l’as pas écouté 8 fois au lieu de 5 quand t’as écrit ton truc ?
- Ben, tu vois, il était déjà minuit et….
- (coupant la parole) ah ouais ? Déjà minuit ? Tu crois que Pete Doherty, Il regarde l’heure quand il crée ?
- (non il regarde l’heure quand il a rendez-vous avec son dealer ou son avocat mais si je lui dis, je crois que Scarlett va criser) Non bien sur, j’ai un peu exagéré. En fait, aujourd’hui, je le trouve super cet album. Son classicisme, le son bien carré et les mélodies en font une brillante synthèse de tout ce que j’aime : la pop anglaise sous influence mod. La voix est superbe, il y a toujours une vraie émotion, et le dernier morceau, il est incroyable : il pourrait être sur « Viva Hate ». En fait, je l’adore Pete. Dans le futur, quand on pensera aux années 2000, on ne se rappellera que de lui.
- (plus calme) Ah quand même, t’es moins bête que je le croyais, tu vas l’écrire dans Blog Up alors ?
- Ah je ne crois pas, ça va faire bizarre. Tant pis, le disque je vais l’écouter pour moi tout seul.
(en colère de nouveau) T’es vraiment qu’un pauvre type. Aucun courage. En tout cas le 14 janvier, je serai à l’Olympia, moi !!
- Moi aussi en fait, et puisque maintenant on est amis, si tu veux, je t’y offrirai un verre.
- Mais t’es gonflé en plus ! Mon copain sera là, il est rugbyman, ça ne te dérange pas ?
- (grande, très grande lassitude), Non bien sur, s’il aime Pete, c’est un ami.
- Bon, finalement je te crois, tout le monde peut se planter. Bon ben salut et puis.. .comment tu dis déjà ? Ah ouais : good vibes pour toi.

Alexander Grove

Babyshambles « Shotter’s Nation » toujours disponible

A regarder

Posté par blogup à 10:30 - A écouter - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

mardi 30 octobre

Suffer Little Children

Vous voyez ce livre ? Il s’appelle « Pop heart » et sur la couverture, il  y a  une cassette sur laquelle est inscrit « The Sans_titre_1Smiths » et là, Blog Up tend sa main. Feuilletage rapide, prise de décision, achat.
Ensuite, Back to the Old House et lecture.

“Pop heart” se passe à Nice au tout début des années 90 et raconte la dérive toxico-sentimentale de trois jeunes oisifs. Deux garçons, une fille, plusieurs possibilités. Oisiveté mi-subie, mi-choisie, en gros, ils savent pas quoi faire de leur vie. On les suit de cafés en soirée et vice-versa.

Mais la bande-son est hallucinante, en gros tout ce qui était bien  fin des années 80, début 90, des Smiths aux Mondays, en passant par Ride et les Pet Shop Boys.

Hasard de la vie, Blog Up a eu une bonne information sur la vie niçoise de cette époque et il retrouve parfaitement l’ambiance.

« Pop Heart » est léger et grave, on pense au « Less Than Zero » de Brett Easton Ellis pour le côté vie facile au soleil mais vide intérieur. Blog Up s’est senti bien et vous le recommande chaudement. Un bon roman pour les amateurs de musique mais qui va bien au-delà.

Pour les écrivains, c’est comme pour le reste « Some Girls are better than Others »

Alexander Grove

Pop heart par Barbara Israel chez Scali

A visiter : le myspace

Posté par blogup à 10:29 - A lire - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

lundi 29 octobre

C'est quoi être rock ?

Alors que Nathalie, lectrice, écrit  dans son commentaire de jeudi qu'elle envisage d'abandonner la lecture de Rock & Folk, couverture_bigBlog Up vous présente le nouveau livre de Philippe Manoeuvre. Ce livre sous le nom de Etre Rock [éditions Tana] propose un sous titre osé 113 mantras pour le rocker moderne. Rien que ça ! Et toujours dans le générique on lit : "Recueillis par Philippe Manoeuvre au cours de l'âge d'or, illustré par Thierry Guitard". Ca fait beaucoup !

Pour tout bien comprendre, il suffit d'ouvrir ce livre et les 113 mantras s'avèrent être tout simplement de belles formules de nos rock'n'roll star préférées. La sélection réalisée par Philippe Manoeuvre est évidemment riche... c'est eclectique :

"Rockers français, arrêtez de taper vos gonzesses, arrêtez" Kim Fowley 2005
"Nous nous intéressons au chaos" Jim Morrison parle des Doors 1967
"Ne jamais faire confiance à un hippie" Johnny Rotten 1977

Le tout est illusté par Thierry Guitard que l'on voit dans Rock & Folk et Libé.

C'est un joli petit livre avec une belle maquette et même pas cher... C'est sans prétention....

Mescaleros

A visiter : le site des éditions Tana

Posté par blogup à 10:30 - A lire - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

dimanche 28 octobre

Big Youth – Dreadlocks Dread

Big Youth apparaît dans le sillage de U ROY dont il admire le style et qu’il est allé écouter de nombreuses fois au Home Town Hi Fi, sound system de King Tubby alors qu’il était encore mécanicien de profession.

Converti au rastafarisme en 1968, il va mettre sa voix gorgée de soul au service de sa foi. Il est sans doute l’un des premiers à l’exprimer de façon aussi éloquente au point que Bob Marley lui empruntera plus tard l’expression « Natty bigyouth_dreadlocksdreadDread ». Dread de l’anglais, terreur, épouvante, désigne une personne qui laisse pousser ses cheveux sans les coiffer selon le vœu fait par les fils d’Israël dans la bible. Natty, de l’anglais knotty qui signifie noueux est un adjectif en rapport avec les cheveux.

Son premier gros succès en 1972 vient avec le morceau « S 90 Skank », S 90 étant un type de petite moto (de marque Honda) que possède Big Youth, dont on entend le bruit du moteur au début du morceau avec cet avertissement : "If you ride like lightening, then you’ll crash like thunder!"

En 1975 Big Youth bénéficie d’une reconnaissance internationale avec l’album Dreadlocks Dread empreint d’un grand mysticisme. En effet Virgin Records qui a manqué le train Marley signe a tour de bras des contrats avec de nombreux et excellents chanteurs et deejays jamaïcains dans l’espoir de venir si ce n’est dépasser du moins concurrencer Island Records dans cette branche nouvellement porteuse qu’est le reggae. Dreadlocks Dread, produit par Prince Tony Robinson, est un remarquable exemple du travail de Big Youth. Reprenant des classiques comme "Conquering Lion," de Yabby You, "Some Like It Hot," de Dennis Brown ou  "Curly Locks." de  Junior Byles, son débit saccadé et hypnotique y fait merveille. Cet album ne comporte pas moins de cinq très bons morceaux de dub instrumental. Y figurent également la formidable version DJ du succès de Burning Spear « Marcus Garvey » et le séduisant « Train to Rhodesia ».

Se considérant lui-même plus comme un chanteur qu’un deejay, Big Youth se veut le commentateur et le contempteur des petits riens et des grands tout qui se produisent autour de lui tant au plan local qu’au niveau international. Il est surnommé par ses admirateurs « human Gleaner ». Gleaner étant le nom donné aux journaux en Jamaïque, human venant du fait qu’il en décrypte les faits et les dénonce à l’intention des petites gens.

FBA

A regarder

Posté par blogup à 10:30 - Le disque du dimanche - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

samedi 27 octobre

Edification temporaire # 3 : Shot

Non mais sur quoi il est assis le Michel Drucker anglais ? Vous avez vu, c’est mon échafaudage ! Faut pas se gratter Sans_titre_1surtout ! Retire tout de suite tes sales bottes de là ou je t’en colle une !

Sinon le chanteur a un look bizarre, vous ne trouvez pas ? Il a une drôle de coupe de cheveux. C’est peut-être une perruque. Mouais, une perruque plate alors. Encore un original. Mais c’est pas avec une tête pareille qu’il va faire la couverture des magazines !

Le batteur aussi est assez spécial ; il me semble bien reconnaître une croix de fer accroché à son tee-shirt ! Je ne suis pas sûr que ce soit de très bon goût. Ça doit sûrement être de vilains punks qui veulent se la jouer provoc’. Voyous ! Je te mettrai tout ça au boulot moi. Je suis sûr qu’ils embauchent dans le bâtiment…

Bunganow Bill

A regarder

Posté par blogup à 10:30 - La vidéo du samedi - Commentaires [5] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

vendredi 26 octobre

Mmmmmmmmp / Paul Raven : un dernier Requiem

On a beau se savoir tous suspendus au coup de faux de l’Ankou, comme disait mon papy breton, cette rubrique de Blog Up est celle que nous aimons évidemment le moins, car elle annonce la disparition d’un musicien.

Né en 1961, Paul Raven, bassiste de Killing Joke (et ces derniers temps de Ministry) est mort le 20 octobre, semble-t-il d’une crise cardiaque, dans sa résidence française.

Raven avait intégré le groupe en 1982, remplaçant l’un des fondateurs, Youth, qui devenait alors franchement givré (il va bien mieux depuis longtemps et est devenu un producteur renommé). Raven rejoignait alors un groupe anglais majeur et il n’allait pas de soi de trouver sa place entre la guitare reconnaissable entre toutes de Geordie, la rythmique tribale et géniale de Big Paul, et les incantations pré-apocalyptiques du paraphrène Jaz Coleman. Sa forte personnalité et son jeu de basse puissant et solide l’imposa pourtant très vite comme un membre essentiel du groupe. Avouons n’avoir pas beaucoup suivi Killing Joke ces dernières années, le groupe poursuivant toujours sur la même voie, auprès d’un noyau de fans très fidèles, son vaudouisme punk-rock dont le sommet reste le génial album Fire Dances (dont l’opportune réédition est prévue début 2008). Cette obstination à faire la même chose est autant le malheur que la noblesse de grands groupes tels que Killing Joke – qui sortit aussi en 2003 un excellent album au titre éponyme, où Dave Grohl s’occupait de la batterie, y retrouvant la puissance et la technique de Nevermind.

Raven avait souvent pour le photographe une gueule patibulaire, mais à lire les témoignages dévastés de ses proches, on comprend la profonde gentillesse, l’humour et le culte de l’amitié qui coulaient sous sa patte d’ours. RIP.

Martin Terrier

A regarder

Posté par blogup à 10:30 - R.I.P. - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

jeudi 25 octobre

Dernière chance ?

Le 9 novembre prochain, The Twang se produira enfin à Paris. Dans une petite salle, bref le lieu idéal pour une rencontre.
TheTwang2Parce qu’il va falloir s’expliquer. The Twang : groupe miracle ou sombre daube ? Crétins violents ou lettrés romantiques ? Qui sont The Twang ?

Pour l’instant, Blog Up leur accorde le bénéfice du doute : solidarité entre fans des Smiths et des Mondays oblige. Mais l’album il est quand même bizarre. Selon les jours, Blog Up pense que c’est le disque de l’année et le lendemain, une bouse immonde.
Le concert devrait remettre les pendules à l’heure.

Au fait, et c’est le vrai objet de ce billet, le dernier single,  « Two Lovers », il est fantastique, vraiment digne des Smiths.

Alexander Grove

A visiter : le site
A regarder

Posté par blogup à 10:30 - A découvrir - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

mercredi 24 octobre

Souriez, vous êtes sur la photo

Envoyé spécial à New York City pour Blog Up, j’ai pu assister à la très belle expo ‘Press the Eject and Give Me the Film’ du photographe Eugene Merinov. Et je ne regrette pas mon voyage.

Sans_titre_1Je vous invite donc à y faire un tour pour découvrir plein de super photos en noir & blanc de formations Punk, Post-Punk et New Wave (Wire, Only Ones, Richard Hell, Suicide, New Order, Monochrome Set, Bauhaus …), en concert de 1977 à 1981 dans des clubs new-yorkais de légende (CBGB, Max's Kansas City, Danceteria, Palladium, Peppermint Lounge…).

Que vous dire de plus ? Que le grain est superbe, les cadrages parfaits, la lumière magnifique ? Ouais, si vous voulez, mais pour les pauvres malheureux qui ont tout juste de quoi se télécharger le nouveau Radiohead via internet, vous trouverez ci-dessous un lien pour baver sur les belles photos du gars.

Sinon, j’ai aussi ramené des clichés perso de mon voyage d’affaires. Y a de la couleur, le tirage est correct et y a pas de drogue. Alors si ça vous intéresse, n’hésiter pas à contacter l’auteur.

Et comme aurait pu le dire Michel Poiccard en son temps : « si vous n’aimez pas le punk… si vous n’aimez pas la photo… si vous n’aimez pas New York… allez vous faire foutre ! ».

Bunganow Bill

A visiter : le site et le myspace

Posté par blogup à 10:37 - Périphérique - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

mardi 23 octobre

Gossip fait péter l’élastique

Cela fait sans doute quelques semaines que nombre d’entre vous sautent comme des cabris à l’écoute du dernier album de Gossip, Standing in the Way of Control, et vous avez bien raison. Car franchement, il faudrait être un droïde pour ne pas remuer du popotin à l’écoute de l’usine à tubes composée par la monumentale Beth Ditto et son power trio – d’ailleurs Sans_titre_1même R2D2 bouge, alors… Le cocktail funk-soul-rock fonctionne impeccablement et les structures basiques des morceaux mettent la chanteuse sur orbite, et quelle chanteuse ! Ne craignons pas les superlatifs : il faut aller chercher du côté d’une Janis Joplin pour retrouver un tel coffre, cet engagement total et cette aisance déconcertante pour porter une ligne harmonique tout en laissant place à l’impro (on peut parier sans crainte toute sa discothèque et affirmer qu’il n’est pas une version enregistrée de chaque morceau semblable à la suivante). Une voix, enfin ! Denrée des plus rares et dont la pauvreté nous a paru d’autant plus grande ces dernières années de “revival” (téléguidé plus que réel) du son Motown.

Beth Ditto s’affirme justement comme l’antithèse de nombre d’apprenties chanteuses au CV immuable : j’ai beaucoup écouté Aretha Franklin quand j’étais petite, je suis super bien gaulée (oh mon bébééoaiéé oh yeaeuuuaaaahéé) et j’utilise le dernier shampoing L’Oréal “effet sortie de douche”.

Femme forte à contre-courant des canons médiatiques, butch revendiquée et militante, Beth Ditto emmène sa bande dans un champ de mines et fait tout péter.

De la bombe on vous dit !

Martin Terrier

A regarder

Posté par blogup à 10:30 - A écouter - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

lundi 22 octobre

Tu n’es pas seul

Non l’ami, tu n’est pas seul, ta vie est dure, ta copine se fout de ta gueule, ton boulot est naze, (et en plus t’es chanceux, t’en as un), The Enemy chantent pour toi.

En mai dernier, Blog Up vous avait narré la performance brutale et salvatrice de The Enemy lors d’un concert parisien. 860Pendant l’été, leur premier album est sorti pour aller directement atterrir à la première place des charts. Blog Up ne vous en a rien dit car, à l’époque, ils étaient censés passer au festival organisé par le « news culturel ». Blog Up se réservait pour en parler un peu avant le concert.

Finalement, ils ont annulés.  Et Blog Up va essayer de vous convaincre de vous intéresser à ce jeune groupe de Coventry trois mois après la sortie de l’album.

Très jeunes, The Enemy ont eu leur jeunesse marquée par la Britpop, notamment Oasis et Verve. Dès qu’ils ont commencé à jouer, ils ont eu a chance d’être aidé par les bonnes personnes au point que le légendaire label Stiff a rouvert ses portes pour eux. The Enemy reprend une tradition très anglaise : efficacité mélodique, et paroles à tendance sociales (jusqu’à une naïveté quelquefois consternante, il faut le reconnaître).

Plus qu’Oasis, The Enemy évoque un très vieux groupe : The Jam. C’en est presque troublant. Mais, de plus, Blog Up irait jusqu’à y entendre un croisement entre T-Rex et Jam. L’album dure moins de 40 minutes, il blaste, il est super, les mélodies sont simplissimes mais efficaces et on s’arrête de faire du headbanging pour le dernier morceau, une pure merveille de slow qui n’aurait pas dépareillé sur « Ziggy Stardust ».

Bref, Blog Up est passé à l’Enemy et il vous conseille d’en faire autant.

Alexander Grove

The Enemy « We’ll live and die in these towns » avec les tubes Away from here, Had Enough, It’s not OK et You’re not Alone

A visiter : le site

Posté par blogup à 10:30 - A découvrir - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



« Accueil  1  2  3  4   Page suivante »