vendredi 17 juin
Dernière chance avant l'autoroute…
Mélomane cinéphile (parisien), dépêche-toi, Last days, le film de Gus Van Zant n'est plus présenté que dans un circuit de salles qui diminue de semaine en semaine…
Et comme tu as déjà laissé passer l'occasion avec Dig (si si, tu as laissé la flemme t'envahir, ne cherche pas d'excuse), l'heure est venue.
Alors bien sur, c'est une fiction, inspirée de ce qu'ont pu être les derniers jours de Kurt Cobain.
Gus Van Zant est passé maitre dans la description de la dérive et l'hypothèse est criante de vérité.
A l'époque de la mort du chanteur de Nirvana, beaucoup de choses ont été écrites, à tord ou à raison, sur le "mal-être de la rock star"…
Ken Stringfellow, co-leader des Posies avait alors répondu à un journaliste du Seattle Times, en avril 1994.
Si énigme il y eut, en voici sans doute une clé:
"(en réponse à l'édito de Erik Lacitis titré "l'angoisse de la rock star est difficile à comprendre")
Quand Erik Lacitis sera célèbre et se retrouvera entouré de gens attendant de sa part des réponses à toutes sortes de questions, quand tous les mots qu'il aura prononcé seront sortis de leur contexte et que ça suscitera de la part de gens qu'il n'a jamais rencontré une haine farouche, quand tout ami en puissance s'avérera être un chercheur d'or, quand il devra renoncer à toute notion de vie privée pour le restant de ses jours, quand toute "foule d'admirateurs inconditionnels" sera susceptible d'abriter un David Chapman (meurtrier de John Lennon , ndt), quand chaque pensée profonde qu'il pourra émettre sera distordue en slogan repris par une marée humaine, quand quelqu'un violera une fille en récitant ses mots, alors seulement, je prendrai au sérieux ses états d'âme concernant l'angoisse."
From the Seattle Times, April 15, 1994
(in response to a column by Erik Lacitis titled "Rock Star's anguish hard to understand," on April 12)
"When Erik Lacitis becomes famous, finds he is surrounded by people expecting him to answer all questions on all subjects, when any word spoken by him and taken out of context might cause people he's never met to hate him viciously, when anyone trying to be his friend might turn out to be a gold digger, when he has to sacrifice any notion of privacy for the rest of his life, when 'crowds of adoring fans' could at any time contain a Mark David Chapman, when the strong, intelligent statements he creates are diluted into fist-waving slogans by millions, when someone rapes a girl while reciting his words, then I will take seriously the comments he makes about anguish."
Ken Stringfellow, Seattle
A VISITER : le site du film
A RELIRE : le billet sur Dig
jeudi 16 juin
Olive tu es grand ! Ton concert hier au soir était grandiose. Tu as su réunir autour de toi d'excellents complices, tous là, bien en place, servant merveilleusement ta musique. Et toi, en maitre de cérémonie extraordinaire, tu as mis le feu au Point Ephémère. Je peux te dire que les murs avaient du mal à contenir le bonheur du public ! Comment résister au groove que tu as su réinsuffler...les commentaires fusaient il est excellent ...merde, il a perdu 20 ans ou encore la prochaine fois il fait le zénith ! ) Moi je ne sais pas, tout ce que je sais c'est que tu es un terrible show man ! Je sais que j'ai terriblement envie de te voir, toi et ta télécaster (elle est un peu ta biographie, non...), de t'entendre à nouveau sur une scène..Je me répète tu as été grandiose, Olive. Tout Blogup t'accompagne!
A VISITER : son site pour lui écrire un mot dans son livre d'or
[photo merci à Daniel Ichbiah]
mercredi 15 juin
Wattstax – le film
Le 11 août 1965, les émeutes de Watts éclatèrent. Régulièrement victimes de violences policières, les habitants de ce ghetto noir de Los Angeles se révoltèrent ce jour là à la suite d’un sévère contrôle de police effectué sur la personne d’un jeune conducteur noir en état d’ébriété et de sa mère enceinte. Ces émeutes qui ont duré une semaine ont fait 34 morts. Les émeutes de Watts seront suivies d’autres manifestations du même type dans d’autres villes, à Détroit et Chicago notamment, au cours des deux années suivantes.
A l’occasion du septième anniversaire de cet évènement, la maison de disques Stax Records fondée à Memphis en 1958 qui a permis de découvrir des artistes comme Otis Redding, Isaac Hayes, Rufus Thomas ou encore Booker T Jones organisa un concert commémoratif qu’elle fit filmer par Mel Stuart.
C’est ce document qui nous est aujourd’hui proposé en copie neuve et version définitive, la prestation d’Isaac Hayes ayant été coupée au montage dans la version initiale pour d’obscures raisons de droits.
Si l’entreprise paraît tout à fait louable, la volonté des fondateurs de Stax étant de dépasser les préjugés racistes en produisant des chanteurs noirs de talent jusque là accusés de corrompre la jeunesse américaine, son caractère systématiquement bien pensant devient vite assez pesant. Les producteurs ont insisté pour qu’une partie des recettes soit reversée à des fondations d’aide à la communauté afro américaine, que les officiers de police chargés de la sécurité du spectacle soient exclusivement afro américains et pour n’engager que des techniciens noirs sur le tournage du film. Autant d’éléments qui s’ils ne sont pas directement évoqués dans le documentaire transparaissent et finissent par nuire à la sincérité du propos. L’impression qui s’en dégage est que cette frange de la population américaine n’est pas prête de sortir de son ghetto alors que les propos tenus par certains acteurs du film notamment le révérend Jesse Jackson (avant qu’il ne soit candidat à l’élection présidentielle - notre photo) se veulent combatifs, revendicatifs et surtout constitutifs de l’affirmation d’une identité propre à la communauté noire débarrassée de toute discrimination.
Avec pour trame, la lutte pour l’égalité des droits, Wattstax nous présente quelques bons morceaux de Soul et Rythm’ and Blues sans que le propos n’emporte notre adhésion par son discours trop proche d’une discussion de café de commerce type : Ah si tous les gars du monde voulaient bien se donner la main ….
A REGARDER ET A VISITER : la bande annonce du film et un site très complet pour en savoir plus
Aujourd'hui Blog Up est black ! La piraterie musicale touche le monde entier. Il y a le peer to peer mais dans certains pays il y a une piraterie différente celle qui consiste à dupliquer en quantité industrielle les disques pour les vendre dans la rue ou dans des boutiques. Cette économie parallèle ruine les maisons de production.
C'est ce qui se passe au Mali où les producteurs Mali K7 SA (structure de productions et de distribution fondée par un français) et Seydoni décident ensemble d'arrêter toute activité. Les deux structures ont publié un manifeste signé par de nombreux artistes comme Ali Farka Touré (notre photo), Manu Chao, etc...
Le très complet site Mali music vous raconte tout cela dans le détail et vous propose en plus d'écouter plus de 200 titres. Bon voyage musical !
A LIRE ET A ECOUTER : le site de Mali music
mardi 14 juin
Le Monde a publié le portrait d'Olive. Rendez-vous demain !
A LIRE : Le Monde
Le Bataclan propose une drôle d'affiche ce soir et demain soir avec Joe Jackson et Todd Rundgren. Cette rencontre peut paraître surprenante mais lorsqu'on regarde le parcours de ces deux personnages on peut y trouver une certaine cohérence. Ils sont l'un et l'autre d'incroyables touche à tout. La discogrpahie de ces deux musiciens est très éclectique. Ils ont expérimenté avec plus ou moins de réussite des styles très différents. On peut imaginer que sur scène la fusion et la qualité idéniable de ces deux musiciens offrent une belle rencontre.
A VISITER : le site de Joe Jackson qui curieusement fait l'impasse dans la rubrique musique sur sa discogrpahie d'avant 1990 et le site de Todd Rundgren qui est très représentatif de son oeuvre.
A DECOUVRIR ET A ECOUTER : un disque de covers des chansons de Joe Jackson par des femmes.
Fougeux que nous sommes à Blog Up on vous a annoncé le concert d'Olive ce soir alors qu'il aura lieu demain 15 juin. Pendant ce temps, Olive peaufine sa prestation et il vient de publier sa track list sur son site.
En attendant cet évenement et pour passer le temps Blog Up vous propose de retomber en enfance. Pour son anniversaire (10 ans déjà) la Guinguette Pirate a édité un sympathique Jeu de 7 familles musicales dessinés par Lola Duval, Marc Boutavant, Luz, Tati Mouzo, Manu Boisteau, Eric Veillé, Emile Bravo, Emmanuel Kerner et Anne-Elise Boutin.
A VISITER : le site de la Guinguette Pirate
A LIRE : la track list d'Olive
lundi 13 juin
Vous le savez et on vous l'a déjà dit Blog Up aime et soutien Olive dans son projet de reload Lili Drop. Nous l'avons rencontré samedi avant son départ en week end à la campagne pour se reposer. Nous lui avons montré le billet du concert avec écrit Lili Drop. Il était content et ça nous a fait rire. On n'aurait jamais imaginé voir cela en 2005 un ticket avec cette inscription Lili Drop !
Demain soir Olive sera bien accompagné. Lili Drop aura une deuxième guitare avec Christian Brun. Il sera accompagné de 4 filles : France Cartigny à la batterie, Vyrianne Say à la basse et deux choristes Brune et Marine.
Olive a préparé son set list. Il a des certitudes comme de finir par Vivant. Il se laisse la liberté de composer son set. Il m'a dit qu'il jouera Soleil Noir, T'oublier, Tartine Breakfast... Il envisage d'interpréter des titres en solo acoustique. Olive doute un peu et il est anxieux pour se retour sur une scène parisienne. Cela se comprend après ces années d'absences. Il est content de voir que le Point Ephemère sera complet... Il a reçu beaucoup de messages d'amis qui viendront le soutenir. Pour l'instant pas de retrouvailles sur scène sont prévus... mais une surprise est toujours possible !...
Demain le journal Le Monde publiera un portrait d'Olive.
A VISITER : son site
Restons à New York avant de retrouver Olive / Lili Drop cet après midi pour une petite rencontre. Ce matin, Blog Up aimerait vous inviter à découvrir Tara Angell. Son album Come down produit par Joseph Arthur est sorti cet hiver. Il est passé un peu inaperçu et c'est dommage. Blog Up va essayer de rattraper cela !
La voix de Tara Angell fait penser à Marianne Faithfull. Les chansons de Come down sont dans un répertoire de folk rock urbain. Les chansons de Tara Angell sont de petites chroniques. Nous sommes à New York et Tara observe et raconte sa vie. Elle nous propose une ballade new yorkaise. C'est un peu mélancolique. Come down est un très bel album intime.
A ECOUTER : un live et des versions inédites - des titres de Come down : untrue - uneven - silver lining
dimanche 12 juin
Grâce à Buscate un novio, j'ai découvert La Laque, un groupe de New York bien atypique. L'affiche de concert ci-dessus ne vous rappelle pas quelque chose ? Elle est très godardienne, n'est ce pas ? Le truc de La Laque c'est un amour unlimited de la France et d'une partie de sa culture. Si vous voulez, la référence pour La Laque c'est la France des années 60.
Le groupe est composé de 6 membres. Seules les deux filles parlent français. Les textes sont en français sur une musique pop qui peut rappeler les B'52 du début avec plus de mélancolie.
En allant sur le site vous verrez que la navigation du site est en français et que tout le travail graphique réalisé est totalement inspiré par cette culture.
La Laque devrait séduire les Japonais friands de cette période.
A ECOUTER : la sirène dort - week-end
A VISITER : le site de La Laque et le site de Buscate un novio









