dimanche 21 mai
La pochette évoque Roxy Music. Pourtant Jean-Louis Murat est bien loin du glam rock de Roxy Music. Jean-Louis Murat en 1996, publie Dolorès un disque profondément terrien. Sous chorus au vocoder dans Perce Neige, Jean-Louis Murat écrit : Rien n'est important, j'écris des chansons comme on purgerait des vipères. Au diable mes rêves de paysan, je ne veux plus que cesse la neige.
Jean-Louis Murat sait parler de la terre et du corps. Véritable écriture. Observation de l'un et de l'autre. Une écriture d'une autre époque que Murat au fil de ces dix dernières années affirme de plus en plus.Une écriture poétique au sens classique.
Dolorès est un disque très intéressant par sa construction. La ligne rythmique est délicieuse, soutenue par des batteurs comme Régis Ceccarelli et David Fall. Autour les touches électronique du fidèle Denis Clavaizolle viennent habiller les rythmiques.
Voilà le paysan qui ne sera pas, écrit un très beau disque de poésie très sensuel. Un disque amoureux.
A ECOUTER : des extraits
samedi 20 mai
Regardez bien la photo ! Les deux personnages à gauche vous sont connues. L'homme qui tire la langue vous est aussi connu. C'est un personnage qui a marqué l'histoire du rock. Il s'appelle Henry Padovani. Il a été le premier guitariste de The Police avant qu'Andy Summer le remplace. En 1976 - 1977, Henry Padovani, le jeune Corse, est à Londres. Il rencontre Steward Copeland qui lui propose de monter un groupe avec Sting. Police est né. A cette époque Henry Padovani est un terrible fêtard. Il fait peur aux autres membres du groupe (sauf à Copeland) et il est donc écarté du groupe. Dans la foulée il montera deux groupes qui resteront confidentiels. Il restera dans le milieu de la musique en travaillant pour le label IRS et en devenant manager.
Henry Padovani vient de publier un roman et un disque. Blog Up a écouté A croire que c'était pour la vie [Maquistadore/NSD]. Un disque d'un homme qui a vécu. C'est de ce vécu dont il est question dans cet album. A croire que c'était pour la vie est une receuil de chansons où Henry Padovani se raconte. C'est lui dans le monde qui l'entourre. Pour réaliser son album, Henry Padovani a fait appel à ces copains Sting et Copeland, mais aussi à Manu Katché, Glen Matlock (Sex Pistols) ou Steve Hunter (Lou Reed).
A croire que c'était pour la vie n'est pas un disque révolutionnaire mais il a le mérité d'être un disque très sincère.
A ECOUTER : des extraits de A croire que c'était pour la vie
A VISITER : le site de Henry Padovani pour tout savoir de l'histoire
vendredi 19 mai
Interview Ellekari Larsson
Interview Ellekari Larsson
Vidéo envoyée par blogup
Blog Up a oublié de vous dire de sortir mercredi 17 mai au Point Ephémère. Il faut dire que ce soir là entre le foot et les nombreux concerts parisiens il y avait matière. Le Blog Up tranquille, paisible a choisi de passer sa soirée au concert de The Tiny. Cessez d'ouvrir de grands yeux à la lecture de ce nom. The Tiny est un trio suédois. Vous avez remarqué que la Suède est tendance en ce moment à la fois dans vos magazines et chez Blog Up. The Tiny est un chouette trio.... un trio de musiciens. Ellekari au piano et au chant conduit avec assurance les compositions du groupe. Johan à la contrebasse et Léo au violoncelle et à la scie musicale accompagnent merveilleusement Ellekari. Que dire de cette musique ? Par instant Blog Up a pensé à Carla Bley. Par instant Blog Up a pensé Kate Bush. Par instant Blog Up a pensé à Jonis Joplin. Au final Blog Up a pensé que c'était tout simplement The Tiny ! C'est vraiment bien. The Tiny arrive tout doucement chez nous et Blog Up vous invite à les recevoir dignement.
Après le set, Blog Up a rencontré Ellekari pour qu'elle se raconte brièvement.
A ECOUTER ET A VOIR : des sons et des vidéos
jeudi 18 mai
Blog Up vient de tomber sur le single de Fiel Garvie qui annonce l'arrivée prochaine du nouvel album (à paraître en septembre) du groupe de Norwich. Fiel Garvie est un groupe qui sait prendre son temps et c'est plutôt bien quand on écoute The Palace Lights on sent bien que rien n'a été laissé au hasard. En 10 ans, ils ont publié deux albums, un Ep et quelques singles. A ECOUTER : The Palace Lights et d'autres titres sur le myspace de Fiel Garvie
Le nouvel album, s'il est comme le single, il y a tout à croire qu'il va nous accompagner longtemps. The Palace Lights est tout simplement parfait. La mélodie tourne en boucle, elle a quelque chose de joyeux presque enfantine. Pourtant le texte de The Palace Lights raconte une histoire de suicide au bord de la mer. La rythmique entêtante fait coprs avec la très belle voix tout en retenue et presque lointaine d'Annie Reekie.
Blog Up est totalement sous le charme de ce single.
mercredi 17 mai
Blog Up aurait aimé vous dire des mots différents pour vous parler de The Drift le nouvel album de Scott Walker. Vous dire que ce disque est aussi merveilleux que Scott 1,2, 3 et surtout 4. Que la magie Scott Walker, génie fou (normal c'est un génie !) allait faire de ce tant attendu album un album grandiose. L'album qu'on attendait tous et même David Bowie, inconditionnel de Scott Walker. C'est dire ! Depuis Tilt son dernier album studio un peu râté et la BO du dernier Carax pas de nouvelles de Scott Walker. De longues années sans cette voix, sans ces arrangements c'était long et ce The Drift était porteur d'espoir... peut être trop pour le Blog Up. Voilà The Drift a tourné longtemps sur la platine de Blog Up. Blog Up ne peut pas vous dire que ce disque est un disque réussi. C'est un disque bavard d'un auteur de génie. D'un auteur laissé seul. Scott Walker aurait mérité pour cet album un producteur qui l'accompagne voire qui le canalise. The Drift est un disque énorme. Il vous balance quantité d'émotion et de sentiment. C'est touchant, prenant. Mais la mise en forme manque justement de cette production. Blog Up n'est pas déçu parce que Scott Walker existe. Scott Walker a pu s'exprimer. Il aurait mérité d'être accompagné. Blog Up l'accompagnera toujours.
A VISITER ET A ECOUTER : le site de The Drift
mardi 16 mai
Faisant partie, selon Magic, des 100 personnalités de ces 10 dernières années. A la veille d’un changement radical de vie, Blog Up se devait de parler à Philippe Lavergne. De Perpignan aux USA, des Freluquets à Aujourd’hui Madame, le parcours d’un vrai mod. Top respect !
Aujourd’hui Madame ?
Le gestation fut longue (même à Paris il est très difficile de trouver des musiciens intelligents et aux goûts surs) mais je pense avoir trouvé les bonnes personnes pour m'aider à réaliser les morceaux que j'avais en moi depuis toujours. En tout cas je pense que c'est ce que j'ai fait de mieux jusqu'à aujourd'hui.
Par ailleurs, je suis toujours aussi surpris du nombre de gens du monde entier, et surtout des USA et d'Allemagne, qui nous contactent grâce à notre site sur myspace.com. On nous bassine toujours avec cette litanie sur le rock qui doit se chanter en anglais pour être crédible et s'exporter mais nous sommes la preuve du contraire et c'est tant mieux !
On aurait du se bouger" un peu plus tôt... Vous me manquerez les gars !
Perpignan ?
C'est là que tout a commencé.. Je ne crois pas que j'y retournerai un jour car je n'y connais plus grand monde. Il n'y avait presque rien quand les Freluquets ont commencé et pas grand chose quand on est parti mais beaucoup d'artistes en sont quand même sortis car les gens là -bas ont souvent de bons goûts et une détermination certaine du fait de l’éloignement par rapport aux centres de décision (que ce soit Paris ou Barcelone).
Paris ?
Le retour aux sources puisque mon père et ma mère s’y sont rencontrés. Provincial, cette ville me fascinait (les concerts, le PSG de Dahleb) et me faisait peur à la fois. Quelques Perpignanais que je connaissais en sont partis fous ou morts. Je suis donc fier de tenir le coup depuis 1989. Je crois que je m'y sens chez moi...
Londres ?
Pendant longtemps la Mecque.
Lycéen, j'y allais à Paques acheter autant de disques que possible. J'y ai vu les Jam en 1980 et ai assisté au retour de Paul Weller en 1990. Aujourd'hui je n'y vais plus que pour rendre visite à des amis ou jouer avec Aujourd'hui Madame. Les gens y sont devenus aussi impolis que ces provinciaux qui se prennent pour des Parisiens et c'est dommage.
USA ?
Mon avenir proche alors qu'il y a encore 3 ans je ne pensais pas y mettre les pieds un jour et encore moins m'y installer. C'est une platitude de dire que Bush est une catastrophe ambulante mais le fait que son entourage soit parvenu à ce que ses concitoyens ne le lynchent pas malgré tous les scandales est quasiment admirable. A part ça, les USA sont à mon avis encore une fois l'avenir de la musique, avec, chez leurs groupes pop et indie rock en tout cas, une tendance à privilégier le fond à la forme qui me les rendent plus sympathiques que bon nombre de formations anglaises.
Paul Weller ?
Bizarrement ce n'est pas lui qui m'a donné envie de faire de la musique (ce sont The Chords) mais le poster des Jam au-dessus de mon lit d'adolescent a entretenu le rêve de nombreuses nuits et ce groupe m'a littéralement formé
J’écoute leurs disques très régulièrement depuis 1978 ! Après avoir eu du mal à entrer dans le projet The Style Council, j'en ai saisi petit à petit les subtilités et l'humour et grâce à lui j'adore danser, tout seul chez moi, sur de la Soul, Northern en particulier. La carrière solo de Paul Weller oscille entre le très bon et le dispensable mais il a toujours cette classe et cette énergie qui le différencie de ses contemporains.
Undertones ?
Des amis, surtout Damian O'Neill, mon frère spirituel. Ce qui s'est fait de mieux en Irlande et n'a jamais été égalé. Je me rappelle encore le jour où mon grand frère Patrick a ramené le 45 tours "You've Got My Number" à la maison et l'enthousiasme ressenti à la première écoute et jamais éteint depuis. Leur séparation en 1983 m'avait plus attristé que celle des Jam !
Devenir leur ami 11 ans plus tard fut quelque chose de très fort pour le fan que je suis encore.
C86 ?
Le "mouvement" qui m'a aidé à trouver une direction musicale. Je rapportais d'un séjour à Bristol une foultitude de disques qui changèrent ma vie en guidant mes premiers pas dans le monde de la musique. Bizarrement quand on parle des années 80, on ressort toujours les mêmes inepties et les mêmes groupes nuls à l’époque, que beaucoup regardent avec une nostalgie teintée de "faux-cuisme" depuis (la liste est trop longue).
Pourtant avec les Smiths,McCarthy, Doctor’s Children, Relations, Brilliant Corners, Weather Prophets, Bodines, Passmore Sisters, Gol Gappas, Close Lobsters, Wedding Present, Jesus & Mary Chain, Hepburns, Hit Parade, Housemartins, June Brides, Laugh, Pastels, Servants, Soup Dragons, That Petrol Emotion, Icicle Works, Pet Shop Boys, Wolfhounds, Go-Betweens, Happy Mondays, Echo & the Bunnymen, New Order et autres Shop Assistants, cette période est loin d'avoir été catastrophique...
Mondial 2006 ?
L’Ecosse et le PSG n’étant pas qualifiés je ne sais pas qui supporter.
L’équipe de France m'ennuie...
Demain Monsieur ?
Des concerts avec Aujourd'hui Madame avant l’été. Ensuite il va me falloir
trouver des musiciens aux USA et tout recommencer... Je pense que ma sensibilité musicale convient mieux aux Anglo-Saxons de toute façon. Ce ne sera pas facile, cela prendra sûrement du temps alors que je suis d'un naturel pressé mais j'ai bon espoir. J'ai déjà le nom du futur projet, alors...
(Propos recueillis juste après son concert du 4 mai dernier en support de Spearmint)
A ECOUTER : des titres sur le myspace de Aujourd'hui Madame
lundi 15 mai
Two stories high [Ici d'ailleurs - Discograph], le nouvel album de Headphone n'est pas un disque ordinaire. C'est une bande son pour un film qui n'existe pas ou qu'il reste à écrire. C'est assez osé de publier un disque de 8 instrumentaux. C'est osé, mais Blog Up apprécie hautement la démarche. Headphone est la réunion de musiciens venant de groupes (Eiffel, EC, Yann Tiersen, Serge Tessot Gay, Kaspar Brötzman) et d'horizons musicales différents. Pour Two stories high, les musiciens de Headphone ont pris le temps de poser les compositions. C'est un disque qui joue sur la lenteur, le calme. Un disque serein. De longues plages musicales vous font voyager dans les ambiances de Headphone. Les mélanges sont harmonieux. L'électronique rencontre l'acoustique de façon évidente. Two stories high est vraiment un disque élégant. Un disque idéal pour un lundi, pour celles et ceux qui ne veulent pas entrer dans le tempo du quotidien. Laissez vous emporter dans la douceur ! A ECOUTER : des extraits de Two stories high
dimanche 14 mai
Aujourd’hui, Blog Up fête son anniversaire, repensant aux années écoulées, Blog Up se souvient qu’il y a 25 ans, il fêtait son anniversaire dans des boums.
Pour les adolescents (à peine pubères) de l’époque, la boum était un passage rituel ou il fallait assurer. La chose étant discutée le lendemain dans la cours de recré du collège. Une boum était en général organisée dans le garage de parents consentants (qui prêtaient aussi leur stéréo) par un(e) camarade de classe fêtant un anniversaire. La tradition voulait que ce(tte) camarade ait un(e) grand(e) frère (soeur) aidait aux préparatifs. L’alcool était (en théorie) prohibé.
Pour assurer, il fallait une tenue, des pas de danses et une cavalière. Pour Blog Up, sortant a peine des pantalons de flanelles pat’d’eph’ et des anoraks en polyesters assortis d’Adidas en croûte de cuir retourné (ou des Clarks à franges), la fameuse tenue consistait par des jeans resserrés au jambes sur la machine a coudre maternelle, un polo à rayures, une veste courte de l’armée anglaise (en surplus américain) avec des badges sur le revers et des TBS noires et blanches. Pour les pas de danses, pas de problèmes, le revival Ska en vogue à l’époque en fournissait de particulièrement athlétiques. Pour la cavalière, de nombreuses heures de négociations durant les semaines précédant la boum pouvaient s’avérer fructueuses (ou pas).
Une boum bien organisée, comportait des sièges de jardin et des coussins savamment agencés dans le garage et proposait un mélange de tubes de l’époque (Madness, Specials, Police, Taxi Girl…) pas trop hard pour ne pas effrayer la gente féminine et un passage de slows, moment ou il fallait « assurer ».
Dans les chambres supérieures et la cuisine, le cynique grand frère de l’organisateur (trice) avait détourné l’événement á son profit pour ameuter des « filles » et se livrait à des activités dont Blog Up avait longuement discuté dans la cours de recré. Bien sur, tout débordement serait attribué au cadet et dûment sanctionné par les parents.
Il va sans dire que Blog Up n’a jamais assuré dans les boums (il attendra d’être un Grand pour ça), mais il a bien sué en dansant sur One Step Beyond.
A ECOUTER : des extraits de One Step Beyond
A VISITER : le très beau site de Madness
samedi 13 mai
Regadez cette pochette ! Qu'attendez-vous comme musique derrière cette pochette. Ce noir et blanc, cette typo, ces fleurs, pas de doute cette pochette est explicite : nous allons entendre du folk. Oui du folk mais pas n'importe lequel de l'excellent, du très bon, parole de Blog Up.
Babilonia [Peacefrog - Bleepmachine] (c'est l'album) est le résultat du travail de Readymade FC (c'est l'auteur). Sous ce pseudo d'équipe de football on trouve Jean-Paul Verdin, un compositeur aux milles facettes. Dans son CV, on trouve un parcours musical eclectique assez étonnant : de la techno (chez F. Com), de la musique de films, de la musique pour ballets et cet album qui a retenu les oreilles de Blog Up.
Babilonia est un disque brillant aux compositions harmonieuses et aux arrangements parfaits. Un disque réalisé par un musicien. Cela s'entend. L'écriture des titres n'est pas sans rappeler celle des Kinks ou des Beatles. Pour s'accompagner Jean-Paul Verdin a eu la très bonne idée de faire appel à de très belles voix comme celle de Yael Naïm ou encore Feist. Cet album est un doux bercement. Laissez vous bercer !
A ECOUTER : des titres de Babilonia
A VOIR : la video de The only one
vendredi 12 mai
Brooklyn nous réserve de belles surprises. Dans ce coin de New York les talents ne manquent pas comme par exemple Grizzly Bear. Horn of Plenty [Asphalt Duchess], le premier album de Grizzly Bear est album qui a été réalisé de manière originale. Edward Droste a enregistré de façon brute sur un dictaphone les chansons du futur Horn of Plenty. A partir de cette ébauche, les membres de Grizzly Bear ont travaillé pendant 15 mois pour finaliser Horn of Plenty. Cela donne un album curieux, inclassable. Grizzly Bear possède son propre univers, son propre son. C'est à la fois free, folk, rock aussi. Horn of Plenty est un disque délicat. Grizzly Bear sera en concert ce soir à Paris au Point Ephémère. Blog Up y sera certainement !
A ECOUTER : des titres de Horn of Plenty
A LIRE : le blog en tournée de Grizzly Bear








