vendredi 30 septembre
Ed Ball était en concert à Londres au Borderline le 16 septembre 2005. Ed Ball a presque 30 ans de carrière derrière lui sous ses différentes identités : O-level, The Times, Teenage Filmstars, Love Corporation, et même sous son nom ! Ed Ball a fait aussi partie des Television Personalities et, à ce titre, a rencontré Alan Mc Gee dans les années 80. Ils se sont tellement bien entendu qu’il a vite fait partie du staff de Creation Records. Quelques mini-hits ont marqué nos oreilles : Manchester et Lundi Bleu à l’époque Madchester, The Mill Hill Self Hate Club et Love is Blue à l’époque Britpop. Ed Ball appartient à un univers cher au cœur de Blog Up. A ECOUTER : les sons d'Ed Ball
Ce soir là, il jouait comme attraction d’un club dont le DJ n’est autre qu’Alan Mc Gee. Imaginez la scène. Il est plus de minuit, ça danse. Soudain la musique s’arrête et un type chauve, plus si jeune, monte sur scène armé juste d’une guitare acoustique. En fait, pas seulement, il a aussi de sacrées chansons. Cinq ou six, avec tous ses hits et même le très vieux Cloud Over Liverpool. Le tout devant un public indifférent : parti direction le bar ou les toilettes. Les filles ne lui accordent pas un regard : elles s’assoient sur la scène, dos à Ed Ball, allument leurs clopes et papotent. En clair : nombre de personnes concernées par le concert : entre 5 et 7 (dont deux français), y compris Alan Mc Gee qui, de sa cabine de DJ, chante toutes les chansons en même temps que son vieux pote. Mais nulle trace d’aigreur, Ed Ball chante comme si on était 1000, il nous remercie puis s’en va. La danse peut reprendre mais c’est Ed Ball qui a la grande classe.
A LIRE : une excellente interview (en anglais)
jeudi 29 septembre
Le 15 septembre, Blog Up est entré au 100 Club de Londres dans l’espoir d’avoir une dose de Rock’n’Roll. Holly Golightly était au programme. Beaucoup l’ont entendu sans savoir qui c’est : elle chante sur le dernier morceau (Well it's true that we love one another) du Elephant des White Stripes. Avec un groupe au look reservoir dogs utilisant contrebasse et guitares vintage, des compos nous ramenant à l’époque pré-Beatles, tout aurait du bien se passer. Malheureusement, et même si Holly a tout l’air d’être une fille sympa et drôle, Blog Up a du se contenter d’assister à une gentille reconstitution historique. En fait, il ne manquait qu’une chose : le feeling. On a quand même tapé du pied pendant toute la soirée mais, comme au musée, on s’ennuyait un peu A ECOUTER : des extraits
mercredi 28 septembre
Blog Up était à Londres le 14 septembre, c’était mercredi, direction le Notting Hill Arts Centre pour la soirée Death Disco. Avec ce soir là, deux groupes au programme : The Hour et The Littl’ans. Pour The Hour, l’affaire est assez vite classée : Oasis reprend Teenage Fan Club, déjà entendu mille fois, aussitôt vu, aussitôt oublié. The Littl’ans ont un plus gros potentiel. Ils sont très jeunes et ont le parrainage de Pete Doherty (un single avec ce dernier sort prochainement sur Rough Trade). Leur force réside dans leur chanteur qui sue un tel désir d’être une star qu’il peut y arriver. Et cela, malgré les limites d’un groupe coincé dans le moule Babyshambles / Libertines. Mais au moins il y avait un peu de frisson. A ECOUTER : de nombreux titres sur le site de The Littl’ans
mardi 27 septembre
La galerie du jour Agnès B avec l'exposition (du 16 septembre au 29 octobre) Bande à Part, propose de revisiter en photos l’underground new-yorkais des années 60 aux années 80. A VISITER : le site de la galerie du jour Agnès B
Constituée de photos noir et blanc pour l’essentiel, cette exposition dont le point d’entrée principal est Andy Wahrol et toute sa descendance artistique fait la part belle à un certain nombre d’artistes rock tel Nico, Debbie Harry, Iggy Pop, David Byrne, les New York Dolls, les Ramones et la liste n’est pas exhaustive. On y croise aussi William Burrough visant avec un fusil les Twin Towers ou encore Klaus Nomi en compagnie de Jim Jarmush.
Ces photos, essentiellement des portraits, ont été prises par onze photographes différents parmi lesquels on retrouve Gérard Malanga, poète et réalisateur, Lee Black Childers, assistant réalisateur d’Andy Wahrol, Maripol, dans des lieux mythiques comme le restaurant Max’s Kansas City ou feu le CBGB.
Un bien beau retour aux sources très "nostalg" comme dirait Robert Hossein.
A ECOUTER : les New York Dolls Looking for a kiss - The Velvet Underground with Nico I'll be your mirror
lundi 26 septembre
Les New Yorkais de TV on the Radio ont écrit un titre Dry Drunk Emperor en hommage aux victimes de Katrina et pour témoigner de son soutien. Le groupe souhaite que ce titre soit largement diffusé.
Dry Drunk Emperor est dans la lignée des compositions eclectique de TV on the radio. C'est un vaste melting pot musical. Le travail des deux voix est parfait, comme toujours.
Blog Up vous recommande de vous plonger dans la discographie de TV on the radio.
A ECOUTER : Dry Drunk Emperor
A LIRE : le texte
A DECOUVRIR : quelques titres de TV on the radio
dimanche 25 septembre
Depuis hier le festival Emergences a débuté. Pendant une semaine, il va proposer pendant une semaine une vitrine sur les nouvelles formes artistiques et les nouveaux médias. Il y sera question de l'électronique au quotidien où comment des artistes utilisent des PDA ou autres Game Boy pour créer. Comme chaque année la musique électronique aura sa place avec cette année une programmation très pointue... C'est curieux... Ouvrons nos yeux et nos oreilles !
A VISITER : le site pour découvrir la programmation
A VOIR : Gameboyzz orchestra - SXNDRX - Grabba Grabba Tape
samedi 24 septembre
Blog Up aime l'excellente émission Morning Becomes Ecletic parce que la programmation est merveilleuse, l'ambiance est impecable et le tout (image et son) est parfait.
Voilà qu'ils ont reçu en studio les White Stripes et le chouchou du moment de Blog Up : Tom Vek.
Faites vous plaisir !
A ECOUTER ET A VOIR : la session des White Stripes - la session de Tom Vek
vendredi 23 septembre
Blog Up s’est rendu à la première soirée Poptones le 20 septembre dernier, nouveau rendez-vous mensuel parisien, sous la houlette du mythique Alan Mc Gee (qui nous a régalé aussi de ses talents de DJ) En ce qui concerne les concerts, Parisians et Paddingtons aimeraient être les Sex Pistols ou les Libertines, ils arriveront peut-être à devenir The Hives. En tant que boys band punk, les Paddingtons sont très drôles à regarder. Le vrai choc fut Client. En choisissant l’option tout-electro et 1981 comme année de référence, c’était finalement les seuls vrais punks à monter sur scène. Deux demoiselles accompagnées par un personnage évoquant un beauf allemand en vacances, le tout sous influence Human League et Blondie. Client a été magnifique d’un bout à l’autre de son set : des chansons qu’on aimerait entendre à la radio ou en club mais à condition d’être ganté de cuir. Ce soir là Client rimait avec excellent.
A ECOUTER : The Parisians Trust & leather - Scared - Sophie
A ECOUTER ET A VOIR : The Paddingtons : 50 to a £ - Panic attack [sur inscription] - 21 - Client Pornography - Radio - In it for the money
jeudi 22 septembre
L'industrie de la musique a parfois des idées surprenantes mais néanmoins intéressantes comme celle de fêter le 40ème anniversaire de la sortie du mythique Rubber Soul des Beatles. Le label Razor & Tie proposera le 25 octobre (sortie américaine pas de date pour la France pour le moment), un album tribute où 14 artistes reprennent les chansons du Rubber Soul. Les invités ont pour nom Ben Harper pour Michelle, l'excellent Sufjan Stevens pour What goes on, Ben Kweller pour Wait, The Fiery Furnaces pour Norvegian wood, Ben Lee, The Donnas, etc...
Dans cette idée de tribute on pourrait imaginer toute une liste d'album qui pourraient être revisités. Blog Up est prêt à recueillir vos idées et à les transmettre au label Razor & Tie.
A ECOUTER : des extraits de l'album
mercredi 21 septembre
Bernard Lenoir, pour cette première Black Session de la rentrée, nous a prévenu d’entrée :
« Si dEUS s’en tient à leur setlist, on en a jusqu’à 2h du matin ».
Résultat, 90 minutes de concert, les 30 minutes de débordement étant sans doute destinées à être diffusées d’ici une semaine (dixit B.L. à la sortie).
C’est avec un « Pocket revolution » hardi que le groupe a entamé son heure en direct sur Inter.
Pas de quartier, ni de répit, la cohésion du groupe étant indiscutable dès les premiers accords.Bien sûr, Blog Up sent poindre les acariâtres qui regrettent déjà la formation précédente, certes formidablement déglinguée, ou encore le temps où Stef Kamil disputait à Tom Barman l’âme du groupe…Mais la nostalgie et les regrets, on le sait, mènent droit aux collections d’assiettes peintes représentant la Tour Eiffel, la pittoresque façade du Leroy Merlin de Saint-Ouen, ou tout autre monument culturel national…
Qu’importe, Kamil fait un travail admirable avec son Zita Swoon (bientôt de retour en France, à ne pas manquer non plus), et Danny Mommens, lui, entretient la déglingue grâce à Vive La Fête.
Quant à Barman, il a su rétablir de main de maître (la démocratie et les groupes musicaux seront sans doute tout prochainement l’objet d’un passionnant débat au sein de notre délicat club de poètes) le cap à un dEUS parti à la dérive depuis quelques années.
Pas forcément facile au premier abord, Pocket revolution, l’album, ainsi que les musiciens (la scène le confirme) sont inspirés, sérieux, dédiés.
Dans le désordre.
Evidemment, Blog Up, fan de la nébuleuse Anversoise depuis la deuxième moitié des années 90s ne fait preuve ici d’aucune objectivité.
Le concert de ce lundi 20 septembre fût donc formidable.
Bah ouais.
D’ailleurs, derrière la vitre de la cabine technique, ça se trémoussait.
C’est un signe.
On se risquerait même à dire que, sur l’interprétation de Instant street, Bad timing, Turnpike ou If you don’t get what you want , le groupe aurait pu prétendre au titre de meilleur groupe du monde, pour la soirée en tout cas.
Et allons-y !
Une certaine hype (parisienne et/ou londonienne, artistique et journalistique) serait par conséquent bien inspirée de descendre de son piédestal et retourner au charbon.
Parce qu'au vu de la prestation de dEUS au studio 105, faut pas s’étonner que le Mannekens Pis se prenne pour Shaft.
A raison.
Amis de la poésie, bonsoir.
A SURVEILLER : le site de C’est Lenoir pour la suite et fin de la Black Session.
A VISITER : le site de dEUS
dEUS sera l’Olympia le 28/09.
Zita Swoon envahira la France d’ici quelques jours…











