mercredi 20 juin
Une longue histoire
Ce premier album de Mad River a une longue histoire. Son histoire est lié à l'histoire du disque actuellement. Il est enregistré depuis longtemps. Des producteurs étaient intéressés puis abandonnés le projet pour des raisons diverses...
Lonely are the brave est donc enfin sorti et c'est plutôt bien. Pourquoi ? Mad River avec ce premier album a réussi quelque chose de difficile : réaliser un disque rock avec un bon son. Cela n'est pas donné à tout le monde. A trois les Mad River sonnent juste. C'est carré et en place. Au chant Kim Ohio (complice de Thomas Belhom) fait du grand travail pendant que Fabrice et Damien assurent efficacement les compositions.
Mad River livre un rock élevé au garage, au punk... on y retrouve les Stooges, les (oubliés) Cramps... Toute cette énergie qui fait le rock.
Mescaleros
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mardi 19 juin
Du blues
Steve Tallis est australien. Steve Tallis a rencontré le blues. Steve Tallis est un musicien curieux des sons du monde. Steve Tallis est donc un musicien curieux qui arpente le monde et les sons du monde pour s'enrichir et écrire sa propre musique.
Ici d'ailleurs, le label nancéen vient de signer Steve Tallis pour son nouvel album Loko. Ici d'ailleurs, en sa dixième année poursuit son travail de chercheur, de découvreur. C'est bien et toujours cohérent dans sa ligne éditoriale.
Steve Tallis joue un blues du monde. Ne vous attendez pas à attendre un blues classique. Le blues de Steve Tallis est celui d'un musicien voyageur qui ouvre sa musique à la musique des autres. Australien d'origine, Steve Tallis aurait pu partager sa musique avec le regretté Ali Farka Touré. Chez Steve comme chez Ali, il y a cette façon vitale de jouer. D'ailleurs jouer n'est pas le bon verbe. Non ! La même façon de vivre les notes, les émotions. On trouve tout cela sur cet album qui aurait mérité d'être plus court.
Mescaleros
A écouter : des titres
lundi 18 juin
The Twang « Love It When I Feel Like this »
En début d’année, Blog
up délirait méchamment sur The Twang. Délire
justifié par l’écoute intensive de leurs morceaux mis
à disposition sur myspace. Cinq types à la mauvaise
réputation, fans d’Oasis et de The Streets, produisant une
musique directement issue de la mouvance Stone Roses / Happy Mondays.
Comment ne pas être fan ?
Les problèmes ont commencé dès leur premier single. Comme l’a pointé un lecteur de Blog Up, le son de guitare faisait penser à U2. Blog up n’a pas souhaité commenter parce qu’il avait un peu du mal aussi. Deuxième single, même topo. Et maintenant, ce premier album…
Après écoute intensive, Blog up vous le dit tout net : The Twang sont désormais un mystère pour lui. La guitare ne fait pas seulement penser à U2, elle fait penser à tout le rock dit « héroïque » du début des années 80. Quant aux morceaux, ils sont tous basés sur 3 chansons déjà existantes : « Dry your eyes » de The Streets, « Loose Fit » des Happy Mondays et « Wonderwall » d’Oasis. Avec un léger problème cependant : il n’y ni soul, ni violence. L’album s’écoute sans problèmes, la production ne choquera personne, une belle carrière en radio les attend.
Et c’est peut être ça, la solution du mystère, The Twang a pour but d’avoir du succès, ce qui n’est pas un défaut en soi. Mais dans ce cas, il faudrait avoir des chansons mémorables. Ce qui n’est pas toujours le cas ici. Entendons-nous bien, l’album n’est pas nul, il y a de très bonnes choses mais il y a un manque de personnalité dans ce disque qui en fait un produit dispensable.
En fait, pour l’apprécier, il faudrait être placé dans les conditions d’écoute idéales : au pub, avec tes potes, triste et bourré parce que ton équipe de foot préféré vient de se faire battre. Dans ces conditions, la musique de The Twang est salvatrice. Mais on attendait tellement plus…
Alexander Grove
A visiter : le site
dimanche 17 juin
Do you remember ?
Ce dimanche matin je fais une folie. Je m’écoute un bon vieux hardcore américain des familles. De la bombe. Un déluge sonore. Une déferlante sauvage. Un truc qui réveille les morts. Et les voisins aussi. Y a des voisins morts ? Ah pardon, autant pour moi. Bref, j’ai choisi un album d’Hüsker Dü. Et un live tant qu’à faire. Land Speed Record. Super cool. Ça va donner. Parce que ce disque il est terrible. Il a 25 ans et je propose de vous rafraîchir la mémoire.
Le groupe d’abord. Un trio formé en 1978 par Bob Mould (guitare), Greg Norton (basse) et Grant Hart (batterie). Des bouseux du Minnesota qui ont la rage. Des punks américains sans déguisement. Des gens simples qui deviennent des références en créant un groupe phare de la scène hardcore underground des années 80 aux côtés de Black Flag, Minutemen, Dead Kennedys, etc . Land Speed Record est leur premier album, enregistré en 1981. Beaucoup d’autres suivront.
La pochette ensuite. Une photo de cercueils (ah, vous voyez, je vous l’avez dit… pour les morts) recouverts de la bannière étoilée. Des soldats tombés au front bien sûr. Retour du champ de bataille donc. Une photo en noir & blanc, c’est triste, c’est sobre, c’est toujours classe. Un rapport avec les paroles ? J’en sais rien, je ne comprends rien à ce qu’ils disent. De toutes façons on n’entend rien à part du bruit. Et encore, quand je dis du bruit, c’est un euphémisme.
La musique enfin. Du bruit donc, y en a plein et c’est rien de le dire. Un sacré boucan. On est plus près du mur du son que du trafic urbain ou du voisin bricoleur (du dimanche justement). Et pourtant, qu’elles sont belles ces mélodies cachées. Mais nos gars sont sûrement des grands timides qui, par pudeur sans doute, préfèrent noyer leurs jolies chansons dans le chaos. Et de les jouer super vite. La preuve, 17 titres enchaînés en moins de 30 minutes. Ça déménage.
Bunganow Bill
A visiter : un site très documenté
A regarder :
samedi 16 juin
SCOOOOP !!!!!
On trouve de tout sur le web comme cette rumeur de formation d’un supergroupe regroupant les survivant des Beatles et
des Who :
Roger Daltrey : Voice
Pete Townsend : Guitars
Paul McCartney : The Bass Guitar
Ringo Starr: The Drums
Le nom serait trouvé: The Wheatles.
Le projet ne serait pas nouveau car en 1966, a déjà eu lieu un jam de ce groupe avec quelques potes.
Blog up a fouillé dans ses archives et a trouvé un petit film où il se rend à ce concert.
Carella
A regarder
vendredi 15 juin
L'histoire intérieure
2006, était l'année des 40 ans de Rock & Folk. Les éditions du Castor Astral viennent de rééditer Mémoires de Rock & Folk de Philippe Koechlin. Pour celles et ceux qui ne le sauraient pas Philippe Koechlin est le fondateur de Rock & Folk. Mémoires
de Rock & Folk est l'histoire intérieure du magazine. Philippe Koechlin ne s'arrête pas aux anecdotes qui ont marqué la vie du journal. Il nous raconte l'Histoire avec un grand "H" d'une société, d'un journal et d'un homme.
Philippe Koechlin vient du jazz mais c'est en découvrant James Brown sur scène qu'il se rend compte qu'il se passe quelque chose et surtout qu'il décide de créer Rock & Folk. Grâce à ce temoignage, on apprend qu'écouter de la musique de jeunes n'était pas si facile dans les années 60. Les jeunes étaient plus ou moins obligés de se cacher pour vivre et écouter cette musique.
Mémoires de Rock & Folk est un livre pleins de souvenirs, de rencontres. Au fil des pages Philippe Koechlin vous fait partager son expérience de directeur de magazine mais surtout d'un homme passionné qui a su nous transmettre cet amour pour la musique et j'oserai presque écrire les musiques.
Mémoires de Rock & Folk est un témoignage indispensable pour comprendre et vivre 40 ans de Rock & Folk et 40 ans d'histoire contemporaine.
Mescaleros
A visiter : le site du Castor Astral
jeudi 14 juin
D'espagne
Whitechapel en un mot est un duo de Madrid, Espagne que Blog Up a découvert grâce à Faris Nourallah. Pablo et Javier sont deux fans de la pop "magique" de Faris Nourallah.
Eux, ils jouent dans un registre différent plus proche d'un Neil Young rencontrant Nick Drake et d'un Bob Dylan rassurant. Whitechapel en un seul mot avec ce premier album a poussé le travail loin. Comment en 14 titres ne pas devenir insupportable en jouant cette musique ?
Blog Up ne compte pas le nombre de CD reçu dans ce registre qui n'ont pas atteint la qualité de cet album. Whitechapel pour ce premier album propose avec évidence des compositions parfaites. L'écriture est certe standard mais terriblement efficace. Ce n'est pas étonnant que Whitechapel aime l'écriture de Faris Nourallah.... C'est un premier album à découvrir et Blog Up croit en l'avenir...
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mercredi 13 juin
Premier solo
Arnaud Michniak fait parti de la famille des artistes que Blog Up soutient et apprécie depuis longtemps. Arnaud Michniak,
c'était Diabologum, Programme et le voilà désormais en solo pour ce nouvel album Poing Perdu [Ici d'ailleurs] à paraître le 18 juin prochain.
Arnaud Michniak, c'est avant tout une écriture, une écriture très cinématographique d'ailleurs. Poing Perdu est né d'un projet associant l'image et la musique. Chaque chanson d'Arnaud est comme un court métrage. Un court métrage qui ne vous laissera pas de marbre. Arnaud a depuis toujours une écriture très précise, très piquante. Elle vous questionnera voire vous indisposera. C'est cela Arnaud Michniak, un artiste qui s'interroge.
Tant d'interrogations, de mots peuvent parfois paraître assomant mais pour son premier album solo Arnaud a su trouver un format de disque parfaitement adequate (moins de 30 minutes). Poing Perdu est un album intransigeant que vous n'écouterez pas sous la douche d'une oreille lointaine. Poing Perdu demande une attention entière. Il faut entrer dans l'univers des mots d'Arnaud.
En plus de son travail sur cet album Arnaud Michniak publie un DVD chez Mathieu Copeland regroupant ces travaux sous le nom de Appelle ça comme tu veux 1 et 2.
Mescaleros
A visiter : le site de Ici d'ailleurs et le site de Mathieu Copeland
mardi 12 juin
Fuite de talent
Dans la rubrique "A découvrir" aujourd'hui, il y a urgence parce l'artiste se fait la malle. Oui, il nous quitte ! Comme ça... Bye, bye, ciao ! Triste parce qu'on aimerait bien le garder ici....
Il s'appelle El Boy Die... moi je l'appelle Manu. Pour la petite histoire on s'est courru longtemps l'un après l'autre et puis un jour nous nous sommes rencontrés. J'ai demandé à Manu d'écrire une berceuse chose qu'il a fait pour Have a good night Star / Moon . Evidemment c'était beau, très beau.
Les petits camarades de Waterhouse Records éditent le nouvel album de El Boy Die How the way is long. C'est bien Waterhouse poursuit son travail de manière cohérente. Dans quelques années le catalogue du label offrira une belle collection de ce qu'est le folk en France.
Mais revenons à notre "partant". Manu a une voix extraordinairement belle et touchante. Une voix comme on en rêve. Manu a de belles références : la plus évidente Neil Young.
C'est le Neil Young de On the beatch, de Zuma qui est là. C'est aussi le Elliot Murphy de la fin des années 80... De belles chansons bien écrites qui vous emportent et enveloppent. El Boy Die sous ce nom triste écrit de très belles chansons.
Et voilà qu'il quitte la France pour tenter sa chance au Canada. Chance à toi !
Il donnera demain son dernier concert au Pop In.
Mescaleros
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lundi 11 juin
Une découverte pour ouvrir la semaine
Blog Up a passé son week end à Villette Sonique. Le festival en dehors de sa programmation interéssante est l'occasion pour les labels de se recontrer, d'échanger... C'est bien et parfois ça donne envie de partager des choses.
Aujourd'hui, il n'est pas question d'un groupe découvert lors du festival. My girlfriend is better than yours est apparement un duo composé de Bud Low et Dirty Holy... une fille et un garçon.
Quatre titres sur mysapce et l'envie de mieux les connaître. Belle reprise du Andy Warhol de Bowie... tout en électro soft et voix.... tout en soft folk pop pour Before my memory... tout en intimité presque minimale et très velvetienne pour From my sofa.
C'est lundi. On a le temps pour découvrir. Les voix sont belles. L'ambiance intéressante... A découvrir, donc.
Mescaleros
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