samedi 30 juin
Le Rimbaud de NYC
L'autre jour, je discutais avec une connaissance. J'étais dans son bureau. Lui derrière son ordinateur. Un mail arrive, il me dit
tiens c'est un mail de Mike Rimbaud. Oui Mike Rimbaud, nous connaissons la même personne. Et voilà qu'on échange nos souvenirs. Pour moi, Mike Rimbaud, c'est l'album Funeral Lover sorti chez Bondage et les nombreux concerts de Mike Rimbaud qui restent de beau souvenir. Belle prestation scénique dans un style classique rock très new yorkais. Ne vous arrêtez pas à la qualité de la réalisation de la vidéo ou à la coiffure de Mike Rimbaud et à ses vêtements. Ecoutez...
Mescaleros
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vendredi 29 juin
Le feuilleton de l'été : La pop écossaise / Présentation
Il va de soi de nos jours, que grâce à Franz Ferdinand n’importe qui peut situer Glasgow sur la carte musicale mondiale, mais il n’en a pas toujours été ainsi et pendant longtemps, la musique écossaise a été assimilée a un ensemble de types en jupe avec des jambes poilues soufflant très fort dans un sac de peau de mouton pour effrayer les natifs lors des guerres
coloniales britanniques. Cela est un peu cliché mais jusqu’au début des années 80, l’influence de l’Ecosse dans le panorama de la pop musique mondiale a été plus que limitée.
Si l’on remonte aux sources, le messie écossais vint en la personne de Donovan, né a Glasgow, il est devenu rapidement une icône des sixties avec son mélange (on pourrait dire Blend) de musique traditionnelle et de psychédélisme. Maintenant haut le drapeau écossais dans les charts mondiaux pendant une bonne dizaine d’années, son succès chute mi-seventies, sans laisser une trace indélébile (sauf pour les Happy Mondays) dans les cerveaux de musiciens. Heureusement (si on peut dire), il n’aura pas un remplaçant, mais 5 avec les Bay City Rollers. Ici encore un Blend, on est loin du Malt, avec un mélange de chansons Bubble-gum, Glam Rock et accoutrements en tartan représentant haut et fort leur identité. Des millions de disques vendus, des gamines à leurs pieds et un naufrage personnel pour tous les membres du groupe et leurs managers, les BCR ont tout eu et tout perdu. L’Ecosse allait-elle suivre.
La réponse est non. La décennie suivante, les 80’s, allait asseoir la province britannique comme un réservoir incontournable de talents. D’une part on trouvera des machines a jouer dans les stades comme Simple Minds, Big Country ou les Proclaimers, qui assureront l’Ecosse comme un placement rentable chez les maisons de disques et d’autre part des artistes qui sans connaître un succès énorme, influenceront beaucoup et seront redevables de la réussite de groupes tels que Nirvana par exemple avec les Vaselines. Les décennies suivantes auront leur lot de groupes connaissant un succès autant critique que commercial avec Primal Scream, le Beta Band et Franz Ferdinand.
Blog Up vous propose au cours des dimanches de cet été 2007 de suivre certains des groupes, et disques, écossais préférés par la rédaction.
A dimanche...
Carella
A regarder
jeudi 28 juin
De l'histoire toujours
De l'histoire toujours, Blog Up en aime comme celle de Dogbowl. Artsite américain de la sphère Kramer et Shimmy Disc qui arrivera plus tard ici via le découvreur Lithium. Dogbowl, les années passées est malheureusement sorti du "circuit". Dommage et j'ai déjà écrit tout cela.
J'ai eu la chance d'être pendant quelques semaines le voisin de Dogbowl aka Stephen. Même immeuble de New York où j'allais le voir peindre, où j'allais lui montrer les trésors trouvés chez les disquaires la journée. Parfois, nous allions au CBGB voisin écouter des concerts, boire des bières. Nous habitions à trois pas du CBGB comme au village.
Le temps a passé, les vies aussi. Dogbowl ne fait plus de disque et le CBGB est out. Il reste nous dans cette histoire. Dogbowl depuis NYC, nous envoi un beau signe, celui de l'artiste généreux.
C'est un vrai / faux album mais il est essentiel comme un document d'une époque. Sur son site vous trouverez toutes les explications. C'est généreux en téléchargement libre. RIP.
C'est une époque, une histoire. C'est NYC, le CBGB. C'est le travail d'un artiste : Dogbowl.
Mescaleros
Avisiter : son site
mercredi 27 juin
Man of good fortune
Samedi 23 juin, il est 20h45 quand la lumière s’éteint dans le palais des congrès de Paris. Le rideau s’ouvre sur le chœur des vierges (à gauche) et l’orchestre façon thé dansant dominical (à droite). Lou Reed, 64 ans et démarche de vieille tata,
entre en scène accompagné de son groupe. Applaudissements nourris dans la salle comble puis rapidement silence de plomb ; le chanteur entame la chanson titre de l’album-spectacle ‘‘Berlin’’. Tout de suite on sent que ça ne va pas rigoler des masses.
Mais avant d’aller plus loin, il faut préciser au lecteur de Blog Up que le palais des congrès c’est vestiaire à l’entrée, location de jumelles, ouvreuses en uniforme et place numérotées. Le stage diving étant bien sûr tacitement interdit. Autant dire tout sauf rock’n’roll. Mais compte tenu du prix du billet et de l’âge de la vedette, l’endroit est adapté au public car, semble-t-il, principalement composé de bobos blasés, d’anciens rockeurs fatigués et dégarnis, et de fans de toujours ayant cassé leur tirelire.
Le concert donc, se déroule sans surprise car les chansons sont évidemment jouées dans l’ordre du concept-album, narrant la tragique histoire de Jim et Caroline, couple misérable aux prises avec la drogue et la violence, entraînant la séparation d’avec les enfants et le suicide de la mère. Berlin et son mur symbolisant l’impossible communication entre les êtres.
Une œuvre culte et triste qui date de 1973 et se prête finalement assez mal à un spectacle joué dans une salle trop grande pour faire passer une émotion et où la plupart du public est trop loin pour communier avec les artistes. Un concert parfaitement réglé mais un peu décevant donc et plutôt mou du genou ; Lou Reed est statique et le public stoïque.
Heureusement, un 1er rappel surprenant qui, grâce à seulement 3 titres (Sweet Jane, Satellite of love, Walk on the wild side), put à lui seul rattraper un show en demi-teinte. Un 2ème rappel pour un titre unique, interprété par le groupe seul, prolonge le concert qui dura finalement près de 2 heures ! Et non, l’animal n’est pas mort, comme quoi le tai-chi... bref, le public s’extrait de son fauteuil pour se dégourdir les jambes et saluer l’ancien qui, à son tour, lui adresse un « meurci bôcoup Parisse ». Un triomphe.
Bunganow Bill
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mardi 26 juin
Un objet d'hier
Pour beaucoup de lecteurs de Blog Up la cassette est un objet qui appartient au passé. Je me souviens que la cassette était pour nous, à l'époque, l'unique objet qui nous permettait de faire des compilations de nos artistes pour le plaisir de nos amis lors de soirées échevelées... mais tout cela est une autre époque.
Le label Monster K7 a décidé de redonner vie à la cassette. Toutes les productions sortiront uniquement sur cassette.
Un premier projet vient de voir le jour. Il s'agit d'une compilation sur le thème du Toy Piano. J'en ai écouté quelques titres et cela me plait beaucoup. Il y a ce son propre à la cassette. Les artistes viennent du monde entier et pour les lecteurs et auditeurs de Blog Up vous y retrouverez Aliplays.
Le label a d'autres projets notamment un tribute à l'orgue Bontempi...
La compilation sera présentée en live à la librairie / galerie En Marge jeudi 28 à partir de 19h30.
Mescaleros
A visiter : le site
lundi 25 juin
Une tranche d'histoire
Le nouveau livre édité par le Castor Music est consacré au Rap. Comme toujours, Blog Up est le sous charme par la qualité d'ensemble du livre.
Thomas Blondeau et Fred Hanak racontent à leur manière l'histoire du Rap. Combat Rap propose non seulement de nous raconter cette histoire mais aussi de long entretien avec les acteurs de cette histoire Public Enemy, Wu Tang, Dj Shadow, etc...
Lorsque ce mouvement est apparu dans les années 80, nombre de personnes était persuadé qu'il disparaîtra sans laisser de traces. A la lecture de Combat Rap on se rend compte que ce mouvement existe toujours et qu'aujourd'hui ces artistes représentent un poids économique important.
Thomas Blondeau et Fred Hanak expliquent bien les différents mouvement : côte est, côte ouest et celui du sud. A chaque région un style différent. Les entretiens proposés sont complémentaires et illustrent parfaitement ce livre.
Comme toujours, Philippe Blanchet, directeur de collection du Castor Music nous offre un livre très intéressant, beau et qu'on aimerait voir dans toutes les bibliothèques qui se respectent.
Mescaleros
A visiter : le myspace
dimanche 24 juin
The good side
Le chanteur, compositeur, multi-instrumentiste, arrangeur, producteur, et accessoirement mancunien Barry Adamson sait tout faire. Pour lui, mais aussi pour les autres ; en plus de ses propres albums, il participe régulièrement à la composition de musique de films, de publicités, de programmes télévisuels, et collabore avec de nombreux artistes souvent singuliers et/ou méconnus sur des projets musicaux divers.
A l’origine, Barry Adamson est le bassiste de Magazine (avec l’ex-Buzzcocks Howard Devoto), puis il rejoint Nick Cave pour en finir avec l’aventure Birthday Party et commencer celle des Bad Seeds, et entame finalement une carrière solo dès 1988 en reprenant le thème musical de « The man with the golden arm ». Adamson définit alors la tendance musicale qu’il donnera à ses prochains disques (Moss Side Story en 1989, Soul Murder en 1992, Oedipus Schmoedipus en 1995…) : cinématographique.
Moss Side Story, qui est donc son premier album solo, est construit comme une oeuvre en 3 actes, davantage pensé pour un film noir que pour une pièce de boulevard. La musique est parfois lancinante et langoureuse, parfois agitée et trépidante, les personnages semblent mystérieux, l’atmosphère est sombre, le suspens est palpable. Le clin d’œil hitchcockien final confirme nos sensations. Et pourtant, le film est virtuel.
Car Barry Adamson sait créer un univers musical très particulier, peut-être unique ; un mélange de genres (post-punk, soul, jazz, électro), de techniques (samples, bandes magnétiques, cuivres et électronique, dialogues de films), pour livrer la bande-son d’une œuvre imaginaire.
L’auditeur ne se contente alors pas seulement d’écouter la musique et éventuellement de se représenter les musiciens, il doit (il peut) s’inventer une histoire, s’imaginer des personnages. On peut ainsi presque parler d’interactivité. On peut en tout cas parler de chef-d’œuvre.
Bunganow Bill
A regarder
samedi 23 juin
Kirk in The Sky with Diamonds
Dans les années soixante, tout était possible et acceptable comme cette extraordinaire version de Lucy In The Sky With
Diamonds par William Shatner (Captain Kirk de Star Trek). La version est tellement incroyable que l’on peut se demander si elle n’est pas meilleure que l’originale. L’acteur dit son texte de façon dramatique, sans aucune retenue, plutôt qu’il ne le chante et on se rend compte de l’inanité des paroles.
Comme il n’y a pas de traces télévisuelles de la chanson, un petit malin, vraiment doué, en a fait un clip hommage à la Culture Pop.
On note le clin d’œil au feuilleton « I love Lucy ».
Carella
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vendredi 22 juin
Tranches de rosbifs
Pour tous ceux qui envisagent de s’installer en Angleterre dans le but non pas d’acquérir des disques de musique populaire introuvables ici ou de parfaire la langue de Shakespeare, mais pour y trouver un travail motivant et faire fortune (!), Blog
Up conseille (ou déconseille, c’est selon) de lire, chez Scali, la Petite encyclopédie de la vie merdique en Grande-Bretagne à l’usage du reste du monde, de Steve Low et Alan McArthur, véritable voyage au « pays de la méritocratie rêvée des riches ».
Une somme de coups de gueule en tout genre, de moqueries, d’insultes, d’indignations, de dénonciations de la vie de nos voisins d’outre-manche. Ainsi, nous saurons tout sur les raisons pour lesquelles Tony Blair est une pourriture, sur les voyages organisés dans les centres commerciaux, la consommation de gadgets de luxe, la culture de la louange, la répression des loubards, le snobisme anti-pauvres, j’en passe et des meilleurs.
C’est souvent cocasse et pittoresque, drôle et révoltant, mais parfois facile et de mauvaise foi, et pas toujours signifiant pour le français lambda peu anglophile.
Et pour les irréductibles feignasses, les indécrottables traîne-savates, les losers éternels qui n’imaginent même pas quitter leur beau pays d’assistés, Blog Up invite à lire ce livre à l’esprit rock’n’roll, voire punk, d’abord pour rigoler (ça fait toujours plaisir de se moquer un peu de ses voisins), et aussi pour ne rien regretter des navrants comportements consommatoires d’un pays de blaires à la pensée médiocre. En plus il y pleut tout le temps et désormais on a les mêmes à la maison.
Bunganow Bill
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jeudi 21 juin
Bazar libre
Larrikin Love est un groupe anglais. De cette angleterre qui sait donner des groupes si bien formatés pour répondre aux grilles du commerce et des magazines.
Larrikin Love dans ce monde de standardisation a peut être réussi quelque chose en brouillant complètement les pistes. The freedom spark est un disque fouineur dans le background des 4 Larrikin Love. Faire le catalogue des influences serait trop long et peut être pas intéressant tant Larrikin Love a su écrire une partition nouvelle.
Les 11 titres de The freedom spark sont que des fenêtres ouvertes sur un monde de musique qui s'offre à nous. Parfois tout cela peut sonner comme un joyeux bordel sonore mais l'ensemble est largement au dessus des standars tristes. Il y a chez Larrikin Love quelque chose de joyeux et un peu amateur dans sa réalisation. On sent que tout cela n'est pas calculé et que c'est le résultat de l'expression libre d'un groupe loin de toutes contraintes.
Blog Up ne peut qu'aimer et soutenir ce genre d'initiative !
Mescaleros
A visiter : le myspace
