mercredi 03 mai
Voilà que ressort sur les écrans One + One. Cette sortie est peut être une mise en bouche avant l'expo que nous prépare Jean-Luc Godard. One + One n'est pas un film musical. One + One est un film de Jean-Luc Godard et là est toute la différence. Lorsque que Jean-Luc Godard se rend à Londres à la fin de l'année 1967 son objectif est de réaliser un film sur la légalisation de l'avortement. Le projet ne se fera pas. JLG a envie de faire un film avec soit les Beatles soit les Stones. Le projet est proposé d'abord aux Beatles qui le refusent. Les Stones l'acceptent. De juin à août 1968, JLG va suivre les séances d'enregistrement de l'album Beggars Banquet (avec Brian Jones) qui s'ouvre avec Sympathy for the devil. C'est cette chanson que va suivre JLG. Nous allons nous plonger au coeur du système de création des Stones. Mais One + One ne serait pas un film de JLG sans qu'il mélange la session d'enregistrement de Sympathy for the devil avec des scènes de contestations politiques avec des membres des Black Panthers. Le tout est montée en parallèle avec les séances d'enregistrement des Stones coupées par des scènes de révolution à l'extérieur du studio. JLG montre les réalités de la composition de la musique et approche la musique au travail.
JLG a posé sa caméra très proche des Stones comme si elle faisait partie de l'univers des Stones, comme si elle était un Stones. Grâce à ce dispositif One + One est un fantastique film.
One + One sort dans son intégralité aujourd'hui dans les salles. En effet, il y a eu deux versions. Une première celle diffusée à l'époque où Sympathy for the devil n'est jamais jouée en son entier et une dernière version où la chanson est diffusée en entier dans le générique de fin.
A VOIR : la bande annonce

