mercredi 28 février
En route pour Brighton
Bloc Party avait beaucoup plu en 2005 avec un 1er album dynamique intitulé Silent Alarm,
et, comme la vie continue, revoilà nos arty-londoniens deux ans après
avec A weekend in the city. Alors posons-nous l’éternelle et
incontournable question : le cap délicat du 2ème album est-il franchi
avec succès ? Peut-être. Mais pas sûr, car si ce nouveau disque est
plutôt beau et soigné (contenant et contenu), est-il bon pour autant ?
Difficile à dire.
En effet, à l’image du premier titre à l’esthétique post-punk qui ouvre l’album, on peut partager ce dernier en deux : les compositions plutôt rapides avec un gros son de guitare et une batterie de bûcheron, et les autres plus calmes, parfois à la limite de la ballade, où la voix et le chant sont d’avantage mis en valeur.
Blog up préfèrera en fait le côté un peu bourrin des premières, plus rock et énergiques. Les secondes, plus pop, sont belles mais aussi plus ennuyeuses et font de ce nouvel opus un disque finalement un peu longuet et monotone.
Maintenant, reconnaissons tout de même à Kele Okereke une voix et un talent rares dans le monde de l’indie rock. Ça peut parfois suffire à sauver un album, surtout si les textes sont impeccables. Et c’est le cas ici.
Bunganow Bill À visiter : le site de V2
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mardi 27 février
Polytechnic
De Manchester, Polytechnic n’a rien à voir avec la tradition locale Stone Roses / Oasis (que Blog up apprécie au demeurant). Là, on reprend les choses à l’automne 2001 juste après la sortie du premier album des Strokes et on répond. A l’anglaise, avec élégance et mélodies. Blog up va surtout insister sur l’excellence de ce groupe discret, sans grandes gueules mais qui écrit des tubes. Ca fait bien plaisir de reparler de Manchester.
Alexander Grove
À visiter : le myspace
lundi 26 février
Le festin épistolaire d’un junkie costumé
D’accord, William Burroughs ne fait pas du rock’n’roll, mais William Burroughs est rock’n’roll : son rapport à la société, son attitude anticonformiste et contre-culturelle, sa dépendance à la drogue, sa liberté de ton et de mœurs…
D’accord, William Burroughs n’est pas une rock star, mais William Burroughs est l’idole des rock stars. En vrac, parmi les plus célèbres vedettes du showbiz rock’n’rollien qui ont rencontré, collaboré, enregistré, se sont défoncés et/ou fait prendre en photo avec lui, ou simplement approché et admiré l’auteur et revendiqué un héritage culturel, intellectuel, on peut citer : Lou Reed, Joe Strummer, Tom Waits, Iggy Pop, Sonic Youth, R.E.M., Kurt Cobain, Pattie Smith, Mick Jagger, Franck Zappa, Jimmy Page et bien d’autres.
D’accord, les Lettres de William Burroughs publiées en ce début d’année par les éditions Christian Bourgois ne parlent pas réellement de musique, mais les écrivains rattachés à la Beat Generation auxquels il écrit ici sont, comme lui, depuis toujours liés à cet art (le nom même du mouvement est directement inspiré de la notion de rythme musical, appliqué à la poésie, à la littérature, à la vie) ; Kerouac a enregistré avec des musiciens jazz comme Steve Allen, Al Cohn et Zoot Sims, Ginsberg plus folk, plus rock, était particulièrement proche de Bob Dylan, Jerry Garcia, Paul McCartney et du psychédélisme des 60’s.
Voilà pourquoi il est évident que William S. Burroughs (1914-1997) a sa place dans les colonnes de Blog up à l’occasion de la publication de la traduction française d’un choix de sa correspondance et du triste anniversaire de sa mort (10 ans cette année).
Voilà aussi pourquoi Blog Up conseille vivement ce livre essentiel pour la compréhension de l’élaboration de l’œuvre du grand écrivain (notamment le principe de cut-up), qui nous renseigne sur ses relations amicales voire fraternelles avec les autres écrivains beat, et nous montre un marginal somme toute fin observateur de la vie politique. Un personnage désormais incontournable de l’histoire littéraire en particulier et de la culture américaine en général, également et occasionnellement reconnu comme acteur de cinéma et …tireur d’élite !
Bunganow Bill
Editions Christian Bourgois640 pages - 30 €
À visiter : le site des éditions Christian Bourgois, un site français dédié à l'écrivain
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dimanche 25 février
La punkette du dimanche : Chrissie Hynde
La chanteuse et guitariste américaine Chrissie Hynde forme, en pleine période de renaissance musicale, avec des musiciens anglais (James Honeyman Scott à la guitare, Martin Chambers à la batterie et Pete Farndon à la basse) le groupe The Pretenders en 1978.
La rockeuse en cuir noir n’est pas tout à fait une débutante quand cette aventure commence et pourtant, après plusieurs 45 tours (Stop Your Sobbing, Kid, Brass in Pocket), la formation devra attendre 1980 pour sortir son 1er album. 
Cependant, c’est peut-être en partie grâce à cette sortie tardive que le groupe ne sera pas aveuglément labellisé punk (ce qui aurait pu limiter sa distribution et son public), et aussi bien sûr, grâce à la qualité des compositions, que le disque connaîtra rapidement un grand succès aussi bien en Angleterre qu’aux Etats-Unis.
En effet, la capacité du groupe à mêler les mélodies raffinées et les guitares agressives, la sensibilité soul et la révolte punk, lui permettra de plaire à tous (ou presque), tout en restant intègre et rock’n’roll. The Pretenders livreront ainsi un excellent album alternant les titres punk-rock et pop-rock, où les riffs de guitares sont irrésistibles et les tubes imparables.
Ce groupe de blousons noirs talentueux, mené par une rock-woman à la voix de velours à la fois auteur, compositeur et interprète, est donc bien lancé et promis à une gloire solide et durable, confirmée par le 2ème album. Malheureusement, la drogue rappellera à l’ordre la moitié du groupe : Pete Farndon est viré pour consommation excessive en 1982 (il fera une overdose l’année suivante) et James Honeyman Scott succombe dans la foulée pour les mêmes motifs. Pour autant, tout le talent de Chrissie Hynde lui permettra de sortir encore un superbe 3ème album avant de connaître par la suite une carrière en dents de scie.
L'avis de Doc Reggae (alias Bruno ‘In the City’ Blum)
Chrissie est une star, une vraie. Une fille qui connaît le rock, le vrai, c'est à dire le rock noir, pas une fan de Bowie à deux balles. Elle m'a filé son album original du Velvet Underground & Nico avec la banane qui se décolle. Je l'ai encore. Elle préférait la soul et le blues. Une vraie femme, avec du goût, pas une gothique collectionneuse de groupes corbaques.
Retrouvez Doc Reggae : son site et ses disques et ses livres
Bunganow Bill
À regarder :
samedi 24 février
Gang Twang
Blog Up vous en avait dejà parlé
à la toute fin 2006. Leur premier concert londonien avait
attiré 30 personnes. Dont des membres d’Oasis, d’Arctic
Monkeys et de Kasabian, tous morts de trouille à l’idée
que leur trône, leur public et leur coolitude allaient leur
échapper. The Twang est un groupe fascinant. Des vraies
petites frappes qu’il vaut mieux éviter. Mais un groupe qui
va marquer 2007.
Excellent concert londonien de début janvier, on imagine l’ambiance sans peine
Pour le plaisir de vos oreilles et de vos yeux, la même chanson mais c’est le clip officiel
Alexander Grove
vendredi 23 février
Nouvelle scène ? / Episode 2
Les Naast ont ouvert le bal en sortant un premier album en décembre. Comme ils sont élégants, ils ont laissé la place, hier aux filles des Plastiscines. Elégant est un mot juste pour les Naast.... mais cela mérite analyse.
Ecoute 2 :: Naast [Source]
Dès le début les Naast ont fonctionné sur l'image. L'image qu'ils dégagent est très vite récupérée par les médias. Ils sont jeunes et donnent aux rédactrices et rédacteurs des frissons. Projection inconsciente ou consciente ? Les Naast
deviennent ainsi des marionnettes de papier glacé et l'objet de jalousie et de mots assassins.
Vous l'avez remarqué pour l'instant nous n'avons pas évoqué la musique des Naast. Pour l'instant, il est juste question d'image.
Blog Up va plus loin et après avoir regardé le livret port folio du premier album, il écoute le disque. Mais avant, Blog Up voudrait ajouter que ce livret fera anthologie. En 12 pages pas un mot. Juste des photos. Des photos pour dire quoi ? Un groupe de rock'n'roll comme se revendique les Naast c'est pour nous dire des choses, non ? L'expression peut être diverse mais là en 12 pages on ne trouve pas un mot. Nada. Encore une fois, ils sont beaux mais...
Après le livret, le disque, donc. Les Naast ont pris l'option en français dans le texte. Exercice périlleux qui demande une maîtrise et une expérience de la langue. Les Naast se sont essayés et voilà le début des problèmes. Les textes ne sont pas à la hauteur. Blog Up a pu lire des chroniques faisant même référence aux Forbans... c'est dire. Blog Up ne sera pas aussi dure mais les Naast et le texte ça ne fonctionne pas.
Et la musqiue ? Pas grand chose de nouveau. Un peu brouillon, pas construit. Les Naast ne sont pas accompagnés musicalement. Ils ont de bons conseillers en images mais pas en musique. C'est dommage. C'est là qu'on les attendait.
Mescaleros
À visiter : le myspace
jeudi 22 février
Nouvelle scène ? / Episode 1
Il est évident que le buzz autour des nouveaux groupes de la scène parisienne fonctionne. En deux mois les disques des Naast et Plastiscines occupent les espaces publicitaires et les médias. Tout le monde s'emporte et se déchaîne. D'un côté les pour et les contres. Les mots s'emportent comme le buzz et tout cela peut être très cruel.
Blog Up peu enclin pour cette scène et ce buzz a pris le temps d'écouter les disques des Plastiscines et des Naast.
Ecoute 1 :: Plastiscines [Virgin / Emi]
La première chose qui attire le regard lorsqu'on regarde la pochette de cet album c'est la photo. Photo sous référence Stooges évidente. Les Plastiscines sont coiffées et maquillées à merveille. Chez les Stooges on sentait du "vécu" malgré le
maquillage. Là tout est limpide. On pourrait ajouter à la place du titre de l'album le fameux slogan de l'Oréal "Parce que je le vaux bien".
Passons à l'écoute de l'album : Ecriture nerveuse et plutôt très efficace. Cette écriture rock'n'roll est un exercice difficile et les Plastiscines sont très fortes. Les titres sont cohérents, attirants.
Les Plastiscines savent écrire de petites rock'n'roll songs parfaites. Il faut le reconnaître. Le père Maxime Schmitt (NDA : il faudra que l'on fasse du vélo un jour ensemble !) aux manettes de ce projet a réussi à construire un vrai disque. Il a réussi à ouvrir le son à plus de trois accords, et à construire un vrai groupe de filles.
Les Plastiscines est un vrai groupe de filles. C'est un projet difficile à réaliser. Dans les années 80, nous avons connu Les Calamités et depuis rien. C'était bien et à cette époque comme des fous nous chantions Vélomoteur !
Aujourd'hui les filles d'aujourd'hui (et les garçons) peuvent sans complexe chanter No Way à la place du trop évident Loser... No way illustre peut être très bien ce premier album des Plastiscines. Il représente un amalgame de références et n'apportent absolument rien. Les Plastiscines ont juste cette magie de bien le faire et c'est déjà pas mal. Après, la révolution n'est pas là. Mais c'est peut être l'époque qui veut ça.
Mescaleros
À visiter : le myspace
mercredi 21 février
Britpop for ever
Ripchord vient de Wolverhampton et sont signés sur 1965 records. Le label de James Endeacott, l’homme qui a découvert les
Strokes, les Libertines et The View. Avec ce nouveau groupe, il assure encore comme un dieu. Que des bombinettes guitar pop à la Kinks / Libertines. Britpop for ever et c’est tant mieux !
Alexander Grove
À visiter : le site et le myspace
mardi 20 février
Des nouvelles de Suisse
Voir la Suisse sous un angle musical réducteur cela pourrait donner Yello, Stephan Eicher et Patrick Juvet. Regarder la Suisse sous un angle musical grand ça serait écouter le travail de The Young Gods et la nouvelle compilation de l'audio blog Bon pour
les oreilles.
Cette compilation est une carte postale de la scène musicale Suisse. Une carte postale découvreuse qui nous invite à prendre le beat de cette scène Suisse peut être trop discrète.
Aujourd'hui avec les 11 titres de la compilation vous pouvez vous faire une idée de l'existant. Bon pour les oreilles propose un panel diversifié de la musique Suisse. De la folk, au blues à l'électro... c'est mélangé comme ce pays.
Mescaleros
À visiter : le site de Bon pour les oreilles
lundi 19 février
Des nouvelles de la maison
Février est déjà bien commencé et vous ne voyez toujours pas votre podcast mensuel. Entre les berceuses et le reste Blog Up a pris du retard. Mais vous serez gagnant au final avec le contenu de ce nouveau podcast.
D'abord, la session trois titres de Jay Jay Johanson enregistrée lors de sa White Session chez Lenoir (diffusion le 19 mars chez Lenoir sur Inter). Cette session vous confirmera que Jay Jay Johanson est un grand et que son nouvel album est indispensable.
Le Podcast s'est intéressé au cas Alex Gopher (en concert ce soir au Nouveau Casino). Rassurez-vous quand Blog Up parle de cas il n'y a rien d'inquiétant puisqu'il nous donne plutôt de bonnes choses à entendre comme son nouvel album où il revient aux sources d'une écriture privilègiant les instruments aux machines. Cet album est délicieusement pop et dansant.
Philippe Thieyre est Monsieur Erudit de Rock & Folk et surtout un spécialiste du Psychedelisme. Blog Up vous a déjà recommandé son nouveau livre. Le podcast vous propose de le rencontrer.
Et puis jouez et gagnez des disques.... Voilà c'est Le Podcast !
Mescaleros
À visiter : le podcast
