dimanche 08 avril
Billy Bragg, les années pop
Les années 90 voient la fin de l’ère Thatcher, et pour Bragg, ainsi que pour nombre de chanteurs engagés, la disparition d’un ennemi et d’une inspiration, même si John Major poursuivra la même politique que son prédécesseur. On le sentira moins présent sur la scène musicale, en partie également pour s’occuper de sa famille ; son combat politique prend une dimension internationale (socialiste) et sa carrière musicale prend un tournant plus « mainstream » avec la rencontre d’autres musiciens.
« Don’t try this at home » (1991) est un bon exemple de ce renouveau. Avec le titre « Sexuality », Billy retrouve les charts et les collaborateurs de l’album (Johnny Maar, REM) lui apportent un nouveau public. L’album sera très bien reçu par la critique et le public. Ceci entraînera d’ailleurs un nouveau très généreux contrat sur Go Disc !, qui sera plus tard abandonné et remboursé en grande partie par Bragg pour ne pas mettre le label en danger.
La réédition de l’album par Cooking Vinyl enrichit l’album par de nombreux bonus, plus intéressants que sur le premier album. Un bel objet pour ceux qui veulent aborder la carrière de Billy par un coté « plus facile ».
La suite des 90s est plus calme avec un album en 1996, et un retour aux sources « William Bloke » également réédité chez Cooking Vinyl. Elles s’achèvent avec un surprenant projet apporté par la fille de Woody Guthrie pour mettre en musique des textes de son père. Ce sera Mermaid Avenue (I et II) enregistrés avec l’aide du groupe américain Wilco.
A noter un mini LP en 1990, The International, chez Coking Vinyl
Une décennie plus calme, le temps de la maturation.
Carella
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