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lundi 25 avril

convertino

Heureux hasard ! Ce matin Blog Up vous parle de Los Super 7 avec notamment Calexico et voilà que nous apprenons et venons d'écouter quelques titres du premier album solo de John Convertino.
Ragland est un album intime composé essentiellement au piano. Pour traduire cette ambiance John Convertino a enregistré les 12 titres instrumentaux de cet album chez lui sur un 8 pistes. Pour cet album, John Convertino a plus travaillé les ambiances, les atmosphères que les mélodies. Ragland est une oeuvre à part dans la déjà très éclectique "carrière" (Calexico, Giant Sand, OP 8, Jean-Louis Murat, Friends of Dean Martinez et je dois en oublier !...) de John Convertino qui mérite écoute.

A ECOUTER : Mass in latin - Buffalo roam - Curb

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los

Los Super 7 peut être la solution en ce lundi matin gris. Los Super 7  c'est un gros collectif conduit par les Los Lobos dans lequel on retouve des personnes comme Lyle Lovett, John Hiatt, Calexico, Caetano Veloso, Raul Malo... L'idée de Los Super 7 est de mixer les cultures mexicaines et américaines pour en faire un vaste melting pot ou si vous préférez c'est la rencontre entre la musique Ranchera (Blog Up y reviendra) et la musique Country. Ca peut paraître rustique à la première écoute mais moi je trouve cela hyper vivant et ça me donne la pêche en ce lundi.

A ECOUTER : Des titres du nouvel album Heard it on the X [sur le site de Yahoo] - des titres de l'album Canto publié 2001 ainsi que le making off de l'album

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dimanche 24 avril

bang

Gonzo
Mort le 20 février 2005, Hunter S. Thompson souhaite dans ses dernières volontés que ses cendres soient dispersées au canon dans sa propriété du Colorado. Inventeur du « Gonzo journalism », il en donnait la définition suivante : le vrai journalisme Gonzo exige le talent d’un maître journaliste, l’œil d’un photographe / artiste et les couilles en bronze d’un acteur.
Autrement dit, il s’agit de récits bien souvent hallucinés où se mêlent fiction et réalité avec pour personnage principal le reporter lui-même.
Le concept en a séduit plus d’un à commencer par un certain nombre de critiques rock français dont Patrick Eudeline qui a repris l’expression comme titre d’un recueil de ses critiques parues dans différentes publications à tendance musicale.
Outre atlantique, Lester Bangs, rock critic à la revue Creem concurrente de Rolling Stone en était l’un des chantres. Constatant le déclin d’une certaine littérature, il défendait la possibilité qui lui était offerte à travers le journalisme de participer à la révolution musicale en cours, défoncé aux speeds et à l’alcool. Bref, passer d’un journalisme d’information dont la supposée objectivité est balayée par le cynisme de l’industrie musicale  à un journalisme de narration qui devient le reflet de fractures spatio-temporelles personnelles.
Couvrant les années 1970 à 1982, le florilège des critiques de Bangs est aujourd’hui disponible en deux volumes traduit en français sous les titres « Psychotic reactions et autres carburateurs flingués » et « Fêtes sanglantes et mauvais goût » aux éditions Tristram.

A VISITER : Un site fait par un grand fan de Bangs qui en a écrit la biographie considérée comme tout à fait valable et crédible.

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samedi 23 avril

rory1

Je pense ce soir à Rory Gallagher. Je crois que le concert de The Red Crayola de l'autre soir et les Dogs m'ont ramené à cette idée du rock'n'roll...
Rory Gallagher est mort, il y a 10 ans. Il jouait le blues comme un noir et il était blanc comme un irlandais. A mon avis, il n'était pas un homme de studio. Rory vivait sur la scène avec sa meilleure amie sa Fender Stratocaster. Et là toute la magie s'opérait !
Pour l'anecdote il existe à Ris Orangis une rue Rory Gallagher.

A ECOUTER : un live de 1971 grâce à ce site qui propose chaque mois un nouveau bootleg

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too_much

Les Dogs vous vous souvenez ? Ce groupe a marqué l'histoire du rock français avec ses 30 ans de carrière jusqu'à la mort de Dominique Laboubée sur une scène quelque part aux Etats Unis en octobre 2002. Trente ans d'un rock'n'roll sans compromis, joué avec respect. Dominique Laboubée a défendu jusqu'au bout une certaine idée du rock'n'roll. Aujourd'hui sa soeur Catherine essaye avec peu de moyens de préserver l'héritage du groupe. Pour l'aider dans sa préservation du patrimoine elle lance un appel. Elle souhaite préserver la maison qui abrita Dominique mais aussi sa cave, où il avait son studio. L'argent récolté permettra de sauvegarder le patrimoine des Dogs, la réalisation d'un Dvd du concert hommage à Dominique organisé en 2003, mais aussi d'un projet de cd d'inédits du chanteur.

POUR AIDER : catherine.laboubee@wanadoo.fr

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vendredi 22 avril

rk1d1

The Red Crayola est depuis hier soir à Paris. Ce groupe mythique donnera ce soir son dernier concert à la Fondation Cartier (bravo pour la politique tarifaire : 6,50 € la place !). Vraiment un groupe mythique que je n'imaginais pas voir et entendre un jour en concert ! Cela faisait depuis 1979 que The Red Crayola n'avait pas joué à Paris
Il s'est formé en 1967 en Californie autour du personnage emblématique Mayo Thompson. En plein courant hippies The Red Crayola se fait remarquer par son rock destructuré et très vite il trouve son public. Dans la fin des années 70 le groupe s'est orienté vers le punk. Le groupe collabora notamment avec Pere Ubu.
The Red Crayola a toujours été un groupe à géométrie variable en dehors de Mayo Thompson. Des musiciens comme l'inventif Jim O'Rourke sont venus rejoindre le groupe le temps d'un album ou plus.
Mayo Thompson n’est pas seulement l’auteur génial de compositions avant-gardistes et inclassables, il est aussi un producteur émérite ayant collaboré avec des grands noms tels que The Fall, Virgin Prunes, Violent Femmes ou encore Stiff Little Fingers
Ce qu'il y a de remarquable avec The Red Crayola c'est cette capacité à traverser les années et toujours produire une musique en toute liberté loin des codes et des règles.
Le concert d'hier au soir était parfaitement à l'image de l'oeuvre du groupe. Mayo Thompson était accompagné du guitariste Tom Watson (Slovenly, Overpass) et du batteur George Hurley (Minutemen, Firehose). Parfois les compositions peuvent paraître compliquées mais Blog Up vous encourage à insister et prendre le temps d'écouter le son de The Red Crayola.

A ECOUTER ET A VOIR : War sucks - Wives in orbit (live à Chicago 11 septembre 2004).
A LIRE : la discographie

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jeudi 21 avril

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DIG ! ou l’histoire de deux groupes de la scène rock indépendante, les Brian Jonestown Massacre (BJM) de San Francisco et les Dandy Warhols (DW) de Portland. Unis au départ par un même esprit de révolte et de création, les uns vont se radicaliser et les autres évoluer vers un discours plus modéré.
La démarche de la réalisatrice de ce documentaire, 7 ans de tournage, 1500 heures de pellicule pour un film de 1h47 a été unanimement salué par la critique cinématographique française. De là à comparer la supposée rivalité opposant les deux groupes à celle qui faisait la joie des magazines musicaux au temps des Beatles et des Stones ou plus récemment de Blur et Oasis, il y a un pas que Blog Up ne franchira pas.
Tout d’abord, aucun de ces deux groupes n’a atteint la notoriété de ceux précités. Les BJM, s’ils ont enregistrés une flopée de disques n’ont jusqu’à ce jour pas été distribué en Europe. Seule leur participation à ce documentaire pourrait leur permettre d’entrevoir le bout du tunnel. Et c’est déjà trop tard, le groupe en tant que tel n’existant plus.
Par ailleurs, Courtney Taylor, leader des DW, dont les commentaires servent de fil conducteur au film, dément toute rivalité artistique entre les deux groupes allant jusqu’à préciser qu’Anton Newcombe, leader des BJM, a souvent eu plusieurs longueurs d’avance en terme de recherche musicale sur ce que son groupe, les DW, a pu proposer à un moment donné.
Anton Newcombe, dont le père fait son mea culpa devant la caméra et s’est suicidé quelques semaines après apprend-on dans le film, est un personnage dont on se dit que le lien de confiance qui l’unit à la réalisatrice doit être très fort pour qu’il ait accepté de se mettre à nu de cette manière. Le petit gars Anton est un narcissique refusant de se plier aux règles du show business, accro à l’héroïne et n’ayant aucun doute quant à son immense talent musical au point de penser que les autres membres du groupe n’existent que par lui.
Il ne paraît pourtant pas si antipathique sous l’oeil de la caméra d’Ondi Timoner. Comme quoi si la musique est une arme, associée à des images ce peut être une bombe à retardement ? Sachons rester attentif à la suite de l’histoire d’Anton Newcombe.

A VOIR : La bande annonce du film
A ECOUTER : Brian Johnestown Massacre (audio) et Dandy Warhols (audio - video)

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mercredi 20 avril

saintspr1

Pogo à la Maroquinerie
Pendant que Joseph-Benoît enfilait sa nouvelle robe de soie blanche, Blog up était au concert des Saints hier soir…avec la ferme intention d'effacer la déception laissée par Lou Reed la veille !

Chris Bailey et son sourire de bonne femme qui aurait fait sa couleur toute seule à la maison inspire rapidement la sympathie. Bien sûr, la voix s'écaille un peu mais rajoute du blues à un rock australien toujours énergique. Les musiciens le servent bien et rapidement ça pogotte dans la fosse. Au risque de bousculer deux vieux ex-pat' qui ont fait tomber la cravate pour l'occasion. A chaque break, ils suspendent leurs gestes avec une précision que seuls les plus authentiques fans peuvent assurer.

"Bang on ! Bang on ! Bang on !"

En plein dans la cible…(nostalgique).

Et la banane pour tout le monde !

A noter la très bonne première partie des Irlandais Citizens. 

A ECOUTER : I've been taken for a ride
A VISITER : le site de The Saints pour connaître l'histoire de ce groupe

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mardi 19 avril

taha

Rock’n roll circus : Rachid Taha
François Mitterrand et avec lui le parti socialiste venait d’arriver au pouvoir après 23 ans de disette. L’euphorie populaire ou l’appréhension pour certains suscitée par l’entrée de ministres communistes au gouvernement était retombée. Quelques cartes de vœu pour commencer l’année 1982, la régularisation de quelques sans papiers et Carte de Séjour pouvait débouler fièrement sur la scène rock française.
La caution morale accordée au groupe par Charles Trenet et Jack Lang, alors ministre de la culture, à l’occasion de la reprise de «Douce France» n’altérait pas le côté politique de la démarche. Suivront quelques albums avant que le groupe ne splitte en 1989 comme bon nombre de ses collègues de l’époque.
L’heure d’une carrière solo pouvait sonner pour Rachid Taha, carrière au cours de laquelle la collaboration suivie avec Steve Hillage (ex Gong) se traduira au travers de deux superbes albums, Diwan fait de reprises du répertoire algérien à une époque où le son world a acquis ses lettres de noblesse dans les bacs des disquaires et Made in Medina plus expérimental et occidental.
Pour autant l’angle critique sous lequel certains des aspects de sa carrière viennent d’être évoqués, ne peut occulter la caractère charmeur du personnage.
Rachid Taha dans un récent article que lui a consacré le New York Times prétend avoir influencé les Clash. A l’occasion du concert donné à Paris par le groupe dans le cadre de la tournée qui a suivi la sortie de London Calling, il précise avoir croisé les Clash et leur avoir donné une cassette de Carte de Séjour. Un an après sortait Rock the Casbah, morceau auquel il pense ne pas être étranger dans sa genèse. Hypothèse difficile à vérifier mais qui légitime la reprise sur son dernier album de cette chanson. Joe Strummer est mort en revenant d’une promenade hygiénique avec son chien. Mick Jones a perdu ses cheveux depuis longtemps. Rachid Taha se confronte à la légende américaine. It’s only rock’n roll but I like it.

A LIRE : L'article du New York Times [payant]
A ECOUTER ET A VOIR : Rock el casbah Rachid Taha - Rock the casbah The Clash

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lundi 18 avril

lou_reed

Depuis longtemps Lou Reed est passé maître dans l'art de massacrer ses chansons. Le résultat a parfois été passionnant. Malheureusement hier cela n'a pas été le cas, enfin au moins pendant les quatre chansons (et peut-être davantage) auxquelles nous avons résisté héroïquement avant de nous enfuir vers un métro rarement autant désiré.Pendant quatre morceaux (mais peut-être davantage) le Grand Rex s'est  transformé en hall de démonstration du plus grand magasin de guitare de Paris et peut-être du monde. Le degré de vulgarité des exécutants, et le mot est faible, a semblé ravir au plus haut point l'assistance dévote.On a vu Lou Reed branlocher doucement sa guitare et l'embrasser en susurrant qu'il l'aimait, qu'il aimait sa couleur  sparkle, qu'il aimait le son distordu qu'il en tirait. On aurait  préféré récolter autre chose qu'une semence électrique mélée de bave  même pas méprisante. Le sperme de vieux ne vaut pas le sperme des morts. On était prévenu, mais on voulait y croire quand même. Après les quatre morceaux en question, la probabilité d'un vrai plaisir à raconter tendait vers zéro. De plus il fallait absolument partir avant de tomber dans le piège grossier de l'émotion provoquée par une interprétation "honnête" d'un morceau adoré. Cette émotion, tel le but de dernière minute qui pousse à la prolongation, nous aurait seulement conduits à nous coucher plus tard. Il valait mieux se  dire qu'on n'avait rien raté du tout.

A ECOUTER : le juke box de Lou Reed sur son site
A VOIR : des vidéos : Dirty boulevard -
Romeo and Juliette - Nobody but you - Work - Perfect day

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