mercredi 18 mai
C'était le 18 mai 1980 à Macclesfield, 77 Barton Street. Peut être il faisait gris comme il fait souvent gris dans cette ville. Ian Curtis est chez lui. Il écoute The Idiot d'Iggy Pop. Il paraît qu'il l'a écouté plusieurs fois. Avant cela, il avait demandé à sa femme Deborah de bien vouloir aller dormir chez sa mère. Il voulait être seul. L'histoire dit qu'il a aussi regardé un film Stroscek de Werner Herzog. Le lendemain Ian Curtis avec Joy Division devait prendre l'avion pour la première tournée américaine du groupe. Ian Curtis ne prendra jamais l'avion, il sera retrouvé mort pendu au plafond de sa cuisine. RIP
A ECOUTER : la BBC 6 rend un hommage toute la journée à Ian Curtis
Antony a le visage pâle d'une vierge de la renaissance modernisée par une longue perruque noire. Il est géant et dans cette grande carcasse un petit garçon hypersensible. Seul au piano à queue, sa voix s'envole dans une longue plainte. Il cesse de jouer, semble insatisfait, reste un moment replié sur son tabouret. Pour nous, c'est juste magnifique. A ECOUTER : chez Lenoir ce soir
[C'était à propos de la White Session]
A RELIRE : le billet du 17 mai
A VOIR : concert le 23 mai à la Maroquinerie.
Les éditions Denoël dans sa collection X-treme vient de publier Nightclubbing. Nightclubbing est une sélection d'articles écrits par Alain Pacadis entre 1973 et 1986 année de sa mort. La sélection opérée par Alexis Bernier, le biographe de Pacadis, comprend essentiellement des papiers parus dans Libé. A travers Nightclubbing on [re]vit l'ambiance rock'n'roll des nuits parisiennes de cette époque... du Palace, aux Bains en passant par Londres et New York. Pacadis écrivait à propos de l'écriture et du rock'n'roll : "Il est très simple d'écrire sur le rock'n'roll n'importe quel blaireau peut y arriver vivre le rock'n'roll est autrement plus difficile".
A LIRE : une petite bio de Pacadis



